Bibliographie 

 

 

__

 

 

 

"Bon anniversaire au Taller pour ses 25 ans d'aventure artistique! Plasticiens en rupture d’ateliers, ils quittent l’Amérique du Sud pour s’installer finalement au Nord de l’Europe et inventer une nouvelle manière de vivre et de produire des images dans un espace, à la croisée des arts et du spectacle. De Montevideo à Amsterdam, de Mondrian à l’Opéra contemporain. A la ville comme à la scène, ils fonctionnent au désir. Ils conjuguent création collective et individuelle, mythes et concepts et tentent d’ajuster leur identité d’artistes au réel et à l’imaginaire des temps qui changent. Ils font l’expérience périlleuse d’une autre façon d’entrer en communication, hors des chemins balisés des normes esthétiques et sociales. Ils pratiquent à leur manière et depuis bien longtemps le dialogue Nord-Sud, le décloisonnement artistique et le brassage des cultures. Ils participent ainsi, à leur insu peut-être, à l’élaboration de la nouvelle identité culturelle de l’Europe".

 

Jack Lang, Ministre de la Culture et de la Communication - 1988

 

 

 

__

   


 

HERCULE


2011

 

 

Une oeuvre herculéenne

L'artiste uruguayen Armando Bergallo a dévoilé, samedi, dans son atelier, sa dernière installation qui sera exposée à La Coupole (33) en mars prochain.

 

En pénétrant dans le hangar où trône une partie de sa dernière œuvre, Armando Bergallo a le regard qui pétille, la voix qui s'emballe et l'éclat de rire facile. Son attitude n'est pas celle de l'artiste qui s'extasie devant la qualité de son travail mais plutôt celle de l'artiste qui a retrouvé ses 20 ans. « Cela fait plus de quarante-cinq ans que je crée et, pourtant, avec cette nouvelle création, j'ai la sensation d'être comme un enfant au début de son existence », s'enthousiasme-t-il.

Celui qui a été à l'origine du Taller en Uruguay et aux Pays-Bas, qui a exposé à Londres, à New York, à Madrid, à Rome, à Berlin ou au centre Georges-Pompidou, n'a cependant pas manqué de projets d'envergure durant toutes ces années. Et pourtant, à l'écouter, on comprend vite que celui-ci est tout à fait particulier à ses yeux.

D'une toile sur Hercule est né un projet fort de cinquante créations monumentales sur l'apothéose de ce demi-dieu. Un travail à la mesure de ce dernier sur lequel l'artiste uruguayen a travaillé pendant plus de deux ans. Fresques, portraits sur bois, toiles, sculptures et poèmes font de cette installation une œuvre immense et intense. « J'ai été saisi d'une fièvre créatrice qui m'a emmené très loin. Il faut dire que le mythe d'Hercule est d'une telle richesse qu'il constitue une source d'inspiration sans fin ».

 

Résolument optimiste

Surtout, il est l'occasion de raconter une rédemption, un thème cher à cet artiste résolument optimiste. Si une immense fresque recouvrant tout un pan de mur revient sur la folie l'ayant conduit à tuer femmes et enfants, toutes les autres œuvres racontent comment Hercule a retrouvé le chemin du salut. Un parcours initiatique retraçant à la fois ses 12 travaux, les hommes qu'il a rencontrés et les sacrifices qu'il a consentis pour venir en aide à ses semblables.

« Hercule me permet de parler de la beauté du monde et de l'homme. Si le mal existe, il n'est pas une fatalité. À l'image d'Hercule, l'homme est capable de se repentir, de lutter et de rendre le monde meilleur. Son histoire est tellement riche que chacun peut y trouver quelque chose qu'il vit ou qu'il a vécu. C'est pour moi un symbole, un message d'espoir et d'amour ». On ne peut visiter cette installation sans se dire qu'elle est un aboutissement de l'œuvre de l'artiste. On y retrouve tout Armando Bergallo, son goût pour les portraits, la démesure, la couleur, le décloisonnement des genres et des arts. Lui-même avoue avoir eu le sentiment, en créant cette œuvre, d'emprunter de nouveau tous les chemins l'ayant conduit à ses différents travaux. Avec les fresques d'Éros et Thanatos, son installation a pris une dimension supplémentaire en ouvrant encore de nouvelles perspectives. « Le thème d'Hercule est un labyrinthe d'idées pour exprimer cet espoir que je place dans la force de l'esprit humain ». On pourrait penser que l'artiste pourrait y consacrer toute sa vie. Pourtant, en mars 2012, le projet sera tout à fait achevé puisqu'il sera présenté dans un espace de 2 500 mètres carrés à La Coupole de Saint-Loubès (33).

En attendant, ainsi qu'il l'avait déjà proposé l'an dernier, Armando Bergallo ouvre au public les portes de son atelier afin que celui-ci découvre l'avancée de son œuvre qui sera visible jusqu'en octobre sur rendez-vous. Du hangar à l'étable en passant par sa maison, il offre ainsi l'opportunité de découvrir la naissance d'un projet.

Le public pourra aussi se rendre, juste à côté, à Douzains, chez Lesley Shell, plasticienne et compagne de route de l'artiste, en même temps que son mari Tim, lequel a composé la musique de cette nouvelle installation. Une journée placée sous le signe de la rencontre, un autre thème cher à cet artiste à l'inspiration profondément humaniste.

