Bibliographie

2017 - 2005

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Boletín N° 17 - Nov-Dic - 2017

 

Sección

 

- Uruguayos por el mundo -

 

Page 58

 

Armando Bergallo

 

TÉMOIGNAGE

 

projet 2018

 

 

 

 

 

Boletin Nº 17 - Nov-Dic - 2017, Hector R
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Boletin N° 15 - Jul-Ago - 2017

Héctor Ragni

 

Sección

 

- Uruguayos por el mundo -

Page 44

 

Armando Bergallo

 

INFINI - Le Temps

Boletin Nº 15 - Jul-Ago - 2017, Hector R
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 Boletin N° 14 - May-Jun - 2017

Héctor Ragni

 

Sección

 

- Uruguayos por el mundo -

Page 47

 

 Armando Bergallo

Boletin Nº 14 - May-Jun - 2017, Hector R
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La culture dynamise le cours Clemenceau.
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La culture dynamise

le cours Clemenceau

 

Pour rendre le cours plus attractif, les commerçants organisent une exposition d'art contemporain La culture dynamise le cours Clemenceau Vernissage demain

 

Les voitures pétardent à peine le feu au vert tandis qu'un véhicule de pompiers file sirène au vent. Bref, les nuisances sonores se disputent avec la fumée des pots d'échappement. Moins charmant que le cours de l'Intendance et moins bien placé que les allées de Tourny, le cours Georges-Clemenceau n'est pas une artère qui attire et les Bordelais ne s'y rendent que pour visiter une boutique précise. " C'est un lieu de destination ", synthétise prudemment Marie-Ange Resano, gérante de la boutique Yolande. Arrivée il y a un an et demi, cette ancienne directrice des ressources humaines dresse un constat simple : " On ne vient cours Clemenceau que pour un acte d'achat ". Une situation qu'elle et une vingtaine de commerçants veulent faire évoluer en organisant des événements pour dynamiser le quartier. " Notre premier projet, c'est un parcours artistique sur le cours Clemenceau ", reprend Marie-Ange Resano. Vingt boutiques participent et elles exposeront du 11 au 20 mai des oeuvres du peintre uruguayen Armando Bergallo. Le vernissage a lieu demain à 19 heures. Chaque boutique organisera un apéritif dans ses locaux, les participants étant libres de se balader à leur envie le long du parcours.

 

" Un lieu de vie "

" C'est d'abord l'occasion de faire découvrir nos commerces à des férus d'art, complète la gérante, mais aussi de faire plaisir à nos clients en les conviant à un événement unique où ils pourront découvrir des oeuvres particulières. " Mais les commerçants espèrent toucher un public plus large avec un événement ouvert à tous. " Si des gens qui ne font partie ni de nos clients ni des admirateurs du travail d'Armando viennent, on aura réussi. " Sans vouloir casser l'image un peu élitiste des boutiques du coin, les commerçants cherchent surtout à " montrer que le cours peut aussi être un lieu de vie ". " Il y aura une vingtaine de toiles, pour beaucoup très imposante ", explique Armando Bergallo, le peintre qui exposera pendant ces dix jours. " Je ne cherche pas vraiment à vendre ces oeuvres, plutôt à tenter une nouvelle expérience ". Installé en Aquitaine depuis 12 ans, l'artiste a pourtant déjà une belle carrière derrière lui. En 1979, il exposait au Centre Georges-Pompidou, à Paris. Depuis, ses oeuvres ont été présentées à Venise, Londres, Amsterdam, Berlin ou Chicago, et lui, s'est essayé au théâtre et à l'opéra avant de revenir à ses premières amours picturales. Sa dernière grosse exposition ? En 2014, au CAPC, le musée d'art contemporain bordelais. À 75 ans, il parle avec les mains et s'enthousiasme comme un adolescent en évoquant l'exposition. " Cette idée de proposer nos oeuvres dans 20 boutiques, ça me plaît beaucoup. C'est un contact direct avec un public que je ne connais pas, un moyen de sortir du microcosme de l'art contemporain ". Sourire malicieux. " Et puis 20 boutiques, ça fait 20 vernissages. "

Clément Pouré, Bordeaux, 10 mai 2017

  

 

 

Exposition artistique ORFEO et HERCULE.p
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Centre Excellence VEDECOM

 

Versailles

 

mars 2016

 

 

 

Vers l'Infini et au-delà.pdf
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Vers l'infini et au-delà


Armando Bergallo expose cet été chez lui, à Lalandusse, sur rendez-vous.


Un  hangar, un ancien séchoir à prunes, une étable dont les stalles en bois portent encore l'usure d'une cinquantaine de vaches... Armando Bergallo et son   ami Frederik van Kleij se sont installés ici en 1999, au milieu des champs de tournesols. " Je rêvais de Toscane, mais j'ai trouvé mieux ici ", explique le peintre plasticien, qui a découvert l'Aquitaine dans les années 1980, grâce au célèbre et défunt festival d'art contemporain, Sigma. " À l'époque, Bordeaux était vraiment à la pointe de l'avant-gardisme et le directeur, Roger Lafosse, était devenu un ami. C'est comme ça que je suis tombé amoureux des paysages vallonnés d'Aquitaine. Cette beauté, cette lumière, ce relief, c'était impossible dans ma patrie d'origine ! "

 

C’est Philippe Bazzoli, actuel président de la Chambre des métiers, qui a  construit cette maison, croisement réussi entre un séchoir restauré et un bloc de  béton plutôt brut, mais ouvert aux quatre vents à travers de larges baies vitrées. L'atelier du maître dégueule de pots de peinture, mais aussi de lumière. Et dans les différents bâtiments qui composent la propriété, et dans lesquels règne une fraîcheur attirante, on peut aussi bien découvrir des toiles monumentales de plusieurs mètres de long comme des oeuvres plus modestes, mais tout autant inspirées.

 

« Frémissement artistique »

Armando Bergallo, après avoir pris ses marques à la Coupole de Saint-Loubès, expose cette fois-ci dans de beaux volumes et à domicile. Ce n'est pas pour déplaire aux habitants du village voisin, Douzains, eux qui ont adopté cet « étranger » et qui chérissent encore les projections réalisées par l'artiste sur les  murs de leur église ou encore pour la fresque géante réalisée dans la salle des fêtes. " On se rencontre tous à la Fête du printemps, c'est important pour moi de  connaître mes voisins, j'espère qu'ils viendront voir l'exposition... Je ressens comme un frémissement artistique en Lot-et-Garonne et je pense qu’il n’est pas nécessaire d’être un amateur « éclairé » pour s’intéresser à l’art. Pour moi, pour être complètement indépendant dans son art, il faut créer un lieu qui a de l'esprit. Ça peut prendre des années, mais je crois que cette fois-ci, j'ai réussi ! "

 

Abstraction et figuratif

Armando Bergallo s'efforce, cette fois-ci, de faire découvrir au visiteur l'infini : "L'infini fascine tout le monde, tout le monde veut savoir. De l'énergie de l'origine de l'homme, jusqu'à sa mort, j'ai besoin de travailler sur une affirmation positive de la vie. Et  plus le monde va mal, plus je suis optimiste. Mon exposition se veut un hommage à la nature humaine." Le peintre cherche un équilibre délicat entre l'abstraction et le figuratif : "Dans « Le Défi », je voulais illustrer la jeunesse qui va transformer le monde. Au sol, j'ai également tracé une fresque, un labyrinthe, qui, lui, représente l'infini."

 

Un amoureux de la vie

Et puis il y a des curiosités, comme ces deux fresques géantes peintes au Pays-Bas pour la visite du président François Mitterrand, en1986, en hommage à Descartes. Ou encore ces deux sphères réalisées à trente ans d'intervalle : « A Space City », qui, dans un style très daté, était censé représenter la ville du futur et fait désormais face à une autre sphère, qui célèbre plutôt le triomphe des mots. Parfois, on a du mal à suivre le peintre uruguayen, comme lorsqu'il réalise des peintures d'animaux, pour " mieux faire apparaître leurs sentiments, qui sont très comparables aux sentiments humains ".

C'est depuis son exposition précédente, dont l'objectif était d'illustrer le mythe d'Orphée, qu'Armando Bergallo a commencé à peindre une faune plutôt exotique. " Orphée est le premier à avoir séduit la mort avec son art. Il m'apporte  une réponse à la question : à quoi sert l'art quand le monde va si mal ? " Il y a pourtant au milieu de cette galerie hétéroclite la même passion du regard, la même question et la même urgence : celle d'un amoureux de la vie.



 

 

SIGMASTORIES

Rencontre avec Armando Bergallo

Artiste, homme de scène et peintre, Armando Bergallo fonde en 1977 avec Hector Vilche le Taller d’Amsterdam, un projet artistique global porté par le désir de vivre et de rassembler toutes les forces agissantes dans le domaine de la création. Dans les spectacles du Taller, sont convo¬qués la musique, la danse, le théâtre, la peinture que les deux artistes créateurs fusionnent avec génie pour les mettre au service de l’émancipation et de l’expression du désir. En 1982 et 1985, le Taller présentera deux créations qui feront date dans l’histoire de Sigma : Le Désert et La nuit du 3e jour. Toujours animé par la pulsion créatrice et habité par l’émerveillement, Armando Bergallo poursuit aujourd’hui avec ferveur une carrière d'auteur, peintre et metteur en scène.

 

 

CAPC - Bordeaux, 12 janvier 2014

 

 

 

 

An audience with Armando: art retrospective

 

“Art which isn’t based on feeling isn’t art at all,” French painter Paul Cézanne once said. Aquitaine-based artist Armando Bergallo would be sure to agree.

 

He’s speaking today at an event in Bordeaux as part of the Sigma festival.

For 30 years, from 1965, the festival made Bordeaux the place to be for the world’s avant-garde artists. This year, the city’s CAPC contemporary art museum is celebrating Sigma with a retrospective.

 

Armando has been invited to speak about his role in the Taller d’Amsterdam project, which he co-founded in 1977. It brought together creative forces from across the world to combine music, dance, theatre and painting.

 

Over the years, two of its creations featured in the Sigma festival: Le désert (1982) and La nuit du troisième jour (1985).

Today, Armando will explain how these two works came about.

 

I know Armando – and I know he’ll speak with both passion and drive. He remains a force in the world of art, and I was lucky enough to see his Orfeo installation at his studio in Lalandusse, Lot-et-Garonne, recently.

 

Graham Welch, 12 January 2014

 

http://ayearinperigord.com/2014/01/12/an-audience-with-armando-art-retrospective/

 

 

Sud Ouest - 20 septembre 2013.pdf
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L’art au sommet du sacré

 

Ce soir, l’artiste uruguayen Armando Bergallo propose une création unique où art et réalité s’épousent.

 

 

L’œuvre épouse les contours architecturaux de l’édifice religieux, ouvrant un nouveau champ de lecture artistique. (photo frederik Van kleij)

 

 

Il y a un plus d’un an, c’est une fresque pour le mur de la salle des fêtes de la commune que le peintre uruguayen devenu lot-et-garonnais, Armando Bergallo, offrait à Douzains. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’artiste installé à Lalandusse a souhaité la prolonger comme les élus de la petite commune du canton de Castillonnès.

 

Armando Bergallo remet ça, autrement. Cette fois, il offre au village de quelque 250 âmes une exposition monumentale… éphémère dont rêveraient de grandes métropoles. « La commune de Douzains a rénové sa petite église romane et nous avons choisi d’investir l’espace urbain en prenant pour support l’architecture de cet édifice », souligne l’artiste.

Partition monumentale

Le spectacle proposé, avec la complicité du club Les 4 Saisons aura lieu ce soir, à 20 h 30, sur la place du village… de nuit. « Car l’idée, ici, est de projeter 274 images de mes œuvres et installations sur les dix dernières années, sur la façade de l’église. » L’artiste a fait plusieurs essais et semble satisfait du résultat. « L’œuvre épouse l’architectur e de l’édifice et ses dimensions monumentales. L’image va cogner contre l’obscurité de la nuit. C’est donc une autre lecture de l’œuvre elle-même qui s’ouvre alors au contemplateur », fait remarquer Armando. « Et a contrario, l’art va changer la réalité de l’architecture de cette église. Cette expérience est un signal pour impulser de nouvelles initiatives… »

Ce « signal » aura une durée de 35 minutes et s’effectuera en musique. Car, comme pour ces installations dans son atelier de Lalandusse, Armando Bergallo aime faire résonner les arts entre eux. Ainsi, pour ce « Désir d’imagination » de Douzains, il a invité un percussionniste et une chanteuse de Milan, Elia Moretti et Andrea Marinelli, tandis que Charline Guillebot, une jeune danseuse habitante du village fera une performance dans la tonalité. « Et la tonalité, c’est celle de l’émotion et de la liberté », lâche le peintre uruguayen qui rencontrera avec ses acolytes, la population « pour un échange convivial » après la projection.

Le « Désir d’imagination » sera unique… le temps d’une soirée mais pour Armando Bergallo, « il y a eu une vraie rencontre avec Douzains ». Et l’artiste aime non seulement créer mais surtout partager. Le désir devrait se prolonger et l’imagination est permanente…

« Désir d’imagination » dans le village de Douzains, aujourd’hui à 20 h 30. En cas de pluie, la soirée sera reportée demain, même heure, même endroit.

 

Sud Ouest - Valérie Deymes, 20 septembre 2013

 

 

 

 

Le village de Douzains change de visage

 

 

Le clocher mur et la place de l'église de Douzains seront le théâtre de la création d'Armando Bergallo.

 

 

Vendredi, à 20 h 30, la municipalité de Douzains, en collaboration avec le «Club des quatre saisons» vous invitent découvrir, place de l’Eglise, «Désir d’imagination», une création d’Armando Bergallo.

 

L'artiste immergé dans nos paysages

Au début des années 2000, l’artiste Uruguayen Armando Bergallo posa son chevalet à Lalandusse avant d’investir deux bâtiments agricoles aujourd’hui reconvertis en habitation, atelier de création et d’exposition, au milieu des prairies, vergers de pruniers et de noisetiers et d’une population rurale et d’élus qui l’ont adopté depuis longtemps. Ainsi,il y a tout juste un an, la population de la commune de Douzains et les amis de l’artiste peintre étaient réunis dans la salle des fêtes municipale pour l’inauguration de la fresque «Fleurs» réalisée gracieusement par Armando Bergallo, dans la salle des fêtes Georgette-Martinaud .

Un va-et-vient entre l'art et la vie

Armando Bergallo expliqua au public comment les paysages de chez nous, les gens, les lumières, les fleurs, qui sont le début de toute chose avaient influencé son imagination et que, guidé par le désir des formes et des couleurs, il se tournait vers l’univers de la musique, de la poésie, de la danse, de la vidéo et du théâtre. Ces paroles annonçaient sans doute sa nouvelle création, «Désir d’imagination» réalisée avec une équipe de bénévoles; Elia Moretti, percussions imagination; Andrea Marinelli, voix; Charline Guillebot, danse; Jean Luc Barreau, architecte; Frederick Van Kleij organisation communication et toute l’équipe technique qui œuvre dans l’ombre, Luc Guillebot, Michel Doussine, Dominique Guignard et Cathy Guillebot.

Pendant une soirée, le village de Douzains change de visage. Une création de l’artiste Armando Bergallo où dialoguent la couleur, la musique, la danse et l’architecture. La place de l’église de Douzains devient le théâtre d’une intervention «urbaine» qui doit nous emporter par la surprise, l’émotion et l’esprit de liberté. Une représentation unique à découvrir à Douzains vendredi 20 septembre , à 20h30. En cas de pluie, la soirée sera reportée au samedi 21 septembre, même heure. Soirée gratuite.

 

La Dépêche du Midi - Claude Barreau, 19 septembre 2013

 

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Un florilège des œuvres 

d'Armando Bergallo

 

 

 

 

Les héros de la mythologie grecque, source d'inspiration d'Armando Bergallo. /Photo DDM. Claude Barreau.

 

 

 

 

A l’issue de la présentation de «Désir d’imagination», le public paraissait heureux d’avoir vécu un événement exceptionnel. Réaliser un événement culturel à Douzains.

En une année, la fresque «Fleurs» réalisée gracieusement par Armando Bergallo dans la salle des fêtes de Douzains a fructifié et fait naître dans l’esprit de l’artiste peintre le désir de réaliser un événement culturel dans la commune. Après les récents travaux de rénovation de l’église, la façade de l’édifice est apparue comme le support à l’échelle des créations d’Armando Bergallo. L’équipe municipale motivée a accompagné la naissance et la réalisation de «Désir d’imagination» présenté à un nombreux public de la commune et des communes voisines.

Un florilège des œuvres d’Armando Bergallo. La pluie qui a perturbé la préparation matérielle a failli compromettre la soirée. Finalement, la pleine lune qui s’est levée a participé à l’événement, un florilège des œuvres de l’artiste : «Le fil d’Ariane», présenté dans le hall du conseil régional à Bordeaux, «Hercule», ses douze travaux et ses douze visages présentés en 2012 sur l’espace de 2500 M2 de «La Coupole» à Saint Loubès, «Ville polychrome», «Orphée», «Bacchus», «Fleurs», et des œuvres personnelles d’Armando Bergallo que le public émerveillé a pu découvrir. Un public heureux.

Un tonnerre d’applaudissements a salué et remercié Armando Bergallo. Le public avait conscience d’avoir assisté à quelque chose d’exceptionnel, de beau. La soirée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, un moment convivial ou chacun était heureux d’avoir vécu cet événement.

 

La Dépêche du Midi - Claude Barreau, 26 septembre 2013

 

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The Passion

 

of artist

 

Armando Bergallo

 

 

 

 

Blog

 

AngloINFO

 

 

 

 

 

 

Le peintre Bergallo

à Marzelles

jusqu'au 15 septembre

 

 

Le mythe

d'Orphée et Eurydice

revisité sur la toile

 

 

 

Armando Bergallo n'hésite pas à tourner le   

dos au tigre bien que celui se repose…         

 

« Guidé par le désir des formes et des couleurs, je me tourne vers l'univers de la musique, de la poésie, de la danse de la vidéo, du théâtre, de l'opéra… Chaque création est pour moi le résultat d'un va-et-vient inévitable entre l'art et la vie… Je veux opposer mon optimisme à une société trop souvent marquée par le mal et la laideur…» comme Armando Ber-gallo l'explique lui-même. «Ainsi l'art est la réponse de l'humain à la mort». Une histoire avec en arrière-plan le désir de mêler et faire se rencontrer littérature, cinéma, arts plastiques, sculpture, musique et même architecture… Alors Bergallo ne serait-il qu'un intello, un homme Protée?

Pour tout visiteur, à la vue de ses toiles exposées aux cimaises de Marzelles jusqu'au 15 septembre, Armando Bergallo est un immense peintre: uruguayen né à Montevideo et co-directeur du Taller d'Amsterdam, un ensemble d'artistes créateurs dans divers domaines jusqu'en 2004. A partir de 2005, il installe son lieu de création en Aquitaine, à Lalandusse. Son œuvre a notamment été présentée à la Biennale de Paris, au Centre Georges Pompidou, à la Biennale de Venise, à l'Institute of Contem-porary Art Londres, au Muséum of Contemporary Art Chicago… Passionné par les légendes, la mythologie, ce sera une trilogie d'opéras qu'il met en scène (Salomé, Alice et Gulliver), il installe son exposition «Le Fil d'Ariane» à l'Hôtel de la Région, puis encore en tableaux, Hercule ou l'apothéose d'un demi-dieu… Rentrer dans son domaine, parcourir cette douzaine de toiles réalisées en acrylique, c'est éprouver une réelle émotion esthétique, artistique.

Une exposition étonnante par la virtuosité et les couleurs employées au service d'une humanité sans faille, à voir jusqu'au 15 septembre au musée Marzelles. Ouvert du mercredi au vendredi de 15h à 18h, le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h. Entrée libre 

 

Le Républicain - Jean-Pierre Clamens, 11 juillet 2013 

 

   

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Orphée habite ici

Le peintre propose une exposition explosive et sensuelle sur le mythe d’Orphée

 

 

Dans son hangar jouxtant sa maison, Armando Bergallo propose de pénétrer dans un univers circulaire et coloré, au cœur du mythe… (photo valérie deymes)

 

 

L’an passé, la « Ville polychrome » avait fait basculer le public dans un big bang de couleurs vertigineux, s’étalant sur des plastiques de 8 mètres de haut, de ceux qui couvrent les serres agricoles des terres lot-et-garonnaises et offrent à la lumière une transparence en perpétuel mouvement… Armando Bergallo, le peintre d’origine uruguayenne, domicilié depuis des années à Lalandusse, près de Castillonnès, remet ça. Cette fois, les bâches tout aussi monumentales racontent une histoire, celle d’un héros de la mythologie, « Orfeo » soit Orphée, celle de l’amour, de l’art et de la mort.

Ce n’est pas la première fois qu’Armando lâche ses pinceaux sur un mythe grec. Déjà Hercule, ses douze travaux et ses douze visages avaient traversé ses toiles, embarquant le contemplateur dans le cheminement labyrinthique de l’aventure d’un héros immortel.

À l’origine de l’exposition, une visite au musée du quai Branly à Paris et la découverte improbable en ce lieu d’un bas-relief représentant Orphée entouré d’oiseaux l’interpelle : « Orphée est le premier à avoir séduit la mort avec son art. Il m’apporte une réponse à la question : à quoi sert l’art quand le monde compulsionne (sic) ? L’art est la réponse de l’humain à la mort, il offre un espoir », lâche l’artiste visiblement habité par son sujet dont il a emprunté le chemin initiatique. Un chemin qui passe par l’amour d’Orphée pour Eurydice, qui passe par la vie pour laquelle le héros va lutter, et par la beauté de ce jeune couple pris dans les griffes de l’enfer et désuni… par la mort.

Couleurs, mots et musique

Armando Bergallo a commencé son histoire sur des toiles classiques exposées pour la plupart à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 septembre au musée Marzelles de Marmande, et pour le reste dans sa maison-atelier de Lalandusse. Et c’est à Lalandusse qu’il la prolonge sur ses bâches gigantesques et transparentes, avec un vernissage exceptionnel, demain, à 19 heures.

Dans un hangar transformé en salle d’exposition, le public est invité à pénétrer dans un univers circulaire, dans un tourbillon coloré, où l’enfer tente de happer le héros, où Orphée sort des flammes de la souffrance avec Eurydice inerte dans ses bras, où la rose ouvre ses pétales vulnérables sur une beauté et une jeunesse happées par l’obscur… invisible.

Parfois, l’histoire résonne au verso et offre une lecture à deux voix engloutissant les certitudes posées au recto. Armando Bergallo marie la sensualité à la douleur du mythe. Il pose son art mais il pose également des mots. Des mots qu’une de ses chères amies, Anastasia Zagarskaya, artiste à multiples facettes, livrera au public demain soir, tandis qu’un musicien milanais, Elia Moretti distillera leur résonance via un vibraphone, et que Frederik van Kleij, compagnon d’Armando, les mettra en lumière. De quoi donner le vertige…

Un vernissage qui sera filmé et que les curieux pourront savourer plus tard en venant pousser la porte de l’atelier du peintre. Une porte ouverte sur rendez-vous jusqu’au 29 septembre. Jusque-là Orphée habite Lalandusse…

Armando Bergallo, Lalandusse, Tél. 05 53 36 35 19

 

Sud Ouest - Valérie Deymes, 28 juin 2013

 

 

Sud-OUEST - Vendredi 28 juin 2013.pdf
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A l’occasion du Vernissage de l’Exposition PEINTURE au Musée A. Marzelles, Marmande du juin au septembre 2013.

 

Quelle heureuse surprise ont été pour moi vos tableaux.

Vos œuvres ont gardé les caractéristiques qui m'enchantent. Votre art est doté d’une exceptionnelle force symbolique dans laquelle la main n’a obéi qu’à l’âme. Armando vous êtes un artiste d’une envergure, d’une profondeur peu commune.

Tout un ballet des formes envolées dirigé par la baquette savante d’un homme, vous, épris de lyrisme, d’ordre et de liberté.

Vous placez l’homme et l’animal, au cœur de votre œuvre, ce sont les organes de vie les plus riches, les plus exaltants.

Vos modèles ne sont ni des mannequins, ni des fantômes,  ce sont des hommes et des femmes actionnés par les ressorts de l’âme. Vous apportez une élégance rare, car votre art est spécifiquement élégant, mais avec race, sans aucune faiblesse.

L’on peut dire que votre peinture Armando est une peinture reflexe, spontanée, intuitive, instinctive et l’instinct ne ment jamais.

Vous assumez votre destin, simplement, humainement, totalement.

J’aime votre expression lyrique et poétique.

Toute votre vitalité s’y trouve concentrée dans la maitrise de la composition, la sensualité des tonalités, l’exubérance du geste.

Ces œuvres énergiques et flamboyantes semblent se jouer de la patience avec laquelle elles furent élaborées.

Je suis impressionnée Armando tout autant par votre rectitude intellectuelle, que par votre œuvre personnelle, baignée de lumière et d’émotions.

Pour moi un tableau n’est intéressant que s’il a une valeur humaine, s’il suggère quelque chose. Il y a dans tous vos travaux un désir de recréer le monde, une acuité et surtout une poésie latente.

En face de vos travaux et derrière eux j’ai trouvé un homme. Vous ! Instinct, lyrisme, cœur, équilibre sont les maitres mots. Vous piégez la vie afin qu’elle devienne plus vivante, plus violente.

Sorte de pari, détonant mariage des contraires, quelque chose comme l’eau et le feu. Ce qui frappe dans votre peinture c’est le foisonnement de désir, d’énergie qui éclate dans les grands formats exposés.

Tout à la sensualité de ses couleurs, vous vous livrez …

Armando, votre travail récent excelle à prodiguer le souffle qui vous anime.

Votre peinture nous charme en nous ouvrant les portes d’un monde où l’enthousiasme est la voie privilégiée du bonheur. Vous revendiquez toujours comme suprême valeur l’amour. C’est vraiment d’une aventure qu’il s’agit..

Merci Armando Bergallo

 

Anne Mahieu, Adjointe au Maire

Chargée du Patrimoine et de la Culture - 28 juin 2013 

 

 

Discours Anne Mahieu 28 juin 2013.pdf
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Douzains

Le cadeau d'anniversaire d'Armando Bergallo

 

Armando Bergallo est comme ça. Quand il fête son anniversaire, en l'occurrence son soixante-dixième, il fait un cadeau. Ce samedi, à la salle des fêtes de Douzains, le peintre urugayen est venu signer l'oeuvre qu'il a souhaité offrir à la commune. « Si je suis un résidant de Lalandusse, j'ai aussi beaucoup d'amis à Douzains, raconte celui-ci. Quand les élus m'ont demandé s'il serait possible de réaliser une fresque pour leur salle des fêtes, je n'ai pas hésité. »

Une fresque à la hauteur de l'artiste, sobrement intitulée « Fleurs », éclatante de couleurs et de lumière. « C'est la lumière de cette région qui m'a inspiré comme elle m'inspire depuis maintenant trente ans. »

Un tourbillon de couleurs

Autour d'une petite fenêtre placée sur le côté gauche à travers laquelle les visiteurs pourront voir défiler les saisons, les pétales s'envolent dans un tourbillon ébouriffant teinté de mauve, de rouge et de jaune qui fleurent bon un éternel printemps. « En cette période difficile, le monde est toujours aussi beau et il me semble bon de montrer que tout ne va pas si mal. Il y a encore des gens qui tombent amoureux et des enfants qui naissent.

« Les fleurs restent, à mes yeux, ce symbole de bonheur et, comme toujours dans mon oeuvre, je veux apporter du bonheur aux gens. J'espère qu'ils auront le sourire en venant ici et en voyant cette fresque. »

Un sourire qui n'a pas quitté les lèvres de Mme le maire Marie-Claire Lagarde, heureuse de dévoiler aux yeux des habitants de la commune une oeuvre que beaucoup doivent désormais lui envier. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de chaleureusement remercier l'artiste à la fois pour son talent et sa générosité.

Une générosité qui justifiait la présence de nombreux de ses amis, parfois venus de très loin pour célébrer, au terme de cette inauguration, un anniversaire à la hauteur du personnage. Autrement dit, simple et chaleureux alors que son oeuvre est, à bien des égards, colossale.

 

Sud Ouest - Sébastien Maurès, 26 novembre 2012

 

 

 

Douzains

A. Bergallo offre une fresque à la commune

 

La population de la commune de Douzains, la municipalité autour de Marie-Claire Lagarde, maire de la commune, mais également les amis d'Armando Bergallo, artiste peintre, étaient réunis dans la salle des fêtes municipale pour l'inauguration de la fresque «Fleurs» réalisée par l'artiste sur un mur de la salle Georgette-Martinaud.

Après les mots de remerciements de Marie-Claire Lagarde pour cette œuvre offerte à la commune, Armando Bergallo, qui fêtait ses 70 ans, retraça pour l'assistance son parcours artistique, de Montevideo, en Uruguay, à l'Aquitaine, en 2003, puis à Lalandusse, commune voisine de Douzains.

Simplement, l'artiste expliqua au public attentif comment, guidé par le désir des formes et des couleurs, il se tourne vers l'univers de la musique, de la poésie, de la danse, de la vidéo, du théâtre...