 

Sud Ouest, Sébastien Maurès, 13 août 2011

 



 

HERCULE


2010

 

 

Armando Bergallo:

« En pénétrant dans mon hangar où trônait autrefois “Alice’s room" j’ai vu à quoi devait ressembler mon travaux sur Hercule »

 

Les 12 travaux de Bergallo

 

EXPOSITION Ce weekend, l’artiste uruguayen étale dans son atelier de Lalandusse 12 portraits d’Hercule

 

Armando Bergallo est un hyperactif de la création. En ce lundi 12 juillet éprouvant; en compagnie de l’incontournable et toujours discret Frederik van Kleij, il peaufine la mise en place de l’exposition autour de sa dernière installation dans son atelier de Lalandusse. Tout le week-end dernier, il a travaillé en compagnie de l’association Atravez à la mise en scène de son dernier spectacle à Léognan, « Gulliver », lequel projet a débuté dés la fin d’ Alice », réalisé l’été dernier. Un vrai marathon, en somme.
L’installation qu’il propose au public â partir d’aujourd’hui est en gestation depuis une dizaine d’années, davantage peut-être. Et elle a soudainement jailli de son esprit au mois d’avril. « J’étais en pleine préparation de “Gulliver” et ce n’était sûrement pas le moment de commencer autre chose mais le personnage d’Hercule est revenu m’obséder. En pénétrant dans mon hangar où trônait autrefois “Alice’s room”, j’ai vu à quoi devait ressembler mon travail sur Hercule », raconte-t-il en ponctuant chacune de ses phrases par l’adjectif extraordinaire ».
Saisi par une fièvre créatrice, il peint sans relâche pour accoucher d’une œuvre à la (dé) mesure de ce héros mythologique. Comme souvent chez l’artiste uruguayen, Hercule est l’occasion de raconter une rédemption. Si une immense fresque recouvrant tout un pan de mur revient sur la folie l’ayant poussé à tuer femme et enfants, douze portraits, comme autant de travaux, comme autant de rencontres, tout en douceur, disposés au sol tout autour d’une boule transparente saturée de mots, viennent simuler ce voyage initiatique. Un voyage d’ailleurs auquel est convié le spectateur qui doit se déplacer dans la grange pour voir la suite de cette installation. Là, portraits gigantesques-dans tous les sens du terme - laissent entrevoir un Hercule plus apaisé, plus libéré tandis qu’il réalise ses douze travaux et retrouve ainsi la voie du salut.

Expo rétrospective
Généreux dans sa peinture où ses couleurs éclatent, Armando Bergallo l’est aussi en amitié. S’il organise aujourd’hui et demain 15 heures à19 heures, le vernissage de ses deux installations (qui resteront visibles sur rendez-vous pendant un an), il en profite aussi pour présenter le travail de tous ceux qui l’entourent dans la réalisation de ses spectacles.

« J’ai L’impression d’avoir à nouveau
8 ans. Je suis en total ébullition, et les
projets se bousculent dans mon esprit »

Ainsi le collectif Atravez présentera le projet « Gulliver », la musique de Tim ShelI accompagnera la visite des installations et le public sera invité à se rendre â Douzains visiter l’exposition de Lesley Shell qui prête aussi ses talents de plasticienne et de cinéaste aux côtés d’Armando dans plusieurs de ses projets.
Ce dernier propose d’ailleurs lui aussi, à cette occasion, une exposition rétrospective de son œuvre au cœur de sa maison qui est elle- même un vrai chef-d’œuvre architectural. Les tableaux seront vendus au prix atelier et une partie de l’argent récolté permettra de financer les projets encours et ceux à venir Car Armando Bergallo est un créateur boulimique. « J’ai l’impression d’avoir à nouveau 8 ans. Je suis en totale ébullition et les projets se bousculent dans mon esprit »
Cependant, il l’a promis, après les représentations de « Gulliver », fin novembre, à Léognan, il va prendre quelques vacances. En principe…

Sud Ouest, Sébastien Maurès – 17 juillet 2010

 


 

GULLIVER

 

2010

 

 

 

Le voyage de Bergallo


Pour le « Gulliver » créé vendredi et samedi à Georges-Brassens, le plasticien convoque théâtre, peinture et musique.

 

Il y a eu Alice l'an dernier, voici Gulliver. Demain et samedi, au centre culturel Georges-Brassens, c'est un « opéra contemporain » très particulier que proposent l'association léognanaise Atravez, et le plasticien uruguayen du Lot-et-Garonne Armando Bergallo.


Qu'on ne s'attende pas à retrouver sur scène le héros de Swift et ses Lilliputiens. « Je n'ai gardé du personnage que l'idée du voyage », prévient Bergallo. Son Gulliver à lui, qui est peintre, voyage entre rêve et réalité. « C'est une métaphore de la vie artistique », dit-il. Et de la sienne en particulier, en errant célèbre de la scène artistique, de son pays en Hollande, au Bordeaux de Sigma, entre autres.

 

« Ça parle de la possibilité d'être le maître de sa propre vie. Et c'est optimiste ! », dit-il. Le triomphe sur le « mal » - un mécène - « mafioso », est l'enjeu de l'opéra. Pour raconter cette histoire, Bergallo a convoqué à sa façon (c'est-à-dire sans façon), un compositeur britannique, Tim Shell, (qui est son voisin), son épouse plasticienne et vidéaste Lesley Shell, un baryton et une soprano de l'opéra de Bordeaux, David Ortega et Elise Deuve (du moins leurs voix enregistrées).

 

Mais aussi des talents non professionnels : Julien Herraiz et Aurélie Garcia à la musique, Marie Le Bec pour la co-écriture du texte. Tandis qu'on verra sur scène une troupe issue de la compagnie Nougatine et du Nonchaloir à Gradignan.


La « pépinière » Atravez

Chacun s'est emparé du récit, a apporté sa contribution. Tim Shell en version orchestrale contemporaine, Lesley en « voyant les couleurs » dans le texte, et ainsi de suite. « C'est la musique qui conduit le spectacle », dit Bergallo. Mais c'est son Gulliver-peintre qui fait naître les héros de son pinceau.

 

C'est ce que Bergallo appelle la « pépinière », une façon de cultiver la rencontre au gré du hasard (c'est une panne de camion qui l'a fait rencontrer les Léognanais d'Atravez). Et avec une inébranlable confiance en l'énergie née de ces collisions, pour inventer les objets artistiques totaux qu'il affectionne. « La qualité professionnelle n'a rien à voir avec l'argent, c'est juste une question d'attitude », dit-il.

 

Gulliver sera sa dernière coopération avec Atravez. Il passe à

« autre chose ». Convaincu que l'association est armée pour continuer son chemin.

 

 

SUD OUEST, Gilles Guitton – 25 novembre 2010


 

 

 

TERRE D'ART

 

2010

 

 

terre d'art

Sébastien Maurès

 

A travers le portrait de trente cinq artistes majeurs contemporains, Terre d'art vous propose une visite originale du Lot-et-Garonne.

 

Une façon à la fois de créer du lien avec des artistes incontournables et de célébrer la diversité d'un formidable patrimoine culturel. Laissez-vous donc guider par ces textes finement ciselés tout au long de ces soixante huit pages richement illustrées de plus de trois cents tableaux et sculptures. Partez à la rencontre de ces univers singuliers et fascinants qui ne demandent qu'à être explorés.

 

Découvrez une autre facette du Lot-et-Garonne.

 


 


ALICE

 

2009

 

 


Autour d'Armando, les montagnes se rencontrent


CRÉATION. Lalandusse, Lot-et-Garonne, 200 habitants. Dont Armando Bergallo, créateur amoureux de la vie.

Ça change tout


  

Répétition à Lalandusse, avec autour d'Armando (en tee-shirt noir) une équipe recrutée à l'aide de « klings ». (photo Jean-Louis Borderie)

Au centre de l'oeuvre d'Armando Bergallo, il y a le concept du « kling ». Le kling, c'est, bien qu'il ne le théorise pas en ces termes, le bruit de la rencontre de deux esprits. C'est l'un des mots qui reviennent le plus souvent chez lui, avec l'adjectif « extraordinaire ». « On me l'a parfois reproché. Des artistes avec qui j'ai travaillé m'ont dit : "Pour toi, tout est extraordinaire..." Mais qu'est-ce que je peux y faire ? » Exemple de « kling extraordinaire » : « Mark et Matilda, nos voisins, voulaient découvrir notre maison. Et là, kling ! Ce sont des gens adorables, extraordinaires, on n'en rencontre pas des comme ça tous les jours ! »

Par un heureux hasard, ces voisins - et il n'y en a pas tellement dans le coin - se trouvent être fort opportunément le compositeur de musiques de films Mark Hawkes et son épouse, la mezzo-soprano suédoise Matilda Akerberg. Les voilà embauchés dans la prochaine création d'Armando. « Alice », spectacle pluridisciplinaire, librement inspiré de Lewis Carroll et d'une certaine façon autobiographique, verra le jour demain à Lalandusse.

Né en Uruguay, Armando, peintre et metteur en scène, y a été, de 1963 à 1977, codirecteur artistique d'un atelier de création multidisciplinaire, le Taller de Montevideo, puis, de 1978 à 2004, de son équivalent en Hollande, le Taller d'Amsterdam, centre internationalement réputé de création contemporaine.


Assemblages humains

Un jour, l'équipe du Taller décide de s'installer en plein Lot-et-Garonne... « Pourquoi ? Regardez ! » (geste désignant le paysage vallonné qui s'étend devant la ferme transformée en centre d'art par l'architecte Jean-Luc Barreau) .Certes, il est moins facile d'y réaliser des opéras contemporains. Heureusement qu'on peut toujours compter sur le kling... Et sur l'efficacité discrète de Frederik Van Kleij, administrateur et compagnon, dont la gentillesse jamais prise en défaut n'est sans doute pas pour rien dans la cohésion de ces assemblages humains de hasard.

 

« Armando est une personne chaleureuse, très positive et incroyablement créative » 


À quelques encablures de là, à Douzains, vivent aussi Tim et Lesley Shell, qui habitent ici six mois par an et ont encore des progrès à faire en français. « Nous nous sommes rencontrés à une "party" chez des amis (NDLR : kling). Et quand Armando a appris que j'avais composé de la musique baroque il y a longtemps, il s'est montré très intéressé. Ce voyage d'Alice au long de la vie comprend donc aussi un voyage dans la musique baroque et ses différents styles, italien, allemand... »

 

Heureux hasard

Lesley, elle, a réalisé pour le spectacle une vidéo dans laquelle on voit Alice enfant, jouée par Agathe, la petite fille des voisins. Son papa agriculteur et sa maman pharmacienne n'y ont pas vu d'objection. « Ils connaissaient Armando par son travail et sont venus à la maison discuter de la production. » De l'artiste, Tim et Lesley disent qu'« il ne s'arrête jamais. C'est une personne chaleureuse, très positive et incroyablement créative. Il est très "inspirational" (NDLR : source d'inspiration), il rencontre les gens, prend le meilleur de chacun et les fait travailler ensemble, c'est très excitant. Il a ce don que nous appelons "serendipity" (NDLR : heureux hasard)... » Ou l'art de trouver ce qu'on ne cherche pas, comme un coup de foudre amoureux, par exemple.

Julien Sainz donne un coup de main pour les éclairages du spectacle. Le jeune homme connaît Armando depuis son enfance, depuis que l'artiste eut un jour besoin de garer un camion dans le jardin de ses parents. À présent, il est le président d'Atravez, association basée dans l'agglomération bordelaise, qui a pour but de produire et diffuser des spectacles pluridisciplinaires, et en premier lieu ceux d'Armando Bergallo, bien sûr. C'est lui qui a amené ses copains vers « Alice », un groupe de jeunes comédiens formés ensemble dans le milieu associatif. Armando les adore. « J'ai été surpris de trouver cette jeunesse simple, de qualité, enthousiaste... Comme disait Picasso, "l'enthousiasme, c'est ce dont nous avons besoin, nous les jeunes !" »

L'un des membres du groupe, Julien Herraiz - qui joue de la guitare et du piano dans la pièce parce qu'Armando, un jour, a appris qu'il en jouait et qu'il aimait Garcia Lorca -, raconte de son côté, comme en miroir : « La première fois, j'ai vu un artiste, un peu fou, qui me parlait de tant de projets et d'un passé si riche que j'étais un peu perdu. Il en a tellement à dire qu'il part dans tous les sens. Armando est doté d'un enthousiasme débordant. »

Et c'est ainsi qu'à Lalandusse, Lot-et-Garonne, un homme détient le secret de l'éternelle jeunesse. Ça, c'est vraiment « extraordinaire ».