Chaque création est pour lui le résultat d`un va-et-vient inévitable entre l'art et la vie.

Les paysages de chez nous, les gens, les lumières, les fleurs qui sont le début de toute chose ont guidé sa création qui s'inscrit dans son projet actuel, «La nature depuis Mondrian», initié par l'association Art Pays Bas-France.

Après la signature de l'œuvre par Armando Bergallo, la municipalité lui offrit un cadeau d'anniversaire qui fut fort apprécié sous les applaudissements chaleureux de la salle.

 

La Dépêche du Midi - Claude Barreau, 29 novembre 2012

 

 

 

Lalandusse.

«Ville Polychrome» concert de clôture dimanche

 

Armando Bergallo dans son atelier de création et d'exposition. /Photo DDM. Claude Barreau.

 

Depuis le mois de juillet, l'artiste peintre Armando Bergallo nous invite à parcourir la «ville polychrome», à Lalandusse, dans sa résidence, deux bâtiments agricoles reconvertis en habitation, atelier de création et d'exposition. «Plus de 200 m d'images transparentes composent l'architecture de cette ville utopique où les couleurs dialoguent sans perdre leur spécificité. C'est ma proposition pour un monde futur, souhaité. La poésie et la musique offrent leur résonance à la réalisation de cette aventure. Les spectateurs évoluent dans un lieu, qui exalte le meilleur du rêve enrichi par la mémoire» (Armando Bergallo). Dimanche à 17 heures, au Petit Cluseau, sera donné le concert de clôture de l'installation d'Armando Bergallo avec le concours de l'ensemble vocal Emmanuelle dont les 23 voix ont participé pendant les années 80-90 dans «Ensemble vocal Audite Nova de Paris» à des nombreux concerts avec des solistes renommés comme Teresa Berganza, José van Dam, Barbara Hendricks. La musique et les chants de la ville polychrome interprétés par le chœur reflètent la philosophie d'Armando Bergallo : le thème des fleurs qui représente la beauté et la perfection, immerge le spectateur dans le monde idéal d'Armando Bergallo. Entrée gratuite. Nombre de places limité.

 

La Dépêche du Midi - Claude Barreau, 22 septembre 2012

 

 

 

 

Castillonnès.

«Ville Polychrome»

d'Armando Bergallo

 

 

 

 

200 mètres d'images transparentes composent l'architecture de la ville utopique d'Armando Bergallo. / Photo DDM. Claude Barreau.

 

 

Après le succès de l'exposition «Armando au fil du temps» présentée en mars à La Coupole de Saint-Loubès, près de Bordeaux, sur un espace de 3000 m2, Armando Bergallo, dont les œuvres ont été présentées à la Biennale de Paris, centre Pompidou, Biennale de Venise, Londres, Amsterdam, Chicago, Lille, Bordeaux nous invite à parcourir la «Ville Polychrome», à Lalandusse, près de Castillonnès, dans sa résidence, deux bâtiments agricoles reconvertis en habitation, atelier de création et d'exposition.

La clôture aura lieu le le dimanche 23 septembre avec l' Ensemble vocal Emmanuelle dont les vingt-trois voix ont participé, pendant les années 80 -90, dans «Ensemble vocal audite Nova de Paris», à de nombreux concerts avec des solistes renommés comme Teresa Berganza, José van Dam, Barbara Hendricks. Une équipe d'FR3 Aquitaine dirigée par Jean-François Meequel sera présente à Lalandusse pour réaliser un reportage de l'ouverture.

«Plus de deux cents mètres d'images transparentes composent l'architecture de cette ville utopique où les couleurs dialoguent sans perdre leur spécificité. C'est ma proposition pour un monde futur, souhaité. La poésie et la musique offrent leur résonnance à la réalisation de cette aventure. Les spectateurs évoluent dans un lieu, qui exalte le meilleur du rêve enrichi par la mémoire.» (Armando Bergallo).

Visite gratuite, sur rendez-vous jusqu'au 23 septembre, au

05 53 36 35 19.

 

La Dépêche du Midi - Claude Barreau, 28 août 2012

 

 

 

L'Aquitaine pour palette, le Villeneuvois pour chevalet

 

 

Le peintre uruguayen, de renommée mondiale, a choisi de poser ses pinceaux et ses tableaux dans le Villeneuvois.

Arriver jusqu'au Petit Cluzeau, à Lalandusse, ça se mérite. C'est du moins ce que peut penser l'automobiliste maîtrisant mal le charme des petites routes lot-et-garonnaises. Mais une fois arrivé à destination et après avoir rencontré Armando Bergallo et Frederik Van Kleij, il n'y a plus de mérite à quémander. Le lieu, ses hôtes et la richesse artistique du peintre uruguayen offrent au visiteur un moment de plénitude, de surprise et le sentiment d'avoir franchi un espace où l'humanité n'a pas besoin de percer les murs. Elle est là, prégnante et colorée, et offre en cadeau, à un environnement peuplé de vergers verdoyants, une résonance «kaléidoscopée».

Bienvenue chez Armando et son ami et complice, Frederik. Le lieu est improbable au premier abord. Une grange rénovée dans laquelle trônent, comme neuves, les mangeoires des Blondes d'Aquitaine ou d'autres races qui ont jadis foulé son sol. La présence d'un peintre uruguayen reconnu mondialement et de son compagnon néerlandais qui l'assiste et se charge de sa communication, dans ce coin retiré de Lot-et-Garonne, est tout aussi improbable.

Et pourtant, depuis 2003, Armando Bergallo a décidé de faire de cet endroit son ancrage. Un ancrage qu'il ne songe à quitter pour rien au monde et qui est devenu sa respiration quand l'agitation extérieure apparaît trop exigeante.

Passée la grange rénovée devenue un lieu d'exposition et d'exploration, le visiteur découvre un bâti d'origine que l'architecte, Jean-Luc Barreau, a prolongé par une étonnante extension contemporaine surplombant un paysage vallonné de prairies et vergers. Ici, les murs ont laissé place à des espaces vitrés encadrés de bois tels des tableaux « grandeur » et surtout « saveur » nature. On comprend que le peintre Armando Bergallo n'ait pas envie de quitter cette réhabilitation qui reçut en 2010 les Lauriers de la construction bois. Néanmoins, on peut se demander ce qui a amené le peintre uruguayen à quitter Amsterdam, après avoir également vécu à Milan et à Londres, pour… le Lot-et-Garonne.

 

Bazzoli, bon vendeur

Au commencement, il y a eu la rencontre avec un festival de création contemporaine, Sigma à Bordeaux et son créateur Roger Lafosse. La rencontre avec une région aussi. « L'Aquitaine m'a traversée », lâche le peintre, le regard   illuminé. Et puis il y a eu la rencontre avec Philippe Bazzoli. Là aussi une rencontre improbable.

« C'était en 1995. J'avais un client hollandais qui m'a invité à le retrouver à Amsterdam », raconte Philippe Bazzoli, à la tête d'une importante entreprise de maçonnerie à Castillonnès et actuellement président de la Chambre de métiers de Lot-et-Garonne. « Là-bas, il m'a présenté "le Taller" représenté par Armando Bergallo et Hector Vilche. Je ne connaissais rien à l'art mais j'ai été séduit par leurs œuvres et le courant est de suite passé entre nous. J'ai alors vendu le Lot-et-Garonne à Armando!».

S'en suit un aller-retour en fourgon quelques mois plus tard, Castillonnès-Amsterdam. « Je suis allé chercher quelques-unes de leurs œuvres avec dans l'idée de les faire connaître à Bordeaux. Et quand j'ai dit le nom de Bergallo à la galeriste que j'avais contactée, elle a de suite adhéré ! »

 

Une force chavirante

Armando Bergallo finit donc par découvrir l'Aquitaine, d'abord par sa capitale puis sur l'invitation de toute la famille Bazzoli, par son plus petit département, le Lot-et-Garonne. En 2003, le peintre de Montevideo, européen d'adoption, devient habitant de Lalandusse. « Nous avons été accueillis avec beaucoup de chaleur ici. Et puis il y a cette lumière… indéfinissable, inégalable. Ça transpire dans mes tableaux. Il y a un avant et un après 2003. Ça saute aux yeux ! »

Et si Armando et Frederik se sont fondus dans le paysage, entretenant des relations chaleureuses avec leurs voisins, s'intéressant à la vie locale, ils ne sont pas pour autant coupés du monde artistique. Le peintre uruguayen continue de voyager pour s'investir dans des projets originaux. « Et puis ici, en Lot-et-Garonne, il y a beaucoup de nationalités. J'ai reçu des Norvégiens, des Belges. C'est tellement facile et beau de voyager en France. Ce n'est pas un hasard si nous avons choisi l'Aquitaine pour nous installer. Nous sommes à la croisée des chemins : à trois heures et quart de Paris et à quelques petites heures de l'Espagne… »

Une chose est sûre. Si Armando Bergallo a eu un coup de cœur pour le département, l'énergie qui découle de ses tableaux peut certes devoir sa luminosité aux paysages lot-et-garonnais, mais c'est bel et bien l'âme de l'artiste qui leur donne cette force chavirante.

Sud Ouest - Valérie Deymes, 13 août 2012

 

 

 

 

Aquitaine for the palette, Villeneuvois for the easel

 

The world renowned Uruguayan painter has chosen to place his brushes and his paintings in the Villeneuvois. 

 

Armando Bergallo has settled in

Lalandusse in an architecturally

designed home and studio. 

photo Thierry Breton

 

Arriving at Petit Cluzeau in Lalandusse is a rewarding experience. That at least is what the motorist might think having not quite mastered the charm of the small roads of Lot-et-Garonne.  But once there, and after having met Armando Bergallo and Frederik Van Kleij, there is nothing more to wish for. The place, its hosts and the artistic richness of the Uruguayan painter offer the visitor a moment of fulfilment, of surprise and a sense of having crossed into a space where humanity is omnipresent.  It is there, expectant and colourful, a gift in an environment populated by green orchards, a kaleidoscopic resonance. Welcome to the home of Armando and his friend and partner, Frederik. At first, the place seems unlikely. A renovated barn with the ancient majestic feeding stalls where the Blondes d’Aquitaine and other breeds once fed. The presence of a Uruguayan painter recognized worldwide and his Dutch companion who assists him and is responsible for communication, in this remote corner of  Lot-et-Garonne is equally unlikely.

 

And yet, since 2003, Armando Bergallo has decided to make this place his anchor. An anchor that he would find it impossible to leave and which became his breathing space when the bustle of the outside world appeared too demanding.

 

Beyond the renovated barn is a place of exhibition and exploration. The visitor discovers an original building that the architect, Jean-Luc Barreau, enlarged with a striking contemporary extension overlooking an undulating landscape of meadows and orchards.  Here, the walls have given way to spacious windows framed in wood like grand paintings and above all, the sense of nature.  One understands why the painter Armando Bergallo has no desire to leave this restored building which received in 2010 the Lauriers of wooden construction.  However, one may wonder what brought the Uruguayan painter to leave Amsterdam, after having also lived in Milan and London, for ....  Lot-et-Garonne.

 

Bazzoli - a good salesman 

To begin with, there was the meeting with a festival of contemporary creation, Sigma at Bordeaux, and its creator Roger Lafosse. The meeting was also with a region.  "Aquitaine passed through me," enthuses the painter, his eyes alight. And then there was the unlikely meeting with Philippe Bazzoli.

 

"It was in 1995.  I had a Dutch client who invited me to meet up with him again in Amsterdam," says Philippe Bazzoli, the head of a major building company in Castillonnès and currently President of the Chambre de Métiers of Lot-et-Garonne. "There he introduced me to Taller represented by Armando Bergallo and Hector Vilche."   I knew nothing of art but I was seduced by their work and there was immediately a connection between us.  I then sold the Lot-et-Garonne to Armando! "

 

A return trip by van followed a few months later, Castillonnès - Amsterdam. "I went to fetch some of their works with the idea of making them known in Bordeaux. And when I said the name of Bergallo to the gallery owner that I had contacted, she agreed immediately! "

 

An overwhelming force 

Armando Bergallo finally discovered Aquitaine, first through its capital, then at the invitation of the Bazzoli family to its smallest Department, Lot-et-Garonne.  In 2003, the painter from Montevideo, European by adoption, became a resident of Lalandusse.  "We have been greeted with so much warmth here. And then there is this light... indefinable, incomparable. It permeates my paintings. There is a before and an after 2003. It hits you in the eye! "

 

Although Armando and Frederik have based themselves in the countryside, maintaining warm relations with their neighbours and taking an interest in the local life, they are not cut off from the art world. The Uruguayan painter continues to travel to invest in original projects. "And then here, in the Lot-et-Garonne, there are many nationalities. I have welcomed Norwegians, Belgians …. It is so easy and beautiful to travel in France. It is no accident that we chose Aquitaine to base ourselves. We are at the crossroads: three hours and quarter to Paris and a few hours to Spain…"

 

One thing is certain. If Armando Bergallo has fallen in love with the Department, the energy that flows from his paintings can certainly owe its luminosity to the landscapes of Lot-et-Garonne, but it is the good and beautiful soul of the artist which gives them this overwhelming force.

                                                       

Original text in French by Valérie Deymes

Translation Mavis Wilson

 

 

 

Gorki Bollar
Gorki Bollar

Una investigación necesaria

El Museo Gurvich inauguró una muestra colectiva con el curioso título “Mañana, ¡Levántese azul!. José Gurvich: una paideia desvelada”, minuciosa investigación de la curadora Tatiana Oroño.

 

 

En el acto inaugural, los tres pisos del museo estaban colmados. No cabía un alfiler hasta muy entrada la noche. La numerosa asistencia estaba justificada: todos los alumnos de José Gurvich, directos o indirectos, marcaron su presencia. Fue como una reunión de viejos alumnos que festejaban el reencuentro después de una larga ausencia. No todos pudieron asistir. Muchos hicieron su vida en Europa, donde continúan trabajando, como los que integraron el Taller de Montevideo, luego Taller Ámsterdam, hoy ambos disueltos.

La exposición resultó un acontecimiento para conocer las obras de Armando Bergallo (1942), Gorgy Bollar (1944), Clara Scremini (1939) y Héctor Vilche (1942), todos cofundadores del Taller de Montevideo en 1963, y todos sus integrantes (se incorporó luego Ernesto Vila) en 1966, se marcharon a Europa, invitados por el gobierno holandés. En el viejo continente se inauguraba una época efervescente, de inventivas alocadas y cambios fundamentales en la manera de ser y estar en el mundo, cuando Londres desplazó a París como centro experimental artístico antes de que Nueva York le arrebatara la corona.