 

SUD OUEST, Antoine De Baecke – 13 août 2009

 

 

__

 

 

 

« Alice », de l’autre côté du miroir


À moins de dix jours de la première représentation de son nouveau spectacle, « Alice », Armando Bergallo paraît détendu et, surtout; ravi. Tantôt vissé sur son siège, tantôt debout pour apporter quelques précisions à ses acteurs ou pour échanger avec ses différents collaborateurs, il peaufine encore sa mise en scène.
Pour faciliter son travail, il héberge dans sa maison de Lalandusse une partie des artistes participants  l’aventure. Certains travaillent dans d’autres pièces alors que la grange, qui abritera les trois représentations de vendredi, samedi et dimanche, est le théâtre de la principale effervescence.

Chacun apporte sa pierre

«Ce qui est en train de se passer est fantastique, s’exclame le maître des lieux. Toutes les personnes qui interviennent dans ce spectacle sont pleinement dans l’émotion et dans la création. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est tout à fait ce que je recherche dans ce type d’entreprise. »
Armando Bergallo trouve dans cette création un parfait décloisonnement des arts et des genres, tel qu’il a  imaginé. Spectacle à la fois pictural, théâtral, musical, cinématographique et littéraire, « Alice » est également en perpétuelle évolution. Les artistes de la troupe de Léognan (Gironde) et les professionnels ou amateurs locaux chacun dans son domaine, concourent à enrichir une œuvre déjà foisonnante.
«Alice », c’est un peu l’histoire de la vie. L’héroïne est enfermée dans un labyrinthe et chemine vers l’amour. Durant son parcours pour s’en échapper elle rencontre l’amitié, la passion, la jalousie, la mort… En bref, tous les sentiments et les expériences que nous pouvons croiser dans la vie. Mon désir était de réaliser une œuvre positive. Dans un monde où le mal et la laideur l’emportent parfois, je voulais opposer une vision optimiste pour montrer que le beau et le bon sont toujours possibles. »

Ce spectacle, profondément baroque et enchanteur, empruntant aussi bien à la mythologie grecque, au texte de Lewis Caroll qu’à la culture sud-américaine, sera ensuite joué à Léognan avant de tracer son sillon. Armando s’attellera alors à son troisième spectacle. Après Salomé » et donc « Alice », « Gulliver » sera à  l’honneur pour développer le thème du voyage.

 

Sud Ouest, Sébastien Maurès - 10 août 2009

 

 


 

  PORTRAIT

 

 

 

Bergallo ou la tendre démesure


L’Uruguayen Armando Bergallo est le père, avec trois autres artistes, du « taller », dont le projet est de faire voler en éclats les barrières existant entre les arts plastiques, la musique l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma ou encore l’opéra. Il développe ainsi les performances, les projets multimédias, les films et les pièces de théâtre musicales à Londres, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, avant de poser ses valises à Amsterdam à la fin des années 1970.  
Cette rencontre entre le monde sud-américain et européen accouche d’œuvres foisonnantes jusqu’au centre Georges-Pompidou. En 2003, il s’installe parfois à Lalandusse où il réalise la trilogie d’opéra contemporain, présentée par l’association Atravez : « Salomé », « Alice » et Gulliver ».
Armando Bergallo est donc un artiste à tout faire. Peintre, sculpteur, metteur en scène, il offre au public une œuvre prolifique tirant son suc des différentes formes artistiques. Son univers se présente comme une synthèse de l’art européen et sud-américain, où le décloisonnement est roi.

 

Sublime et grotesque

Riche en couleurs éclatantes, son œuvre tutoie aussi bien le sublime que le grotesque et glorifie la beauté d’un monde dont la laideur peut parfois paraître effrayante. Dans un esprit profondément baroque il invite à la noce les thèmes les plus contradictoires pour conter une histoire où le génie de l’homme le dispute à sa démesure.
Inspiré parles diverse légendes et mythologies, Armando  demeure un indéfectible optimiste. Son œuvre s’apparente à un voyage initiatique où l’amour et la beauté finissent par triompher, offrant un panel de portraits d’individus enfin touchés par la grâce.

Sud Ouest Sébastien Maurès 10 juillet 2010
 

 

 

 

A l’occasion du Vernissage de l’Exposition au Musée A. Marzelles en mai 2009.

 

Armando Bergallo, bonsoir….

Je suis venue à votre rencontre, en effet vous m’avez accueilli chez vous et Frederik van Kleij à Lalandusse, lieu ouvert à tous sur rendez-vous téléphonique. Entre le Lot et le Périgord, entre la navigation sur les rivières et la préhistoire, le regard se pend à l’infini des courbes.

En compagnie de Pascale Maurel, nous avons visité vos ateliers, tous les éléments de la vie étaient là, surgissant, inondant. Des tableaux, de vastes peintures murales… Comment aboutir à  des compositions si justes ? Des œuvres se déploient dans l’espace, dans votre espace, comment autant de vagues qui déferlent !

La conversation tourna autour des arts et de la vie ce quez revient un peu au même. Il me fallut parfois deviner de qui vous me parliez. En effet, cet artiste n’avertit pas forcement son interlocuteur quand la coulée de sa pensée change de pente.

Armando Bergallo, vous êtes né en 1942 à Montevideo en Uruguay. Vous suivez une formation à l’Académie d’Art Taller Torres Garcia de 1959 à 1963. De 1978 à 2004 l’on vous retrouve co-directeur artistique du Taller à Amsterdam, toujours atelier de création multidisciplinaire.

Après un très joli parcours, Montevideo, Paris, Londres, Chicago, New York, Amsterdam, ce  sera Lalandusse, village de 205 habitants.

En effet en 2005, vous vous installez en Aquitaine et poursuivez votre œuvre de plasticien, de metteur en scène, de peintre. Mais votre histoire d’amour avec la France démarre tout d’abord à Bordeaux en 1983, avec « Le Désert » et ensuite en 1985 avec « La Nuit de Troisième Jour », les deux spectacles présentés au festival Sigma. Le coup de foudre « rural » se produit ensuite, en effet vous découvrez Lalandusse en 1996, …..  à 130 m d’altitude sur les coteaux. Vous y reviendrez et vous y installerez donc plus tard.

Vous présentez en 2005 « Le Fil d’Ariane » à l’Hôtel de la Région Aquitaine, et en 2007 « Salomé » opéra contemporain, texte décor, et mise en scène à Milan.

En 2008, nous découvrons la fondation de « Atravez », association pour la création artistique dans le domaine des Arts plastiques, des opéras contemporains et des projets multidisciplinaires.

 

Couleurs, voilà le maitre mot de votre peinture.

Une grande place est donnée aux visages, des hommes et des femmes qui ont compté pour vous, passion ou amitié, passé ou présent.

Les différentes significations de la couleur s’échelonnent du chaud au froid, de la naissance à la mort, de la terre au ciel. Un tableau comporte non seulement un sens général, mais aussi une signification que chaque couleur vient ajouter. Un mur rouge est bien sûr un mur de couleur rouge, mais il est également chaud, terrestre, c'est-à-dire plus proche de l’émotion que de l’esprit.

Infatigable, vous mélangez les couleurs avec audace, vous donnez à vos portraits une vérité poétique.

Armando Bergallo, vous oubliez la cruauté des hommes en les rendant beaux malgré tout, en reproduisant leur âme avec ces coups de crayon ou de pinceau. Images de rencontres de la vie, dans leur beauté, mais aussi avec les cortèges de peurs, de fantasmes, d’horreur même qui gravitent autour d’eux, et pourtant, et c’est  bien là le miracle, ce monde intérieur est comme racheté, sauvé, relié par l’immense force du trait et de la couleur alliés, expression d’un optimisme vital que vous caractérise.

Ce qui vous attire Armando Bergallo, dans la peinture, est avant tout l’humanité. Vous rejetez l’anecdote pour ne vous intéresser qu’à l’être.

Les  fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, cela explose, l’on se perd… Il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées.

Les visages se mêlent et remplissenttout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent.

Votre talent est insolent ; enthousiaste, votre générosité est constante. Vous êtes un travailleur acharné, avec le goût de la grandeur, friand d’espace et de projets monumentaux. C’est une nouvelle manière de vivre et de produire des images à la croisée des arts et du spectacle.

Vous conjuguez création collective et individuelle, mythes et concepts, audacieux, curieux, vous aimez faire voler en éclats les barrières entre les genres.

Oui Armando Bergallo, vous êtes un humaniste discret et généreux. Merci d’être là ce soir. 

 

Anne Mahieu, Adjointe au Maire

  Chargée de la Culture et du Patrimoine – mai 2009

  

 

__

 

 

  

  INSTALLATION - ALICE'S ROOM

 

 

 

Alice's Room  

l’anima de l’artiste

 

    C’est d’abord par un grand trou de serrure que le visiteur, l’hôte, découvre Alice’s room.

Le thème est annoncé d’emblée, et la tête de cette éternellement jeune fille nous regarde ou plutôt regarde en face de nous.


   Gare aux attentes erronées : l’intérieur est tout un monde intérieur.


   Cet intérieur d’Alice se déroule au rythme de nos pas, qui longent l’immense toile tendue sur le mur gauche de l’espace carré, nous menant comme aimantés par la progression des images devant la deuxième grande toile tendue sur le mur du fond, puis vers les images de la toile sur le mur droit, dans un recul et une nouvelle avancée vers la toile gauche. C’est alors qu’on s’aperçoit que l’on décrit une spirale conduisant de l’extérieur vers l’intérieur, exactement comme la spirale dessinée en bleu pâle sur le sol en béton du hangar.


    Étonnant cheminement qui nous arrête pourtant toujours devant le portrait d’un homme jeune, sans âge, placé au mur de la porte d’entrée faisant face à Alice. Il devient témoin constant et point d’orgue du cheminement.


    Que nous disent, que nous racontent ces images déroulées sur les toiles de l’âme d’Alice ?

D’abord des têtes d’hommes au fil des rencontres : celle d’un indien, une tête renversée vers l’arrière, une autre d’un homme endormi, suivie de celle d’un homme au regard intensément réveillé, puis une tête d’homme plus douce, paraissant plus détachée sous un voile de traits de couleurs. Traits de couleurs vives qui, à d’autres endroits, drapés vers le haut comme un rideau entre différentes scènes, séparent et relient toutes ces têtes. 


    Couleurs : voilà le maître mot de la peinture d’Armando Bergallo. Couleurs vives. L’immense force de ses puissants traits de couleurs. C’est par elles que son style s’impose, montre, structure, relie, donne sens au représenté, et le maîtrise.


    On assiste à une suite quasi onirique de représentations : chaque tête bien posée, peinte de main de maître, est entourée d’éléments à peine perceptibles : lettres, dessins de corps humains, de parties de corps, des formes inquiétantes, escamotées, tronquées… Et pourtant, énigme : on n’est pas envahi par l’angoisse, qui pourtant est présente dans tous ces fragments, dans toutes ces touches de morcellement. On ne l’est pas plus devant l’enfer horrifiant des serpents entremêlés se déroulant autour d’une tête de Gorgone, à droite du visage d’Alice. Mais à sa gauche, cette scène, dans toute sa largeur, trouve son contrepoids dans de somptueux drapés de couleurs. On ressent le même effet stupéfiant devant la grande toile à droite où la tête grimaçante d’un Homme aux yeux protubérants qui louchent sauvagement et une bouche ouverte et à la fois fermée par une langue d’un rose épais, nous donne l’image de la folie brutale, …angoissante ?