La década del sesenta, abierta a todos los posibles, fue bien aprovechada por el Taller de Montevideo. Sus intrépidos integrantes participarían en las bienales de París y Venecia, en el Museo de Arte Contemporáneo de Chicago, el Instituto de Arte Contemporáneo de Londres, ciudad donde se radicaron buen tiempo, en el Festival de Edimburgo, el Het Stedelijk Museum de Amsterdam. En esta ciudad  se recompone el número de integrantes (alejados Scremini y Vila) para tomar el nombre de Taller Ámsterdam a partir de 1977. En 2005 Armando Bergallo se instala solo en Aquitania, Francia, y sigue una carrera individual con monumentales proyectos para óperas contemporáneas.

Aunque los integrantes del Taller Ámsterdam estuvieron en Montevideo casi una década atrás y quien escribe  los invitó al Museo Nacional de Artes Visuales para entablar un diálogo público, registrado en video, sus trabajos no fueron conocidos ni exhibidos. Las obras que ahora se muestran en “Mañana, ¡Levántese azul!” (frase de estímulo renovador de Gurvich a sus alumnos para salir de la monotonía de ocres y grises) son escasas (una de la primera época, otras más actuales), al igual que los restantes 31 artistas seleccionados y sería imprudente establecer un juicio de valor. Lo que importa es la extensión del magisterio de Gurvich en  discípulos que luego adquirieron su propio prestigio (Linda Kohen, Eva Olivetti,  Eva Díaz, Lilián Lipschitz, Rafael Lorente, Mario Lorieto, Adolfo Nigro, Ernesto Vila, Raquel Orzuj, entre otros).

La curadora Oroño realizó una investigación ejemplar de cada integrante, recogió testimonios valiosos para reconstruir un período importante de la historia del arte nacional que recoge, con numerosas fotografías, en el importante catálogo.

 

La República - Montevideo Uruguay

Nelson di Maggio - 18 de agosto 2012

 

 

 

 

 

Bergallo a fait un rêve

 

Le peintre uruguayen Armando Bergallo a imaginé une ville polychrome.

 

Imaginez un monde où le rouge et le vert feraient bon ménage, où le jaune côtoierait le rose et pourrait même oser le mélange, sans a priori, sans retenue. Un monde où les différences, les antagonismes cohabiteraient et dialogueraient dans une certaine harmonie. Ce monde-là, le peintre uruguayen, devenu lot-et-garonnais, Armando Bergallo, l'a imaginé et le fait découvrir à compter du 21 juillet et jusqu'au 23 septembre, dans son atelier-maison de Lalandusse, près de Castillonnès. Au commencement de ce projet baptisé « Ville polychrome », il y a Hercule ou du moins un travail sur ce héros de la mythologie (lire ci-contre). Un héros monumental capable de soulever des montagnes et même un globe... Puis, il y eut un travail sur les fleurs qui s'est accompagné d'un puissant « big bang » de couleurs. « Il y a quelques mois, un journaliste vient me voir à mon atelier. Il veut prendre une photo et me fait allonger sous un globe transparent que j'ai réalisé. Je l'apercevais dans cette transparence et de cette image est née l'idée de la ville polychrome. »

 

Sons et lumière

Une « ville » aussi imposante qu'Hercule et aussi polychrome que le big bang floral précité. Une ville que l'artiste uruguayen avec la complicité de son compagnon, Frederik Van Kleij, a installée dans la grange rénovée de son habitation et dans laquelle le public est invité à s'égarer et à se laisser surprendre.

Ici, Armando Bergallo est allé chercher un élément de son environnement. Un environnement rural, agricole et surtout lot-et-garonnais depuis 2003. Lui qui avait investi des capitales mondiales est tombé sous le charme de la lumière aquitaine. C'est donc en Lot-et-Garonne, et plus particulièrement dans une société d'équipement agricole qu'il s'est procuré des bâches transparentes, de celles qui couvrent les serres dans les champs et laissent néanmoins transpirer la lumière. Le peintre y a écrit sa propre lumière, constellant ces bandes de plus de 8 mètres de haut, d'explosions colorées. Le jour les transperce de part en part. Et à la nuit tombée, un éclairage artificiel, savamment orchestré, leur offre une nouvelle intensité en perpétuel mouvement, à la manière d'un kaléidoscope.

Le vernissage de cette ville polychromée est prévu samedi 21 juillet à 18 h 30. Comme à son habitude, Armando Bergallo a voulu bousculer les évidences et écrire sa partition artistique à plusieurs voix. C'est ainsi qu'il a fait appel à Isabelle Héliot-Hosten qui a rédigé des poèmes sur Hercule et à Dominique Bousquet, qui pour sa part, lira des textes d'Armando, le tout accompagné par un percussionniste en la personne d'Elia Moretti. « Et le public va suivre les voix et la musique et se laisser envahir par cette ville de transparences… », lâche le peintre.

Et si après ce vernissage, l'exposition peut être visitée sur rendez-vous jusqu'au 22 septembre, c'est une autre soirée atypique qui la clôturera le 23 septembre. Armando Bergallo a sollicité l'Ensemble vocal Emmanuelle et le compositeur Tim Shell pour offrir de nouveau un moment… magique. Une magie à l'image de cette ville polychrome pour laquelle le peintre a rêvé d'une harmonie et d'une tolérance adoptées par ceux qui y vivent ou se contentent seulement de la traverser…

Renseignements et réservations (nombre de places disponibles limité) au 05 53 36 35 19. Entrée gratuite.

 

Les douze visages d'Hercule

Son Hercule imposant, ses travaux, ses douze visages, sa force explosive, sa passion et ses tourments ont fait le siège de la Coupole de Saint-Loubès en début d'année. Et voilà qu'Armando Bergallo prolonge son exploration de ce mythe ou plutôt de ce personnage mythologique, à l'occasion de l'inauguration de la « Casa Mediterraneo » d'Alicante, prévue en décembre prochain.

Dans l'atelier-maison de Lalandusse, Hercule s'impose, athlète gigantesque sur une toile de plus de 4 mètres de haut. Trente-six toiles retracent ainsi son cheminement labyrinthique.

Armando se dit « habité » par ce personnage qui est venu à lui et s'est imposé. « Hercule, c'est chacun de nous. On retrouve dans ce mythe toutes les passions : l'amitié, la haine, la mort, la vie… C'est un miroir très actuel. »

Et pour témoigner de cette intemporalité, Armando Bergallo a transformé les traditionnels douze travaux par douze portraits aux traits étrangement familiers de la vie contemporaine.

Et on se prend à penser que ces personnages banalement humains rencontrent les mêmes dualités spirituelles qui ont hanté la vie le héros grec.

 

Sud Ouest, Valerie Deymes - 14 juillet 2012

 

 

 

 

Herculéen Bergallo

 

Peinture Investissant la Coupole de Saint-Loubès, l'Uruguayen et Lot-et-Garonnais présente sa vision du mythe d'Hercule, au fil de toiles gigantesques.

 

Armando Bergallo embrasse le monde des mythes depuis des années, illustrant leur «éternelle fonction de miroir de chaque être humain.» (photo Quentin Salinier)

 

Longue histoire. Celle d'Armando Bergallo et de l'Aquitaine. Depuis 1982 où le peintre uruguayen alors installé en Hollande, découvre Bordeaux, le festival Sigma, Roger Lafosse. « Jamais quelqu'un n'a été aussi proche des artistes. » Trente ans plus tard, Lafosse est parti et Bergallo est au milieu des 2 500 m² de la Coupole. Un an et demi après les premiers contacts avec Elizabeth Berrebi, la directrice du lieu, Hercule et les explosions de couleurs bergallesques se déploient progressivement dans ce Grand Palais girondin.

« La nature humaine au maximum de ses possibilités », résume Bergallo pour évoquer Hercule autour duquel tourne cette gigantesque exposition. « La force éternelle des mythes, c'est la vie de chacun qu'elle contient. » Six toiles-monstres au centre de l'espace, une scène dévolue à Eros et Thanatos, des fresques, des tableaux de deux ans, d'autres de vingt (dont le fameux « Descartes » à la manière de Rembrandt) : l'univers luxuriant de cet amoureux de la vie se décline en toutes tailles et recoins.

L'exposition se veut un cheminement quelque peu labyrinthique, forcément. La musique du compère et voisin Tim Shell accompagnera le visiteur, ainsi que des poèmes de Bergallo dits en espagnol et en français. Dans une aile de la Coupole, des vidéos décrypteront l'aventure de cet « Hercule » par Bergallo. Sacré voyage en perspective.

 

« Hercule. Armando au fil du temps ». À la Coupole de Saint-Loubès, du 10 au 18 mars (10-12/14-18heures). Entrée libre.

 

Sud Ouest, Yannick Delneste - 8 mars 2012

 

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Armando Bergallo sur "France 3" dimanche

 

Armando Bergallo devant une de ses fresques, à Lalandusse.

/Photo DDM. Claude Barreau.

 

A Lalandusse, dominant un paysage de vergers, la résidence de l'artiste uruguayen Armando Bergallo investit deux bâtiments agricoles reconvertis en habitation, atelier de création et d'exposition par l'architecte Jean-Luc Barreau. Une réalisation qui a reçu en 2010 les lauriers de la construction bois. Réalisées ici, dans ce cadre bucolique, les œuvres d'Armando Bergallo ont été présentées à la biennale de Paris, centre Pompidou, biennale de Venise, Londres, Amsterdam, Chicago, Lille, Bordeaux. Actuellement, du 9 au 18 mars, à « La Coupole » de Saint-Loubès, près de Bordeaux, sur un espace de 3000 m2, l'exposition « Armando au fil du temps » présente « Hercules », 50 créations monumentales d'Armando Bergallo sur l'apothéose du demi-dieu ainsi que 35 œuvres inédites de l'atelier, fresques, peintures et sculptures. Un événement unique qui donnera au public de « La Coupole » la vision de l'univers foisonnant d'Armando Bergallo. Pour présenter l'événement, « FR3 Aquitaine » s'est déplacée à Lalandusse pour réaliser un reportage sur l'atelier et l'œuvre d'Armando Bergallo ; un reportage de 7 minutes qui sera présenté dimanche 11 mars dans le « 7 à 8 » entre 19 h et 20 h. A Saint-Loubès, l'exposition est ouverte tous les jours jusqu'au 18 mars, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

 

La Dépêche, Claude Barreau - 9 mars 2012

 

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HERCULE

 

2011

 

 

Une oeuvre herculéenne

L'artiste uruguayen Armando Bergallo a dévoilé, samedi, dans son atelier, sa dernière installation qui sera exposée à La Coupole (33) en mars prochain.

 

En pénétrant dans le hangar où trône une partie de sa dernière œuvre, Armando Bergallo a le regard qui pétille, la voix qui s'emballe et l'éclat de rire facile. Son attitude n'est pas celle de l'artiste qui s'extasie devant la qualité de son travail mais plutôt celle de l'artiste qui a retrouvé ses 20 ans. « Cela fait plus de quarante-cinq ans que je crée et, pourtant, avec cette nouvelle création, j'ai la sensation d'être comme un enfant au début de son existence », s'enthousiasme-t-il.

Celui qui a été à l'origine du Taller en Uruguay et aux Pays-Bas, qui a exposé à Londres, à New York, à Madrid, à Rome, à Berlin ou au centre Georges-Pompidou, n'a cependant pas manqué de projets d'envergure durant toutes ces années. Et pourtant, à l'écouter, on comprend vite que celui-ci est tout à fait particulier à ses yeux.

D'une toile sur Hercule est né un projet fort de cinquante créations monumentales sur l'apothéose de ce demi-dieu. Un travail à la mesure de ce dernier sur lequel l'artiste uruguayen a travaillé pendant plus de deux ans. Fresques, portraits sur bois, toiles, sculptures et poèmes font de cette installation une œuvre immense et intense. « J'ai été saisi d'une fièvre créatrice qui m'a emmené très loin. Il faut dire que le mythe d'Hercule est d'une telle richesse qu'il constitue une source d'inspiration sans fin ».

 

Résolument optimiste

Surtout, il est l'occasion de raconter une rédemption, un thème cher à cet artiste résolument optimiste. Si une immense fresque recouvrant tout un pan de mur revient sur la folie l'ayant conduit à tuer femmes et enfants, toutes les autres œuvres racontent comment Hercule a retrouvé le chemin du salut. Un parcours initiatique retraçant à la fois ses 12 travaux, les hommes qu'il a rencontrés et les sacrifices qu'il a consentis pour venir en aide à ses semblables.

« Hercule me permet de parler de la beauté du monde et de l'homme. Si le mal existe, il n'est pas une fatalité. À l'image d'Hercule, l'homme est capable de se repentir, de lutter et de rendre le monde meilleur. Son histoire est tellement riche que chacun peut y trouver quelque chose qu'il vit ou qu'il a vécu. C'est pour moi un symbole, un message d'espoir et d'amour ». On ne peut visiter cette installation sans se dire qu'elle est un aboutissement de l'œuvre de l'artiste. On y retrouve tout Armando Bergallo, son goût pour les portraits, la démesure, la couleur, le décloisonnement des genres et des arts. Lui-même avoue avoir eu le sentiment, en créant cette œuvre, d'emprunter de nouveau tous les chemins l'ayant conduit à ses différents travaux. Avec les fresques d'Éros et Thanatos, son installation a pris une dimension supplémentaire en ouvrant encore de nouvelles perspectives. « Le thème d'Hercule est un labyrinthe d'idées pour exprimer cet espoir que je place dans la force de l'esprit humain ». On pourrait penser que l'artiste pourrait y consacrer toute sa vie. Pourtant, en mars 2012, le projet sera tout à fait achevé puisqu'il sera présenté dans un espace de 2 500 mètres carrés à La Coupole de Saint-Loubès (33).

En attendant, ainsi qu'il l'avait déjà proposé l'an dernier, Armando Bergallo ouvre au public les portes de son atelier afin que celui-ci découvre l'avancée de son œuvre qui sera visible jusqu'en octobre sur rendez-vous. Du hangar à l'étable en passant par sa maison, il offre ainsi l'opportunité de découvrir la naissance d'un projet.

Le public pourra aussi se rendre, juste à côté, à Douzains, chez Lesley Shell, plasticienne et compagne de route de l'artiste, en même temps que son mari Tim, lequel a composé la musique de cette nouvelle installation. Une journée placée sous le signe de la rencontre, un autre thème cher à cet artiste à l'inspiration profondément humaniste.