   Oui, elle l’est ou, plutôt : elle devrait l’être. Car sa force épouvantable est dominée, contrebalancée encore par les couleurs impérieuses, la masse verte d’un arbre vigoureux et, de nouveau, une tête de jeune homme, à la fois se dégageant des traits de couleur et liée par eux.


    Le portrait du père, idéalisé dans sa peinture par l’équilibre tranquille de son visage beau et régulier, semble le garant approbateur de ce qui se passe en face de lui. Dans sa vue aussi, comme dans celle du visiteur, de l’hôte, est contenue la scène de Alice’s Room.


    Alice’s Room, l’intérieur d’Alice, est fait d’images de rencontres de la vie, dans leur beauté, mais aussi avec les cortèges de peurs, de fantasmes d’horreur même, qui gravitent autour d’eux, et pourtant, et c’est bien là le miracle : ce monde intérieur est comme racheté, sauvé, relié, par l’immense force du trait et de la couleur alliés, expression d’un optimisme vital, qui caractérise le génie du peintre Armando Bergallo. 


Sitta Zielke - 2008.

 

 __

 


 

Alice’s Room oder die Anima des Künstlers

 

      Durch ein riesiges Schlüsselloch entdeckt der Besucher Alice’s Room. Das Thema ist von vornherein angekündigt und der Kopf des Mädchens in ewiger Jugend schaut uns an oder vielmehr schaut in unsere Richtung.


      Keine vorschnellen Phantasien! Nicht das Intimleben eines Mädchenzimmers erwartet uns, sondern das Innere, die Seele eines Menschen.


     Dieses innere Leben von Alice entfaltet sich vor unseren Augen, im Rhythmus unserer Schritte, die uns zunächst die riesige Leinwand,

linkerhand im grossen Expositionscarré, entlangführen; wie magnetisch angezogen und von der fortschreitenden Entwicklung der Bilder vor die zweite grosse Leinwand geführt, die an der hinteren Mauer ausgespannt ist, schliesslich zu den Darstellungen der rechten Leinwand, in einer kreisförmigen Bewegung, die uns zurückträgt zu den ersten Bildern. Hier erst wird man gewahr, dass man genau jene Spirale von aussen nach innen beschrieben hat, die hellblau auf den Betonboden des Schuppens gemalt ist.


     Ein faszinierendes Wandeln, das uns immer wieder vor dem Portrait eines jungen Mannes ohne Alter verharren lässt, welcher uns an der Wand neben dem Eingang gegenüber dem Portrait von Alice erwartet. Er bildet kontrapunktisch den Zeugen  des gesamten Geschehens.


     Was sagen uns, was erzählen uns diese Bilder, deren Leinwand und Träger die Seele von Alice ist? Zuerst, in der Folge der Begegnungen, Männerköpfe: der Kopf eines Indianers, nach hinten zurückgeworfen, ein anderer eines schlafenden Mannes, gefolgt von einem Kopf mit hellwachem Blick, dann ein Männerkopf mit sanftem Gesichtsausdruck, der unter einem Schleier von farbigen Pinselstrichen gelöst, wie losgelöst erscheint. Leuchtende, lebendige Farbstriche, die, an anderen Stellen drapiert, wie ein von oben gehaltener Bühnenvorhang die Szenen voneinander trennen und miteinander verbinden.


     Farben: Schlüsselwort, ja Schlüssel zu Armando Bergallos Gemälden. Leuchtende, intensive Farben. Gewaltige Kraft mächtiger Pinselstriche. Sie sind das Siegel seines Stils, sie sind es, die betonen und nuancieren, die gestalten, verbinden, dem Dargestellten seinen Sinn verleihen, die beherrschen.


     Wir sind in eine traumähnliche Darstellung hineinversetzt: jeder einzelne Kopf, meisterhaft gezeichnet, ist umgeben von kaum wahrnehmbaren Details: Buchstaben, skizzierten Körperformen, Umrissen von Körperteilen, beunruhigenden, verdeckten, verletzten Formen.


      Und da fühlen wir uns wie von einem Rätsel ergriffen: müssten uns nicht Angst, Unwohlsein, Schmerz beklemmen, die aus all diesen fragmentarischen Formen der Zerstückelung intensiv zu uns sprechen ? Auch die Höllenschlangen, rechts von Alices Portrait,  die sich drohend um den Kopf einer Medusa winden, warum ergreifen und beklemmen sie und haben doch keine zerstörerische Macht über uns? - Der Blick schweift auf die linke Seite von Alices Portrait: hier findet die schreckliche Szene der Medusa, in ihrer gesamten Grösse, ihr Gegengewicht in einer üppigen, leuchtenden Farbendrapierung ausgreifend bewegter Pinselstriche!


        Wir empfinden dieselbe verblüffende Wirkung vor der Leinwand an der rechten Seite des Saals, wo das verzerrte Gesicht eines Mann mit vorquellenden, wild schielenden Augen und einem um eine dicke rosa Zunge geöffneten und geschlossenen Mund uns das Bild des nackten, brutalen Wahnsinns bietet. Fühlen wir uns beklemmt, in Panik versetzt, innerlich angesteckt von dieser blind zerstörerischen Kraft? Berührt ja, beängstigt nein. Was geschieht? Was schützt uns? Wieder findet sich die entsetzliche Gewalt wie gebannt und ausgeglichen durch die Macht der Farben: das leuchtende Grün eines kräftigen Baumes und wieder, verbunden durch kräftige, farbige Pinselstriche, durch sie hervortretend, den Kopf eines jungen Mannes.


       Schliesslich der Kontrapunkt und Fluchtpunkt des gesamten Raums: das Portrait des ewig jungen Vaters. Idealisiert durch die Schönheit seiner regelmässigen, ausgeglichenen Gesichtszüge, scheint er gleichzeitig Betrachter und Garant des sich ihm darbietenden inneren Geschehens. Sein Sehen, wie der Blick des Besuchers, umschliesst, umfasst, erfasst Alice’s Room.


     Alice’s Room, das Innenleben von Alice, tritt uns entgegen in Bildern von Lebensbegegnungen, erfasst in ihrer Schönheit, aber auch in den Schrecken, Ängsten, Horrorfantasmen, die sie begleiten. Und doch, und hier liegt das Wunder im Schaffen von Armando Bergallo: diese innere Welt ist wie erlöst, gerettet, vor Angst, Zerfall und Wahnsinn bewahrt durch die einigende, ungeheure Kraft des Pinselstriches und der Farbe, Ausdruck des vitalen Optimismus, der das Genie von Armando Bergallo kennzeichnet.


Sitta Zielke - 2008.

 

 __

 

 

 

Alicia - el alma del artista

 

   Al principio, el visitante descubre Alicia’s room a través el enorme agujero de una cerradura.

Sin dar vueltas, el tema se anuncia y el rostro de esta eterna joven nos mira o más bien mira en nuestra dirección.

 

    Cuidado con las expectativas erróneas, el interior es todo un « mundo interior ».

 

    Este interior de Alicia transcurre siguiendo el ritmo de nuestros pasos a lo largo de un amplio lienzo colgado en la pared a la izquierda del espacio cuadrado y que nos conduce como hechizados por la progresión de las imágenes al segundo lienzo expuesto en la pared del fondo y después hacia las imágenes del lienzo de la pared a la derecha dando un paso atrás y luego avanzando hacia el lienzo de la izquierda. Entonces nos damos cuenta de que describimos un espiral que nos lleva del exterior hacia el interior exactamente como el espiral dibujado en color azul claro translucido sobre el piso de hormigón de la instalación.

 

    Asombroso camino que nos conduce frente al rostro de un hombre joven, sin edad, situado en la pared donde se encuentra la puerta de entrada frente a Alicia. Se transforma así en constante testigo y en punto culminante del camino.

 

    ¿Qué nos dicen, qué nos cuentan esas imágenes que desfilan en los lienzos del alma de Alicia?

Primero, rostros de hombres que ella fue conociendo: el de un indio, la cabeza inclinada, hacia atrás; otra la de un hombre dormido seguido por la de un hombre de mirada intensamente despierta; otra la de un hombre más suave, que parece más distante bajo un velo de trazos de colores. Trazos de vivos colores que en otros lugares van drapeados hacia arriba como un telón entre diferentes escenas que separa y enlaza todos esos rostros.

 

    Colores, he aquí la palabra maestra de la pintura de Armando Bergallo. Colores vivos. La inmensa fuerza de sus potentes trazos de colores. Es a través de los colores que su estilo se impone, muestra estructura y le da sentido a lo representado y hasta lo domina.

 

    Asistimos a una secuencia de representaciones casi onírica. Cada rostro bien centrado, pintado con mano maestra está rodeado por elementos apenas perceptibles , letras, dibujos de cuerpos humanos, partes de cuerpos, formas inquietantes, escamoteadas, truncadas… y sin embargo , enigma : no nos invade la angustia, pese que esta se encuentra en todos estos fragmentos , en cada toque fragmentado. Tampoco la sentimos frente al infierno aterrador de las serpientes entremezcladas que rodean una cabeza de la Medusa a la derecha del retrato de Alicia. Pero a mi izquierda, esta escena en toda su amplitud encuentra su contrapeso en un suntuoso drapeado de colores. Sentimos el mismo efecto de estupor frente al gran lienzo a la derecha donde se halla  la cabeza gesticulante de un Hombre de ojos protuberantes y salvajes, ora boquiabierto, ora boca cerrada por una lengua de espesor rosado que nos da la imagen de la locura brutal… ¿angustiante?

 

    Sí, lo es o más bien debería serlo. Ya que su  fuerza se encuentra  dominada, equilibrada otra vez por los colores dominantes, por la masa de un vigoroso árbol y luego un rostro de hombre joven que se desprende de los trazos de colores y a la vez se une a ellos.

 

    El retrato del padre, idealizado en su pintura por el equilibrio sereno de un rostro bello y regular parece guía que aprueba lo que sucede delante de él. En su mirada así como en la del visitante, está contenida la escena de Alicia’s Room.

 

    “Alicia’s room”, el interior de Alicia está, hecho de imágenes, de encuentros de la vida, en su belleza pero a su vez con el séquito de miedos, fantasmas, hasta de horror que gravitan en su alma y sin embargo, ahí está el milagro: ese mundo interior se encuentra como salvado, recuperado, enlazado por la inmensa fuerza del trazo y del color, ambos unidos, expresión de un optimismo vital que caracteriza el genio del pintor Armando Bergallo.

 

Sitta Zielke - 2008

 

__

 

  


Alice dans la nature

 

Lalandusse. Armando Bergallo, peintre et metteur en scène, expose jusqu’ à la mi-octobre, dans sa maison-atelier, plusieurs tableaux et l’installation

de « Alice’s Room » qui préfigure

son nouveau spectacle.

 

“Cet après-midi-là, il pleut sur Lalandusse. Le vent, par paquets violents, fait plier le gros chêne (à gauche) et le mur de peupliers (à droite) et fait des vaguelettes sur le petit lac (au centre). « À Amsterdam, tu ne peux pas voir ça », s’enchante Armando Bergallo, derrière la grande baie vitrée d’où n’entend rien de la guerre, dehors. Le chêne qui « affronte l’orage comme une image de la vie », c’est un tableau de la campagne, pas de la ville... ”.  