 

Sud Ouest, Sébastien Maurès, 13 août 2011

 

 

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HERCULE

 

2010

 

 

Armando Bergallo:

« En pénétrant dans mon hangar où trônait autrefois “Alice’s room" j’ai vu à quoi devait ressembler mon travaux sur Hercule »

 

Les 12 travaux de Bergallo

 

EXPOSITION Ce weekend, l’artiste uruguayen étale dans son atelier de Lalandusse 12 portraits d’Hercule

 

Armando Bergallo est un hyperactif de la création. En ce lundi 12 juillet éprouvant; en compagnie de l’incontournable et toujours discret Frederik van Kleij, il peaufine la mise en place de l’exposition autour de sa dernière installation dans son atelier de Lalandusse. Tout le week-end dernier, il a travaillé en compagnie de l’association Atravez à la mise en scène de son dernier spectacle à Léognan, « Gulliver », lequel projet a débuté dés la fin d’ Alice », réalisé l’été dernier. Un vrai marathon, en somme.
L’installation qu’il propose au public â partir d’aujourd’hui est en gestation depuis une dizaine d’années, davantage peut-être. Et elle a soudainement jailli de son esprit au mois d’avril. « J’étais en pleine préparation de “Gulliver” et ce n’était sûrement pas le moment de commencer autre chose mais le personnage d’Hercule est revenu m’obséder. En pénétrant dans mon hangar où trônait autrefois “Alice’s room”, j’ai vu à quoi devait ressembler mon travail sur Hercule », raconte-t-il en ponctuant chacune de ses phrases par l’adjectif extraordinaire ».
Saisi par une fièvre créatrice, il peint sans relâche pour accoucher d’une œuvre à la (dé) mesure de ce héros mythologique. Comme souvent chez l’artiste uruguayen, Hercule est l’occasion de raconter une rédemption. Si une immense fresque recouvrant tout un pan de mur revient sur la folie l’ayant poussé à tuer femme et enfants, douze portraits, comme autant de travaux, comme autant de rencontres, tout en douceur, disposés au sol tout autour d’une boule transparente saturée de mots, viennent simuler ce voyage initiatique. Un voyage d’ailleurs auquel est convié le spectateur qui doit se déplacer dans la grange pour voir la suite de cette installation. Là, portraits gigantesques-dans tous les sens du terme - laissent entrevoir un Hercule plus apaisé, plus libéré tandis qu’il réalise ses douze travaux et retrouve ainsi la voie du salut.

Expo rétrospective
Généreux dans sa peinture où ses couleurs éclatent, Armando Bergallo l’est aussi en amitié. S’il organise aujourd’hui et demain 15 heures à19 heures, le vernissage de ses deux installations (qui resteront visibles sur rendez-vous pendant un an), il en profite aussi pour présenter le travail de tous ceux qui l’entourent dans la réalisation de ses spectacles.

« J’ai L’impression d’avoir à nouveau
8 ans. Je suis en total ébullition, et les
projets se bousculent dans mon esprit »

Ainsi le collectif Atravez présentera le projet « Gulliver », la musique de Tim ShelI accompagnera la visite des installations et le public sera invité à se rendre â Douzains visiter l’exposition de Lesley Shell qui prête aussi ses talents de plasticienne et de cinéaste aux côtés d’Armando dans plusieurs de ses projets.
Ce dernier propose d’ailleurs lui aussi, à cette occasion, une exposition rétrospective de son œuvre au cœur de sa maison qui est elle- même un vrai chef-d’œuvre architectural. Les tableaux seront vendus au prix atelier et une partie de l’argent récolté permettra de financer les projets encours et ceux à venir Car Armando Bergallo est un créateur boulimique. « J’ai l’impression d’avoir à nouveau 8 ans. Je suis en totale ébullition et les projets se bousculent dans mon esprit »
Cependant, il l’a promis, après les représentations de « Gulliver », fin novembre, à Léognan, il va prendre quelques vacances. En principe…

Sud Ouest, Sébastien Maurès – 17 juillet 2010

 

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GULLIVER

 

2010

 

 

 

Le voyage de Bergallo

 

Pour le « Gulliver » créé vendredi et samedi à Georges-Brassens, le plasticien convoque théâtre, peinture et musique.

 

Il y a eu Alice l'an dernier, voici Gulliver. Demain et samedi, au centre culturel Georges-Brassens, c'est un « opéra contemporain » très particulier que proposent l'association léognanaise Atravez, et le plasticien uruguayen du Lot-et-Garonne Armando Bergallo.

 

Qu'on ne s'attende pas à retrouver sur scène le héros de Swift et ses Lilliputiens. « Je n'ai gardé du personnage que l'idée du voyage », prévient Bergallo. Son Gulliver à lui, qui est peintre, voyage entre rêve et réalité. « C'est une métaphore de la vie artistique », dit-il. Et de la sienne en particulier, en errant célèbre de la scène artistique, de son pays en Hollande, au Bordeaux de Sigma, entre autres.

 

« Ça parle de la possibilité d'être le maître de sa propre vie. Et c'est optimiste ! », dit-il. Le triomphe sur le « mal » - un mécène - « mafioso », est l'enjeu de l'opéra. Pour raconter cette histoire, Bergallo a convoqué à sa façon (c'est-à-dire sans façon), un compositeur britannique, Tim Shell, (qui est son voisin), son épouse plasticienne et vidéaste Lesley Shell, un baryton et une soprano de l'opéra de Bordeaux, David Ortega et Elise Deuve (du moins leurs voix enregistrées).

 

Mais aussi des talents non professionnels : Julien Herraiz et Aurélie Garcia à la musique, Marie Le Bec pour la co-écriture du texte. Tandis qu'on verra sur scène une troupe issue de la compagnie Nougatine et du Nonchaloir à Gradignan.

 

La « pépinière » Atravez

Chacun s'est emparé du récit, a apporté sa contribution. Tim Shell en version orchestrale contemporaine, Lesley en « voyant les couleurs » dans le texte, et ainsi de suite. « C'est la musique qui conduit le spectacle », dit Bergallo. Mais c'est son Gulliver-peintre qui fait naître les héros de son pinceau.

 

C'est ce que Bergallo appelle la « pépinière », une façon de cultiver la rencontre au gré du hasard (c'est une panne de camion qui l'a fait rencontrer les Léognanais d'Atravez). Et avec une inébranlable confiance en l'énergie née de ces collisions, pour inventer les objets artistiques totaux qu'il affectionne. « La qualité professionnelle n'a rien à voir avec l'argent, c'est juste une question d'attitude », dit-il.

 

Gulliver sera sa dernière coopération avec Atravez. Il passe à

« autre chose ». Convaincu que l'association est armée pour continuer son chemin.

 

 

SUD OUEST, Gilles Guitton – 25 novembre 2010

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TERRE D'ART

 

2010

 

 

 

terre d'art

Sébastien Maurès

 

A travers le portrait de trente cinq artistes majeurs contemporains, Terre d'art vous propose une visite originale du Lot-et-Garonne.

 

Une façon à la fois de créer du lien avec des artistes incontournables et de célébrer la diversité d'un formidable patrimoine culturel. Laissez-vous donc guider par ces textes finement ciselés tout au long de ces soixante huit pages richement illustrées de plus de trois cents tableaux et sculptures. Partez à la rencontre de ces univers singuliers et fascinants qui ne demandent qu'à être explorés.

 

Découvrez une autre facette du Lot-et-Garonne.

 

 

 

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ALICE

 

2009

 

 


Autour d'Armando, les montagnes se rencontrent

 

CRÉATION. Lalandusse, Lot-et-Garonne, 200 habitants. Dont Armando Bergallo, créateur amoureux de la vie.

Ça change tout

 

  

Répétition à Lalandusse, avec autour d'Armando (en tee-shirt noir) une équipe recrutée à l'aide de « klings ». (photo Jean-Louis Borderie)

Au centre de l'oeuvre d'Armando Bergallo, il y a le concept du « kling ». Le kling, c'est, bien qu'il ne le théorise pas en ces termes, le bruit de la rencontre de deux esprits. C'est l'un des mots qui reviennent le plus souvent chez lui, avec l'adjectif « extraordinaire ». « On me l'a parfois reproché. Des artistes avec qui j'ai travaillé m'ont dit : "Pour toi, tout est extraordinaire..." Mais qu'est-ce que je peux y faire ? » Exemple de « kling extraordinaire » : « Mark et Matilda, nos voisins, voulaient découvrir notre maison. Et là, kling ! Ce sont des gens adorables, extraordinaires, on n'en rencontre pas des comme ça tous les jours ! »

Par un heureux hasard, ces voisins - et il n'y en a pas tellement dans le coin - se trouvent être fort opportunément le compositeur de musiques de films Mark Hawkes et son épouse, la mezzo-soprano suédoise Matilda Akerberg. Les voilà embauchés dans la prochaine création d'Armando. « Alice », spectacle pluridisciplinaire, librement inspiré de Lewis Carroll et d'une certaine façon autobiographique, verra le jour demain à Lalandusse.

Né en Uruguay, Armando, peintre et metteur en scène, y a été, de 1963 à 1977, codirecteur artistique d'un atelier de création multidisciplinaire, le Taller de Montevideo, puis, de 1978 à 2004, de son équivalent en Hollande, le Taller d'Amsterdam, centre internationalement réputé de création contemporaine.

 

Assemblages humains

Un jour, l'équipe du Taller décide de s'installer en plein Lot-et-Garonne... « Pourquoi ? Regardez ! » (geste désignant le paysage vallonné qui s'étend devant la ferme transformée en centre d'art par l'architecte Jean-Luc Barreau) .Certes, il est moins facile d'y réaliser des opéras contemporains. Heureusement qu'on peut toujours compter sur le kling... Et sur l'efficacité discrète de Frederik Van Kleij, administrateur et compagnon, dont la gentillesse jamais prise en défaut n'est sans doute pas pour rien dans la cohésion de ces assemblages humains de hasard.

 

« Armando est une personne chaleureuse, très positive et incroyablement créative » 

 

À quelques encablures de là, à Douzains, vivent aussi Tim et Lesley Shell, qui habitent ici six mois par an et ont encore des progrès à faire en français. « Nous nous sommes rencontrés à une "party" chez des amis (NDLR : kling). Et quand Armando a appris que j'avais composé de la musique baroque il y a longtemps, il s'est montré très intéressé. Ce voyage d'Alice au long de la vie comprend donc aussi un voyage dans la musique baroque et ses différents styles, italien, allemand... »

 

Heureux hasard

Lesley, elle, a réalisé pour le spectacle une vidéo dans laquelle on voit Alice enfant, jouée par Agathe, la petite fille des voisins. Son papa agriculteur et sa maman pharmacienne n'y ont pas vu d'objection. « Ils connaissaient Armando par son travail et sont venus à la maison discuter de la production. » De l'artiste, Tim et Lesley disent qu'« il ne s'arrête jamais. C'est une personne chaleureuse, très positive et incroyablement créative. Il est très "inspirational" (NDLR : source d'inspiration), il rencontre les gens, prend le meilleur de chacun et les fait travailler ensemble, c'est très excitant. Il a ce don que nous appelons "serendipity" (NDLR : heureux hasard)... » Ou l'art de trouver ce qu'on ne cherche pas, comme un coup de foudre amoureux, par exemple.

Julien Sainz donne un coup de main pour les éclairages du spectacle. Le jeune homme connaît Armando depuis son enfance, depuis que l'artiste eut un jour besoin de garer un camion dans le jardin de ses parents. À présent, il est le président d'Atravez, association basée dans l'agglomération bordelaise, qui a pour but de produire et diffuser des spectacles pluridisciplinaires, et en premier lieu ceux d'Armando Bergallo, bien sûr. C'est lui qui a amené ses copains vers « Alice », un groupe de jeunes comédiens formés ensemble dans le milieu associatif. Armando les adore. « J'ai été surpris de trouver cette jeunesse simple, de qualité, enthousiaste... Comme disait Picasso, "l'enthousiasme, c'est ce dont nous avons besoin, nous les jeunes !" »

L'un des membres du groupe, Julien Herraiz - qui joue de la guitare et du piano dans la pièce parce qu'Armando, un jour, a appris qu'il en jouait et qu'il aimait Garcia Lorca -, raconte de son côté, comme en miroir : « La première fois, j'ai vu un artiste, un peu fou, qui me parlait de tant de projets et d'un passé si riche que j'étais un peu perdu. Il en a tellement à dire qu'il part dans tous les sens. Armando est doté d'un enthousiasme débordant. »

Et c'est ainsi qu'à Lalandusse, Lot-et-Garonne, un homme détient le secret de l'éternelle jeunesse. Ça, c'est vraiment « extraordinaire ».

 

SUD OUEST, Antoine De Baecke – 13 août 2009

 

 

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« Alice », de l’autre côté du miroir

 

À moins de dix jours de la première représentation de son nouveau spectacle, « Alice », Armando Bergallo paraît détendu et, surtout; ravi. Tantôt vissé sur son siège, tantôt debout pour apporter quelques précisions à ses acteurs ou pour échanger avec ses différents collaborateurs, il peaufine encore sa mise en scène.
Pour faciliter son travail, il héberge dans sa maison de Lalandusse une partie des artistes participants  l’aventure. Certains travaillent dans d’autres pièces alors que la grange, qui abritera les trois représentations de vendredi, samedi et dimanche, est le théâtre de la principale effervescence.

Chacun apporte sa pierre

«Ce qui est en train de se passer est fantastique, s’exclame le maître des lieux. Toutes les personnes qui interviennent dans ce spectacle sont pleinement dans l’émotion et dans la création. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est tout à fait ce que je recherche dans ce type d’entreprise. »
Armando Bergallo trouve dans cette création un parfait décloisonnement des arts et des genres, tel qu’il a  imaginé. Spectacle à la fois pictural, théâtral, musical, cinématographique et littéraire, « Alice » est également en perpétuelle évolution. Les artistes de la troupe de Léognan (Gironde) et les professionnels ou amateurs locaux chacun dans son domaine, concourent à enrichir une œuvre déjà foisonnante.
«Alice », c’est un peu l’histoire de la vie. L’héroïne est enfermée dans un labyrinthe et chemine vers l’amour. Durant son parcours pour s’en échapper elle rencontre l’amitié, la passion, la jalousie, la mort… En bref, tous les sentiments et les expériences que nous pouvons croiser dans la vie. Mon désir était de réaliser une œuvre positive. Dans un monde où le mal et la laideur l’emportent parfois, je voulais opposer une vision optimiste pour montrer que le beau et le bon sont toujours possibles. »

Ce spectacle, profondément baroque et enchanteur, empruntant aussi bien à la mythologie grecque, au texte de Lewis Caroll qu’à la culture sud-américaine, sera ensuite joué à Léognan avant de tracer son sillon. Armando s’attellera alors à son troisième spectacle. Après Salomé » et donc « Alice », « Gulliver » sera à  l’honneur pour développer le thème du voyage.

 

Sud Ouest, Sébastien Maurès - 10 août 2009

 

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  PORTRAIT

 

 

 

Bergallo ou la tendre démesure

 

L’Uruguayen Armando Bergallo est le père, avec trois autres artistes, du « taller », dont le projet est de faire voler en éclats les barrières existant entre les arts plastiques, la musique l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma ou encore l’opéra. Il développe ainsi les performances, les projets multimédias, les films et les pièces de théâtre musicales à Londres, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, avant de poser ses valises à Amsterdam à la fin des années 1970.  
Cette rencontre entre le monde sud-américain et européen accouche d’œuvres foisonnantes jusqu’au centre Georges-Pompidou. En 2003, il s’installe parfois à Lalandusse où il réalise la trilogie d’opéra contemporain, présentée par l’association Atravez : « Salomé », « Alice » et Gulliver ».
Armando Bergallo est donc un artiste à tout faire. Peintre, sculpteur, metteur en scène, il offre au public une œuvre prolifique tirant son suc des différentes formes artistiques. Son univers se présente comme une synthèse de l’art européen et sud-américain, où le décloisonnement est roi.

 

Sublime et grotesque

Riche en couleurs éclatantes, son œuvre tutoie aussi bien le sublime que le grotesque et glorifie la beauté d’un monde dont la laideur peut parfois paraître effrayante. Dans un esprit profondément baroque il invite à la noce les thèmes les plus contradictoires pour conter une histoire où le génie de l’homme le dispute à sa démesure.
Inspiré parles diverse légendes et mythologies, Armando  demeure un indéfectible optimiste. Son œuvre s’apparente à un voyage initiatique où l’amour et la beauté finissent par triompher, offrant un panel de portraits d’individus enfin touchés par la grâce.

Sud Ouest Sébastien Maurès 10 juillet 2010
 

 

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A l’occasion du Vernissage de l’Exposition au Musée A. Marzelles en mai 2009.

 

Armando Bergallo, bonsoir….

Je suis venue à votre rencontre, en effet vous m’avez accueilli chez vous et Frederik van Kleij à Lalandusse, lieu ouvert à tous sur rendez-vous téléphonique. Entre le Lot et le Périgord, entre la navigation sur les rivières et la préhistoire, le regard se pend à l’infini des courbes.

En compagnie de Pascale Maurel, nous avons visité vos ateliers, tous les éléments de la vie étaient là, surgissant, inondant. Des tableaux, de vastes peintures murales… Comment aboutir à  des compositions si justes ? Des œuvres se déploient dans l’espace, dans votre espace, comment autant de vagues qui déferlent !

La conversation tourna autour des arts et de la vie ce quez revient un peu au même. Il me fallut parfois deviner de qui vous me parliez. En effet, cet artiste n’avertit pas forcement son interlocuteur quand la coulée de sa pensée change de pente.

Armando Bergallo, vous êtes né en 1942 à Montevideo en Uruguay. Vous suivez une formation à l’Académie d’Art Taller Torres Garcia de 1959 à 1963. De 1978 à 2004 l’on vous retrouve co-directeur artistique du Taller à Amsterdam, toujours atelier de création multidisciplinaire.

Après un très joli parcours, Montevideo, Paris, Londres, Chicago, New York, Amsterdam, ce  sera Lalandusse, village de 205 habitants.

En effet en 2005, vous vous installez en Aquitaine et poursuivez votre œuvre de plasticien, de metteur en scène, de peintre. Mais votre histoire d’amour avec la France démarre tout d’abord à Bordeaux en 1983, avec « Le Désert » et ensuite en 1985 avec « La Nuit de Troisième Jour », les deux spectacles présentés au festival Sigma. Le coup de foudre « rural » se produit ensuite, en effet vous découvrez Lalandusse en 1996, …..  à 130 m d’altitude sur les coteaux. Vous y reviendrez et vous y installerez donc plus tard.

Vous présentez en 2005 « Le Fil d’Ariane » à l’Hôtel de la Région Aquitaine, et en 2007 « Salomé » opéra contemporain, texte décor, et mise en scène à Milan.

En 2008, nous découvrons la fondation de « Atravez », association pour la création artistique dans le domaine des Arts plastiques, des opéras contemporains et des projets multidisciplinaires.

 

Couleurs, voilà le maitre mot de votre peinture.

Une grande place est donnée aux visages, des hommes et des femmes qui ont compté pour vous, passion ou amitié, passé ou présent.

Les différentes significations de la couleur s’échelonnent du chaud au froid, de la naissance à la mort, de la terre au ciel. Un tableau comporte non seulement un sens général, mais aussi une signification que chaque couleur vient ajouter. Un mur rouge est bien sûr un mur de couleur rouge, mais il est également chaud, terrestre, c'est-à-dire plus proche de l’émotion que de l’esprit.

Infatigable, vous mélangez les couleurs avec audace, vous donnez à vos portraits une vérité poétique.

Armando Bergallo, vous oubliez la cruauté des hommes en les rendant beaux malgré tout, en reproduisant leur âme avec ces coups de crayon ou de pinceau. Images de rencontres de la vie, dans leur beauté, mais aussi avec les cortèges de peurs, de fantasmes, d’horreur même qui gravitent autour d’eux, et pourtant, et c’est  bien là le miracle, ce monde intérieur est comme racheté, sauvé, relié par l’immense force du trait et de la couleur alliés, expression d’un optimisme vital que vous caractérise.

Ce qui vous attire Armando Bergallo, dans la peinture, est avant tout l’humanité. Vous rejetez l’anecdote pour ne vous intéresser qu’à l’être.

Les  fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, cela explose, l’on se perd… Il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées.

Les visages se mêlent et remplissenttout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent.

Votre talent est insolent ; enthousiaste, votre générosité est constante. Vous êtes un travailleur acharné, avec le goût de la grandeur, friand d’espace et de projets monumentaux. C’est une nouvelle manière de vivre et de produire des images à la croisée des arts et du spectacle.

Vous conjuguez création collective et individuelle, mythes et concepts, audacieux, curieux, vous aimez faire voler en éclats les barrières entre les genres.

Oui Armando Bergallo, vous êtes un humaniste discret et généreux. Merci d’être là ce soir. 

 

Anne Mahieu, Adjointe au Maire

  Chargée de la Culture et du Patrimoine – mai 2009

  

 

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  INSTALLATION - ALICE'S ROOM

 

 

Alice's Room  

l’anima de l’artiste

 

    C’est d’abord par un grand trou de serrure que le visiteur, l’hôte, découvre Alice’s room.

Le thème est annoncé d’emblée, et la tête de cette éternellement jeune fille nous regarde ou plutôt regarde en face de nous.

 

   Gare aux attentes erronées : l’intérieur est tout un monde intérieur.

 

   Cet intérieur d’Alice se déroule au rythme de nos pas, qui longent l’immense toile tendue sur le mur gauche de l’espace carré, nous menant comme aimantés par la progression des images devant la deuxième grande toile tendue sur le mur du fond, puis vers les images de la toile sur le mur droit, dans un recul et une nouvelle avancée vers la toile gauche. C’est alors qu’on s’aperçoit que l’on décrit une spirale conduisant de l’extérieur vers l’intérieur, exactement comme la spirale dessinée en bleu pâle sur le sol en béton du hangar.

 

    Étonnant cheminement qui nous arrête pourtant toujours devant le portrait d’un homme jeune, sans âge, placé au mur de la porte d’entrée faisant face à Alice. Il devient témoin constant et point d’orgue du cheminement.

 

    Que nous disent, que nous racontent ces images déroulées sur les toiles de l’âme d’Alice ?

D’abord des têtes d’hommes au fil des rencontres : celle d’un indien, une tête renversée vers l’arrière, une autre d’un homme endormi, suivie de celle d’un homme au regard intensément réveillé, puis une tête d’homme plus douce, paraissant plus détachée sous un voile de traits de couleurs. Traits de couleurs vives qui, à d’autres endroits, drapés vers le haut comme un rideau entre différentes scènes, séparent et relient toutes ces têtes. 

 

    Couleurs : voilà le maître mot de la peinture d’Armando Bergallo. Couleurs vives. L’immense force de ses puissants traits de couleurs. C’est par elles que son style s’impose, montre, structure, relie, donne sens au représenté, et le maîtrise.

 

    On assiste à une suite quasi onirique de représentations : chaque tête bien posée, peinte de main de maître, est entourée d’éléments à peine perceptibles : lettres, dessins de corps humains, de parties de corps, des formes inquiétantes, escamotées, tronquées… Et pourtant, énigme : on n’est pas envahi par l’angoisse, qui pourtant est présente dans tous ces fragments, dans toutes ces touches de morcellement. On ne l’est pas plus devant l’enfer horrifiant des serpents entremêlés se déroulant autour d’une tête de Gorgone, à droite du visage d’Alice. Mais à sa gauche, cette scène, dans toute sa largeur, trouve son contrepoids dans de somptueux drapés de couleurs. On ressent le même effet stupéfiant devant la grande toile à droite où la tête grimaçante d’un Homme aux yeux protubérants qui louchent sauvagement et une bouche ouverte et à la fois fermée par une langue d’un rose épais, nous donne l’image de la folie brutale, …angoissante ?

 

   Oui, elle l’est ou, plutôt : elle devrait l’être. Car sa force épouvantable est dominée, contrebalancée encore par les couleurs impérieuses, la masse verte d’un arbre vigoureux et, de nouveau, une tête de jeune homme, à la fois se dégageant des traits de couleur et liée par eux.

 

    Le portrait du père, idéalisé dans sa peinture par l’équilibre tranquille de son visage beau et régulier, semble le garant approbateur de ce qui se passe en face de lui. Dans sa vue aussi, comme dans celle du visiteur, de l’hôte, est contenue la scène de Alice’s Room.

 

    Alice’s Room, l’intérieur d’Alice, est fait d’images de rencontres de la vie, dans leur beauté, mais aussi avec les cortèges de peurs, de fantasmes d’horreur même, qui gravitent autour d’eux, et pourtant, et c’est bien là le miracle : ce monde intérieur est comme racheté, sauvé, relié, par l’immense force du trait et de la couleur alliés, expression d’un optimisme vital, qui caractérise le génie du peintre Armando Bergallo. 

 

Sitta Zielke - 2008.

 

 

 

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Alice’s Room oder die Anima des Künstlers

 

      Durch ein riesiges Schlüsselloch entdeckt der Besucher Alice’s Room. Das Thema ist von vornherein angekündigt und der Kopf des Mädchens in ewiger Jugend schaut uns an oder vielmehr schaut in unsere Richtung.

 

      Keine vorschnellen Phantasien! Nicht das Intimleben eines Mädchenzimmers erwartet uns, sondern das Innere, die Seele eines Menschen.

 

     Dieses innere Leben von Alice entfaltet sich vor unseren Augen, im Rhythmus unserer Schritte, die uns zunächst die riesige Leinwand,

linkerhand im grossen Expositionscarré, entlangführen; wie magnetisch angezogen und von der fortschreitenden Entwicklung der Bilder vor die zweite grosse Leinwand geführt, die an der hinteren Mauer ausgespannt ist, schliesslich zu den Darstellungen der rechten Leinwand, in einer kreisförmigen Bewegung, die uns zurückträgt zu den ersten Bildern. Hier erst wird man gewahr, dass man genau jene Spirale von aussen nach innen beschrieben hat, die hellblau auf den Betonboden des Schuppens gemalt ist.

 

     Ein faszinierendes Wandeln, das uns immer wieder vor dem Portrait eines jungen Mannes ohne Alter verharren lässt, welcher uns an der Wand neben dem Eingang gegenüber dem Portrait von Alice erwartet. Er bildet kontrapunktisch den Zeugen  des gesamten Geschehens.

 

     Was sagen uns, was erzählen uns diese Bilder, deren Leinwand und Träger die Seele von Alice ist? Zuerst, in der Folge der Begegnungen, Männerköpfe: der Kopf eines Indianers, nach hinten zurückgeworfen, ein anderer eines schlafenden Mannes, gefolgt von einem Kopf mit hellwachem Blick, dann ein Männerkopf mit sanftem Gesichtsausdruck, der unter einem Schleier von farbigen Pinselstrichen gelöst, wie losgelöst erscheint. Leuchtende, lebendige Farbstriche, die, an anderen Stellen drapiert, wie ein von oben gehaltener Bühnenvorhang die Szenen voneinander trennen und miteinander verbinden.

 

     Farben: Schlüsselwort, ja Schlüssel zu Armando Bergallos Gemälden. Leuchtende, intensive Farben. Gewaltige Kraft mächtiger Pinselstriche. Sie sind das Siegel seines Stils, sie sind es, die betonen und nuancieren, die gestalten, verbinden, dem Dargestellten seinen Sinn verleihen, die beherrschen.

 

     Wir sind in eine traumähnliche Darstellung hineinversetzt: jeder einzelne Kopf, meisterhaft gezeichnet, ist umgeben von kaum wahrnehmbaren Details: Buchstaben, skizzierten Körperformen, Umrissen von Körperteilen, beunruhigenden, verdeckten, verletzten Formen.

 

      Und da fühlen wir uns wie von einem Rätsel ergriffen: müssten uns nicht Angst, Unwohlsein, Schmerz beklemmen, die aus all diesen fragmentarischen Formen der Zerstückelung intensiv zu uns sprechen ? Auch die Höllenschlangen, rechts von Alices Portrait,  die sich drohend um den Kopf einer Medusa winden, warum ergreifen und beklemmen sie und haben doch keine zerstörerische Macht über uns? - Der Blick schweift auf die linke Seite von Alices Portrait: hier findet die schreckliche Szene der Medusa, in ihrer gesamten Grösse, ihr Gegengewicht in einer üppigen, leuchtenden Farbendrapierung ausgreifend bewegter Pinselstriche!

 

        Wir empfinden dieselbe verblüffende Wirkung vor der Leinwand an der rechten Seite des Saals, wo das verzerrte Gesicht eines Mann mit vorquellenden, wild schielenden Augen und einem um eine dicke rosa Zunge geöffneten und geschlossenen Mund uns das Bild des nackten, brutalen Wahnsinns bietet. Fühlen wir uns beklemmt, in Panik versetzt, innerlich angesteckt von dieser blind zerstörerischen Kraft? Berührt ja, beängstigt nein. Was geschieht? Was schützt uns? Wieder findet sich die entsetzliche Gewalt wie gebannt und ausgeglichen durch die Macht der Farben: das leuchtende Grün eines kräftigen Baumes und wieder, verbunden durch kräftige, farbige Pinselstriche, durch sie hervortretend, den Kopf eines jungen Mannes.

 

       Schliesslich der Kontrapunkt und Fluchtpunkt des gesamten Raums: das Portrait des ewig jungen Vaters. Idealisiert durch die Schönheit seiner regelmässigen, ausgeglichenen Gesichtszüge, scheint er gleichzeitig Betrachter und Garant des sich ihm darbietenden inneren Geschehens. Sein Sehen, wie der Blick des Besuchers, umschliesst, umfasst, erfasst Alice’s Room.

 

     Alice’s Room, das Innenleben von Alice, tritt uns entgegen in Bildern von Lebensbegegnungen, erfasst in ihrer Schönheit, aber auch in den Schrecken, Ängsten, Horrorfantasmen, die sie begleiten. Und doch, und hier liegt das Wunder im Schaffen von Armando Bergallo: diese innere Welt ist wie erlöst, gerettet, vor Angst, Zerfall und Wahnsinn bewahrt durch die einigende, ungeheure Kraft des Pinselstriches und der Farbe, Ausdruck des vitalen Optimismus, der das Genie von Armando Bergallo kennzeichnet.

 

Sitta Zielke - 2008.

 

 

 

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Alicia - el alma del artista

 

   Al principio, el visitante descubre Alicia’s room a través el enorme agujero de una cerradura.

Sin dar vueltas, el tema se anuncia y el rostro de esta eterna joven nos mira o más bien mira en nuestra dirección.

 

    Cuidado con las expectativas erróneas, el interior es todo un « mundo interior ».

 

    Este interior de Alicia transcurre siguiendo el ritmo de nuestros pasos a lo largo de un amplio lienzo colgado en la pared a la izquierda del espacio cuadrado y que nos conduce como hechizados por la progresión de las imágenes al segundo lienzo expuesto en la pared del fondo y después hacia las imágenes del lienzo de la pared a la derecha dando un paso atrás y luego avanzando hacia el lienzo de la izquierda. Entonces nos damos cuenta de que describimos un espiral que nos lleva del exterior hacia el interior exactamente como el espiral dibujado en color azul claro translucido sobre el piso de hormigón de la instalación.

 

    Asombroso camino que nos conduce frente al rostro de un hombre joven, sin edad, situado en la pared donde se encuentra la puerta de entrada frente a Alicia. Se transforma así en constante testigo y en punto culminante del camino.

 

    ¿Qué nos dicen, qué nos cuentan esas imágenes que desfilan en los lienzos del alma de Alicia?

Primero, rostros de hombres que ella fue conociendo: el de un indio, la cabeza inclinada, hacia atrás; otra la de un hombre dormido seguido por la de un hombre de mirada intensamente despierta; otra la de un hombre más suave, que parece más distante bajo un velo de trazos de colores. Trazos de vivos colores que en otros lugares van drapeados hacia arriba como un telón entre diferentes escenas que separa y enlaza todos esos rostros.

 

    Colores, he aquí la palabra maestra de la pintura de Armando Bergallo. Colores vivos. La inmensa fuerza de sus potentes trazos de colores. Es a través de los colores que su estilo se impone, muestra estructura y le da sentido a lo representado y hasta lo domina.

 

    Asistimos a una secuencia de representaciones casi onírica. Cada rostro bien centrado, pintado con mano maestra está rodeado por elementos apenas perceptibles , letras, dibujos de cuerpos humanos, partes de cuerpos, formas inquietantes, escamoteadas, truncadas… y sin embargo , enigma : no nos invade la angustia, pese que esta se encuentra en todos estos fragmentos , en cada toque fragmentado. Tampoco la sentimos frente al infierno aterrador de las serpientes entremezcladas que rodean una cabeza de la Medusa a la derecha del retrato de Alicia. Pero a mi izquierda, esta escena en toda su amplitud encuentra su contrapeso en un suntuoso drapeado de colores. Sentimos el mismo efecto de estupor frente al gran lienzo a la derecha donde se halla  la cabeza gesticulante de un Hombre de ojos protuberantes y salvajes, ora boquiabierto, ora boca cerrada por una lengua de espesor rosado que nos da la imagen de la locura brutal… ¿angustiante?

 

    Sí, lo es o más bien debería serlo. Ya que su  fuerza se encuentra  dominada, equilibrada otra vez por los colores dominantes, por la masa de un vigoroso árbol y luego un rostro de hombre joven que se desprende de los trazos de colores y a la vez se une a ellos.

 

    El retrato del padre, idealizado en su pintura por el equilibrio sereno de un rostro bello y regular parece guía que aprueba lo que sucede delante de él. En su mirada así como en la del visitante, está contenida la escena de Alicia’s Room.

 

    “Alicia’s room”, el interior de Alicia está, hecho de imágenes, de encuentros de la vida, en su belleza pero a su vez con el séquito de miedos, fantasmas, hasta de horror que gravitan en su alma y sin embargo, ahí está el milagro: ese mundo interior se encuentra como salvado, recuperado, enlazado por la inmensa fuerza del trazo y del color, ambos unidos, expresión de un optimismo vital que caracteriza el genio del pintor Armando Bergallo.

 

Sitta Zielke - 2008

 

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Alice dans la nature

 

Lalandusse. Armando Bergallo, peintre et metteur en scène, expose jusqu’ à la mi-octobre, dans sa maison-atelier, plusieurs tableaux et l’installation

de « Alice’s Room » qui préfigure

son nouveau spectacle.

 

“Cet après-midi-là, il pleut sur Lalandusse. Le vent, par paquets violents, fait plier le gros chêne (à gauche) et le mur de peupliers (à droite) et fait des vaguelettes sur le petit lac (au centre). « À Amsterdam, tu ne peux pas voir ça », s’enchante Armando Bergallo, derrière la grande baie vitrée d’où n’entend rien de la guerre, dehors. Le chêne qui « affronte l’orage comme une image de la vie », c’est un tableau de la campagne, pas de la ville... ”.  

 

“…Jusqu’à la mi-octobre Armando Bergallo expose donc en solo ses tableaux dont le pointillisme des visages (très réalistes, parfois même des portraits), vivants, palpitants, fait penser à Van Gogh, et le tourbillon des couleurs, jetées comme dans un « orgasme »,  a quelque chose d’un Jackson Pollock figuratif. Tout ceci vaut le détour à Lalandusse, pour qui n’aurait pas vu Armando exposer au Conseil régional de Bordeaux (2005) ou à Beaubourg, Venise. Milan, Chicago, etc. (depuis les années 60). Comme le principe est de visiter l’art et son décor, on jette aussi un œil avide sur l’intérieur douillet, le labyrinthe de volumes ouverts avec mobilier design ou vestiges fifties.
L’objet de cette expo est une ode psychédélique (voire psychologique) à Alice. Après « Salomé » (2006), revue en ballet musical pendant lequel l’artiste peignait une fresque en live, Armando reprend cet autre mythe de femme-enfant. Ou deux passions contenues dans son œuvre : l’innocente façon d’aimer de la jeunesse ; les femmes « artistiquement plus expressives » que les mâles. La pièce maîtresse de l’exposition s’intitule « Alice’s room » (la chambre d’Alice), soit une longue fresque sur fond de textes dits, où Alice croise « l’amour, la tendresse, la cruauté », etc. Ceci préfigure le spectacle, avec acteurs, chanteurs et musiciens, qui sera donné en octobre à Lauzun, Milan et Bordeaux. A la fin du spectacle/fresque. Alice retrouve son père : une beauté quadragénaire, cheveux en bataille, l’œil bon. « L’image idéale du père protecteur », explique Armando, quand souvent dans l’art, le père est représenté cruel et borné. « Mon père était comme ça », dit Armando. « Je l’appelais le regard de l’amour ». Mélomane et gynécologue, il a légué son « optimisme » au fils. Et c’est vrai qu’il est l’auteur d’une œuvre éclairée, enthousiaste. Il a toujours mis du sien dans ses tableaux. Et un peu des autres, visiteurs et spectateurs, dont Armando écoute attentivement les réflexions « La réaction sert à la matière ». À l’inverse, « devant le tableau, les gens parlent d’eux-mêmes, C’est inévitable »… ”.


“…Enfin, l’exposition est l’occasion de contempler la superbe maison de l’artiste, conçue par Jean-Luc Barreau, architecte de Castillonnès. Comme quoi, l’art à la campagne (ad lib)”

SUD OUEST, Adrien Vergnolle – 29 septembre 2008

 

 

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« Alice’s Room » d’Armando Bergallo

 

"Ce sont de nombreux amateurs qui se pressaient au vernissage «Armando Bergallo, plasticien renommé installé depuis quatre ans à Lalandusse. La visite commence sous le hangar, dans une très grande salle par « La chambre Alice ». Quatre superbes toiles de plus de 10 mètres chacune sont exposées représentant la vie d’Alice, de l’enfance à la femme mûre et sensuelle, ses amours, ses amitiés, ses peines et ses embûches et même la mort jusqu’à la rencontre avec son père imagé par un magnifique portrait. 

Le visiteur, en écoutant l’artiste expliquer son œuvre avec passion, peut comprendre que c’est une sorte d’autobiographie, cette traversée de la vie. Armando Bergallo comme tout grand artiste cherche au travers de ses œuvres à nous faire partager sa quête de vérité en faisant ressortir le positif de la vie et laisse soupçonner les embûches du mal que tout un chacun affronte. La maîtrise parfaite du dessin et les riches couleurs de l’acrylique, le gigantisme de ces toiles, signe l’authenticité de cet artiste contemporain. Les textes qui accompagnent tes toiles sont en harmonie avec son œuvre. La visite continue par d’autres tableaux magnifiques exposés à l’intérieur de l’habitation. Toutes ces variantes de style de l’académique au moderne, les sujets, les compositions nous livrent l’émotion et la sensibilité qui animent ce grand artiste. La visite permet de s’imprégner de l’ambiance où sont réalisées ses peintures. Le lieu de vie, jusqu’à l’atelier tout est ouvert aux visiteurs...".

 

 

LE PETIT JOURNAL, Maguy Meilleray – 17 au 23 septembre 2008

 

   

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ARMANDO BERGALLO.

 

Éternel errant et exilé, le peintre/metteur en scène de Montevideo a posé sa vie et son chevalet dans la « pampa », près de Castillonnès. Rencontre avec ce créateur protéiforme

«Je suis un animal de sentiment », rit Armando Bergallo, en croquant à pleines dents dans une pomme de toutes les couleurs. Le créateur du Taller d'Amsterdam (1) a posé pour un temps sa vie d'errant et d'exilé à la frontière du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.
« La campagne de Castillonnès a des airs de pampa d'Amérique du Sud. Ici, c'est beaucoup moins désertique et tellement plus gai que l'Uruguay de mon enfance. L'Uruguay, c'est le même paysage, les mêmes produits qu'en Aquitaine. La même latitude, les mêmes quatre saisons », note l'artiste, en ouvrant bien grand les larges baies vitrées de son atelier de Lalandusse. Au-dehors, ciel pastel et vert chlorophylle : une image parfaite de cette Toscane chantée par Stendhal, retour d'Italie.

 

Comme un enfant. A quatre kilomètres coule le Dropt : Lalandusse, 180 âmes, probablement le village le plus cosmopolite du département avec neuf nationalités différentes, des Belges aux Anglais en passant par des Hollandais, des Allemands ou des ressortissants africains. Et, naturellement, le peintre uruguayen.
« La beauté d'une cathédrale médiévale n'avait pas besoin d'explication, n'est-ce pas ? », sourit Armando Bergallo, qui a installé son chevalet dans un atelier high-tech, dans le prolongement d'une vieille grange haute comme un clocher. Le lieu est le cadre idéal pour des toiles, vraiment.
« Ni figuratif, ni abstrait, j'espère que mon travail est inclassable », dit ce plasticien de formation, qui ajoute : « Je fais un tableau comme une femme fait un enfant ».

Rio de la Plata. Ce fils d'Européens est né, en 1942, sur les bords du Rio de la Plata, dans la turbulence sud-américaine. « Je reste fasciné, dit-il, par ma participation totale à notre environnement dérangeant ». Pour lui, il n'y a que l'indifférent qui est perdu pour de bon et qui est, par là, plus haïssable que quiconque. « L'indifférence est la vraie destruction, bien pire que les effets de la violence. »
Pas étonnant, pour le coup, si ces idées aboutissent à une explosion de couleurs qui est, en quelque sorte, la symbolique de tous les drames. Depuis toujours, Armando Bergallo se dit habité par les mythes antiques où Éros et Thanatos s'affrontent. « Ce que chante sa peinture, souligne Françoise Séloron, une amie, écrivain et critique d'art, c'est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les visages se mêlent et remplissent tout l'espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s'emboîtent et se superposent. C'est à fois le récit allégorique et le journal intime de l'humaine condition. »
L'histoire professionnelle du codirecteur artistique du Taller Montevideo (1963-1977), qui fut donc ensuite le cofondateur du Taller Amsterdam (1978-2004) avec son ami, Hector Vilche, jalonne 45 ans de vie artistique internationale, de Montevideo à Amsterdam, de Belgrade à Caracas, de Londres à Venise, de Berlin à Paris, « et qui, dit encore Françoise Séloron, témoigne de son temps : le poids des avant-gardes historiques et des mythes de la vieille Europe, la traversée de l'art conceptuel et de l'art cinétique, l'interrogation sur la fonction sociale de l'art et les expériences multimédias, l'avancée vers le spectacle vivant, l'opéra et la postmodernité, après les désillusions politiques et la faillite des idéologies ''dures'' des années 70. »

Salomé. Dans la mouvance du Taller, Armando Bergallo a, en effet, présenté son travail à la Biennale de Venise, au Centre Georges-Pompidou, à la Biennale de Paris, au Museum of Contemporary Art de Chicago, The Institute of Contemporary Art de Londres, au Het Stedelijk Museum d'Amsterdam, au théâtre des Nations, au Festival Sigma de Bordeaux.
C'est ce même Taller qui présenta également le « Satyricon » dans la version de Bruno Maderna, à l'opéra d'Amsterdam, et l'opéra « Maria de Buenos-Aires », d'Astor Piazzolla, à La Haye, pour la célébration du nouveau millénaire.
À l'orée de l'année 2005, Armando Bergallo découvre l'Aquitaine avec son exposition « le Fil d'Ariane » à l'Hôtel de Région de Bordeaux.
Aujourd'hui, Armando Bergallo court entre le Lot-et-Garonne et Milan où il vient de créer, sur la scène du PIM Spazio Scenico, « Salomé », son opéra électroacoustique. Opéra qui sera donné à Bordeaux au mois de novembre prochain. « J'avais envie, conclut-il, de proposer une nouvelle version musicale et plastique de ''Salomé'' pour interroger les méandres de la passion. »


(1) En espagnol, taller signifie atelier.

 

SUD OUEST, Pascal Heng – 5 juin 2007

 

 

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Salomé

2007

MILAN

 

 

Diario intimo di crescite diverse

 

Siamo allo Spazio Pim di Milano a vedere un’opera, definita elettro-acustica, Salomè-Le vie delI’amore, durante la quale awerrà anche la nascita di un dipinto murale, eseguito da Armando Bergallo, pittore e autore del libretto di questa messa in scena.
Si tratta di un dramma lirico ispirato alla figura biblica di Salomè, un nome mitico, che per secoli ha ispirato pittori, poeti e musicisti. Salomè è una donna-bambina simbolo della passione che degenera in follia omicida.
Lo spettacolo si divide in quattro parti: l’infanzia, la danza, la voce di Salomè e la rinascita. Si tratta di un percorso che apre su due storie parallele: quella di un bambino che diventa adolescente e quella di una giovane donna che entra nel gioco della seduzione. Un diario intimo eseguito dall’interpretazione, molto decisa, di Anastasia Zagorskaya e di Simone Ricciardi.
La struttura scenica è abbastanza complessa perché gli attori dividono la scena con due musicisti e un pittore, che hanno un ruolo importante sia per la composizione estetica sia per l’aspetto emotivo di Salomè.

Antonio Bonazzo e Nicola Arata, direttore musicale di questo spettacolo, sanno stare sullà scena in modo impeccabile: i suoni e le note, che escono dai loro strumenti, esaltano il testo. creando emozione intorno alla ricerca intima del protagonisti.
Tutti gli elementi di Salomè sono stati ideati da Armando Bergallo che, da pittore, durante la messa in scena, crea delle sensazioni di colore, eseguendo pennellate su di un pannello posto sul fondo del palcoscenico. La sua presenza non è invadente, ma incornicia le vicende in una scenografla viva e in trasformazione.
Armando Bergallo è un artista di fama internazionale, nato in Uruguai e trasferitosi in Europa molti anni fa.

Tuttora vive a Bordeaux e nei suol progetti c’è quello di una collaborazione artistica con l’Italia che potrebbe far nascere situazioni interessanti. Da sottolineare che il testo di questo spettacolo, nella sua versione originale, è in tre lingue che sono state tradotte appositamente per la versione italiana. Dobbiamo chiederci il perché di questa scelta! il pubblico italiano richiede sempre cose facili e immediate da capire?

 
Allo Spazia Pim di Milano l’opera elettro-acustica,  

Salomè-Le vie dell’amore, tra musica e arte in divenire

 

Musical ! di Lorenza Daverio – Luglio / Agosto 2007

 

 

 

Traduction

 

 

Journal intime à différents moments de la vie

 

Nous sommes au Pim Spazio Scenico de Milan où se déroule un opéra définit comme  électro-acoustique : Salomé-Les Voix de l’Amour, pendant lequel, on assiste à la naissance d’une peinture murale exécutée par Armando Bergallo, artiste peintre, auteur du « Libretto » et metteur en scène de cette œuvre.

Il s’agit d’un drame lyrique inspiré par la figure biblique de Salomé, nom mythique qui, pendant des siècles a inspiré peintres, poètes et musiciens.

Salomé est une femme-enfant, symbole de la passion qui dégénère en folie homicide.

Le spectacle se divise en quatre parties : l’enfance, la danse, la voix de Salomé et la renaissance. Il s’agit d’un parcours qui s’ouvre sur deux histoires parallèles : celle d’un enfant qui devient adolescent et celle d’une jeune fille qui rentre dans le jeu de la séduction. Un journal intime porté avec beaucoup de conviction par Anastasia Zagorskaya et Simone Riccardo.

La structure scénique est complexe car les acteurs partagent la scène avec les musiciens et le peintre qui jouent un rôle important tant pour la composition esthétique que pour la dimension émotionnelle de Salomé.

Antonio Bonazzo et Nicola Arata, directeurs musicaux du spectacle ont une présence scénique impeccable, le son et les notes qui émergent de leurs instruments exaltent le texte, en créant des émotions autour de la quête intime des personnages.

Tous les éléments de Salomé ont été conçus par Armando Bergallo, qui par son travail de peintre crée pendant la pièce, des sensations de couleurs grâce au toucher des pinceaux sur la toile placée au fond du plateau. Sa présence, qui n’est pas envahissante sert de cadre aux événements dans une scénographie vivante et en transformation.

Armando Bergallo est un artiste de renommée internationale née en Uruguay et installé en Europe depuis plusieurs années. Actuellement, il vit à Bordeaux et a, entre autres projets, commencer une collaboration artistique avec l’Italie qui pourrait donner naissance à des événements intéressants.

Il faut souligner que le texte de cette œuvre, dans sa version originale a été écrit en trois langues qui ont été intégralement traduites en italien pour cette version.

On se demande le pourquoi de ce choix. Le public italien demande-t-il toujours des choses faciles et de compréhension immédiate ?

 

 

 

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Allo Spazio Pim la personale visione del mito dell’artista: domani vernissage, sabato spettacolo, poi le opere in mostra.

 

La Salomè di Bergallo arti visive e musica

 

Arti visive e teatro. Nuovamente discipline diverse che tentano di trovare punti di contatto. C’è un qualcosa di altri tempi nel progetto che arriva al Pim; da domani a dornenica la “Salomè” firmata Armando Bergallo, artista uruguagio che offre la sua personalissima versione del mito biblico, partendo dalle composizioni di Nicola Arata e Antonio Bonazzo (sul palco a suonare live, sonorità elettroniche e strumenti acustici). L’opera musicale si sviluppa ed avvolge pubblico e interpretimentre, aile spalle di tutto, su una lunga tela, Bergallo dipinge immergendosi nel suo mondo di potente cromatismo e forze contrapposte. Si tenta una sintesi. « Sul palco si possono vedere tre mie grandi tele - sottolinea l’artista - più una selezione di opere dalle dimensioni più normali. E intanto dalla musica mi faccio ispirare, per creare una nuova opera ». Anni Settanta, verrebbe da dire, con una concezione evocativa del momento artistico che trova corrispettivo anche nella programmazione: domani aile 19 il vernissage, sabato lo spettacolo e domenica pomeriggio esposizione delle opere. Evento unico insomma,da cogliere nel suo divenire. “La Salomè” è un po’ pretesto un po’ nucleo generante; ci si appropria soprattutto dell’aspetto passional-adolescenziale e il mito si trasforma in altro. Storie parallele (in quattro capitoli) di un ragazzo e una ragazza che sul palco vivono la propria esistenza di crescita e percorso; lungo accompagnarsi dai tratti seduttivi che troverà compimento nel finale.

« Corne molti altri artisti - conclude Bergallo - mi sono lasciato affascinare dalla Salomè ma non mi interessa l’aspetto sanguinario. Tutt’altro. È solo l’affermazione positiva dell’amore ».

 

EPolis Milano, di Diego Vincenti, 26 aprile 2007

 

 

 

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"Ce qui m’attire dans la peinture d’Armando est avant tout l’humanité qu’elle dégage, et la simplicité dans le complexe qu’elle associe, le lien entre le figuratif et l’abstrait qu’elle superpose ; son côté photographie de l’invisible, sa composition cinématographique.

Les apparences parfois simultanées du sujet sont extrêmement soignées dans les détails, fouillées par approches successives, mieux que ne saurait le faire un sculpteur cherchant à signifier plusieurs étapes du mouvement. Un peu comme les animistes, le peintre semble chercher à s’approprier l’âme des sujets choisis, en les traitant de façon extrêmement figurative (faisant preuve au passage d’une virtuosité extraordinaire) puis dans une sorte de transe tourbillonnante, à rendre visible leur vie intérieure, notamment par les déplacements que l’évolution provoque.
 
Il rejette l’anecdote pour ne s’intéresser jamais qu’à l’Être. En toutes circonstances. C’est en cela pour moi, que la peinture d’Armando Bergallo est pleine d’humanité".

Jean-Marie Londeix, Musicien - 2007

  

 

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  INSTALLATION - LE FIL D'ARIANE

 

2005 / 2006

 

 

Le Conseil régional d’Aquitaine accueille les grandes peintures véhémentes et chaleureuses d’Armando Bergallo, un plasticien aux talents multiples.

 

 

« Ville panique » et douceur de vivre

 

"Ancien enfant terrible du temps de Sigma avec ses opéras contemporains et ses spectacles multidisciplinaires, cheville ouvrière du Taller d’Amsterdam, créateur aux talents multiples, Armando Bergallo se recentre maintenant sur la peinture qui était sa voie initiale. Son exposition au Conseil régional d’Aquitaine pourrait d’ailleurs se résumer ainsi : une affirmation de la peinture. Avec tout ce que cela implique, un héritage immense, des couleurs jouissives, une souplesse qui autorise toutes les expressions.

 

Cruautés et les douceurs. Plusieurs périodes de la peinture de Bergallo se confrontent dans le “Labyrinthe” créé dans le grand hall du Conseil, des œuvres des années 80 assez informelles, et des peintures d’aujourd’hui, plus figuratives. Dans les années 80, Bergallo peint sur d’immenses toiles libres de tout châssis des œuvres d’un grand lyrisme chromatique. Il emprunte des fragments aux murs de villes qu’il fréquente, par exemple New-York, l’une des étapes de son itinérance. Collages de journaux, silhouettes d’immeubles, écrits volés aux gros titres ou à la logorrhée publicitaire, œuvres de musées apparaissent de manière impromptue dans l’environnement plus ou moins tumultueux des « Cool memories ».

Récemment Armando Bergallo s’est remis à l’ouvrage au dos des grands formats de naguère. Il y déroule les cruautés et les douceurs de l’existence, la « Ville panique » avec ses convulsions et son stress, et la façade paisible de Bordeaux qui se dissout dans le reflet du fleuve au couchant. Mais il accorde surtout une grande place aux visages, celui de son père, sa tendresse et son appui de toujours, qui initie le « fil rouge » de l’exposition, mais aussi les hommes et les femmes qui ont compté pour lui, passion ou amitié, passé ou présent.

Pour le Centre culturel Français d’Amsterdam il a réalisé deux grandes toiles, l’une inspirant d’anciens plans de ville, l’autre de la « Leçon d’anatomie » de Rembrandt avec Descartes en guise  de chirurgien. Autrefois il ne dédaignait pas non plus les belles dames des tableaux de la Renaissance italienne ou les gravures de Dürer. Son œuvre intense aux multiples emprunts s’enrichit de l’art et du monde, sans occulter une discrète sensibilité intim".e

 

SUD-OUEST – Dominique Godfrey, 22 décembre 2005

 

 

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"Il y a longtemps qu’Armando Bergallo est habité par les mythes antiques où Eros et Thanatos s’affrontent. Ce que chante sa peinture, c’est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, ça grouille, ça explose, on se perd, on ne voit plus rien, on est submergé. Il faut apprendre à regarder dans le dédale des couleurs, se laisser envahir, ne pas avoir peur : il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées aux aplats tourmentés, dans la matière vivante de la peinture. On peut voir apparaître, en surimpression, la trame très construite, très graphique des figures humaines. Les visages se mêlent et remplissent tout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent. C’est à la fois le récit allégorique et le journal intime de l’humaine condition.

 

Le fil rouge, qui conduit aujourd’hui le spectateur dans l’univers foisonnant et baroque d’Armando Bergallo, est celui d’une renaissance après les épreuves, du triomphe de la vie, de l’énergie créatrice retrouvée. Aventure humaine et artistique qui fait écho au voyage initiatique de Thésée triomphant du Minotaure. Mais aussi retour aux sources uruguayennes, avec cette intensité et ce sens de l’espace des plasticiens et  muralistes latino-américains.

 

Ses œuvres se déploient dans l’espace comme autant de vagues qui déferlent, comme on lâche les vannes.  Les dernières toiles laissent surgir des respirations, des transparences, une fraîcheur nouvelle. La liberté et la paix retrouvées. Elles témoignent aussi d’un retour au réel, à l’enfance, aux exilés du monde".

 

Françoise Séloron, Ecrivain, Journaliste - 2005

 

 

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"Il y a longtemps qu’Armando Bergallo est habité par les mythes antiques où Eros et Thanatos s’affrontent. Ce que chante sa peinture, c’est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, ça grouille, ça explose, on se perd, on ne voit plus rien, on est submergé. Il faut apprendre à regarder dans le dédale des couleurs, se laisser envahir, ne pas avoir peur : il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées aux aplats tourmentés, dans la matière vivante de la peinture. On peut voir apparaître, en surimpression, la trame très construite, très graphique des figures humaines. Les visages se mêlent et remplissent tout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent. C’est à la fois le récit allégorique et le journal intime de l’humaine condition.

 

Le fil rouge, qui conduit aujourd’hui le spectateur dans l’univers foisonnant et baroque d’Armando Bergallo, est celui d’une renaissance après les épreuves, du triomphe de la vie, de l’énergie créatrice retrouvée. Aventure humaine et artistique qui fait écho au voyage initiatique de Thésée triomphant du Minotaure. Mais aussi retour aux sources uruguayennes, avec cette intensité et ce sens de l’espace des plasticiens et  muralistes latino-américains.

 

Ses œuvres se déploient dans l’espace comme autant de vagues qui déferlent, comme on lâche les vannes.  Les dernières toiles laissent surgir des respirations, des transparences, une fraîcheur nouvelle. La liberté et la paix retrouvées. Elles témoignent aussi d’un retour au réel, à l’enfance, aux exilés du monde".

 

Françoise Séloron, Ecrivain, Journaliste - 2005

 

 

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"Il y a longtemps qu’Armando Bergallo est habité par les mythes antiques où Eros et Thanatos s’affrontent. Ce que chante sa peinture, c’est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, ça grouille, ça explose, on se perd, on ne voit plus rien, on est submergé. Il faut apprendre à regarder dans le dédale des couleurs, se laisser envahir, ne pas avoir peur : il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées aux aplats tourmentés, dans la matière vivante de la peinture. On peut voir apparaître, en surimpression, la trame très construite, très graphique des figures humaines. Les visages se mêlent et remplissent tout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent. C’est à la fois le récit allégorique et le journal intime de l’humaine condition.

 

Le fil rouge, qui conduit aujourd’hui le spectateur dans l’univers foisonnant et baroque d’Armando Bergallo, est celui d’une renaissance après les épreuves, du triomphe de la vie, de l’énergie créatrice retrouvée. Aventure humaine et artistique qui fait écho au voyage initiatique de Thésée triomphant du Minotaure. Mais aussi retour aux sources uruguayennes, avec cette intensité et ce sens de l’espace des plasticiens et  muralistes latino-américains.

 

Ses œuvres se déploient dans l’espace comme autant de vagues qui déferlent, comme on lâche les vannes.  Les dernières toiles laissent surgir des respirations, des transparences, une fraîcheur nouvelle. La liberté et la paix retrouvées. Elles témoignent aussi d’un retour au réel, à l’enfance, aux exilés du monde".

 

Françoise Séloron, Ecrivain, Journaliste - 2005

 

 

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Texte

Texte de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot.
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