 

“…Jusqu’à la mi-octobre Armando Bergallo expose donc en solo ses tableaux dont le pointillisme des visages (très réalistes, parfois même des portraits), vivants, palpitants, fait penser à Van Gogh, et le tourbillon des couleurs, jetées comme dans un « orgasme »,  a quelque chose d’un Jackson Pollock figuratif. Tout ceci vaut le détour à Lalandusse, pour qui n’aurait pas vu Armando exposer au Conseil régional de Bordeaux (2005) ou à Beaubourg, Venise. Milan, Chicago, etc. (depuis les années 60). Comme le principe est de visiter l’art et son décor, on jette aussi un œil avide sur l’intérieur douillet, le labyrinthe de volumes ouverts avec mobilier design ou vestiges fifties.
L’objet de cette expo est une ode psychédélique (voire psychologique) à Alice. Après « Salomé » (2006), revue en ballet musical pendant lequel l’artiste peignait une fresque en live, Armando reprend cet autre mythe de femme-enfant. Ou deux passions contenues dans son œuvre : l’innocente façon d’aimer de la jeunesse ; les femmes « artistiquement plus expressives » que les mâles. La pièce maîtresse de l’exposition s’intitule « Alice’s room » (la chambre d’Alice), soit une longue fresque sur fond de textes dits, où Alice croise « l’amour, la tendresse, la cruauté », etc. Ceci préfigure le spectacle, avec acteurs, chanteurs et musiciens, qui sera donné en octobre à Lauzun, Milan et Bordeaux. A la fin du spectacle/fresque. Alice retrouve son père : une beauté quadragénaire, cheveux en bataille, l’œil bon. « L’image idéale du père protecteur », explique Armando, quand souvent dans l’art, le père est représenté cruel et borné. « Mon père était comme ça », dit Armando. « Je l’appelais le regard de l’amour ». Mélomane et gynécologue, il a légué son « optimisme » au fils. Et c’est vrai qu’il est l’auteur d’une œuvre éclairée, enthousiaste. Il a toujours mis du sien dans ses tableaux. Et un peu des autres, visiteurs et spectateurs, dont Armando écoute attentivement les réflexions « La réaction sert à la matière ». À l’inverse, « devant le tableau, les gens parlent d’eux-mêmes, C’est inévitable »… ”.


“…Enfin, l’exposition est l’occasion de contempler la superbe maison de l’artiste, conçue par Jean-Luc Barreau, architecte de Castillonnès. Comme quoi, l’art à la campagne (ad lib)”

SUD OUEST, Adrien Vergnolle – 29 septembre 2008

 

 

__

 

 

 

« Alice’s Room » d’Armando Bergallo

 

"Ce sont de nombreux amateurs qui se pressaient au vernissage «Armando Bergallo, plasticien renommé installé depuis quatre ans à Lalandusse. La visite commence sous le hangar, dans une très grande salle par « La chambre Alice ». Quatre superbes toiles de plus de 10 mètres chacune sont exposées représentant la vie d’Alice, de l’enfance à la femme mûre et sensuelle, ses amours, ses amitiés, ses peines et ses embûches et même la mort jusqu’à la rencontre avec son père imagé par un magnifique portrait. 

Le visiteur, en écoutant l’artiste expliquer son œuvre avec passion, peut comprendre que c’est une sorte d’autobiographie, cette traversée de la vie. Armando Bergallo comme tout grand artiste cherche au travers de ses œuvres à nous faire partager sa quête de vérité en faisant ressortir le positif de la vie et laisse soupçonner les embûches du mal que tout un chacun affronte. La maîtrise parfaite du dessin et les riches couleurs de l’acrylique, le gigantisme de ces toiles, signe l’authenticité de cet artiste contemporain. Les textes qui accompagnent tes toiles sont en harmonie avec son œuvre. La visite continue par d’autres tableaux magnifiques exposés à l’intérieur de l’habitation. Toutes ces variantes de style de l’académique au moderne, les sujets, les compositions nous livrent l’émotion et la sensibilité qui animent ce grand artiste. La visite permet de s’imprégner de l’ambiance où sont réalisées ses peintures. Le lieu de vie, jusqu’à l’atelier tout est ouvert aux visiteurs...".


 

LE PETIT JOURNAL, Maguy Meilleray – 17 au 23 septembre 2008

 

   

__

 

    

  PORTRAITS

 

 

ARMANDO BERGALLO.

 

Éternel errant et exilé, le peintre/metteur en scène de Montevideo a posé sa vie et son chevalet dans la « pampa », près de Castillonnès. Rencontre avec ce créateur protéiforme

«Je suis un animal de sentiment », rit Armando Bergallo, en croquant à pleines dents dans une pomme de toutes les couleurs. Le créateur du Taller d'Amsterdam (1) a posé pour un temps sa vie d'errant et d'exilé à la frontière du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.
« La campagne de Castillonnès a des airs de pampa d'Amérique du Sud. Ici, c'est beaucoup moins désertique et tellement plus gai que l'Uruguay de mon enfance. L'Uruguay, c'est le même paysage, les mêmes produits qu'en Aquitaine. La même latitude, les mêmes quatre saisons », note l'artiste, en ouvrant bien grand les larges baies vitrées de son atelier de Lalandusse. Au-dehors, ciel pastel et vert chlorophylle : une image parfaite de cette Toscane chantée par Stendhal, retour d'Italie.

 

Comme un enfant. A quatre kilomètres coule le Dropt : Lalandusse, 180 âmes, probablement le village le plus cosmopolite du département avec neuf nationalités différentes, des Belges aux Anglais en passant par des Hollandais, des Allemands ou des ressortissants africains. Et, naturellement, le peintre uruguayen.
« La beauté d'une cathédrale médiévale n'avait pas besoin d'explication, n'est-ce pas ? », sourit Armando Bergallo, qui a installé son chevalet dans un atelier high-tech, dans le prolongement d'une vieille grange haute comme un clocher. Le lieu est le cadre idéal pour des toiles, vraiment.
« Ni figuratif, ni abstrait, j'espère que mon travail est inclassable », dit ce plasticien de formation, qui ajoute : « Je fais un tableau comme une femme fait un enfant ».

Rio de la Plata. Ce fils d'Européens est né, en 1942, sur les bords du Rio de la Plata, dans la turbulence sud-américaine. « Je reste fasciné, dit-il, par ma participation totale à notre environnement dérangeant ». Pour lui, il n'y a que l'indifférent qui est perdu pour de bon et qui est, par là, plus haïssable que quiconque. « L'indifférence est la vraie destruction, bien pire que les effets de la violence. »

Pas étonnant, pour le coup, si ces idées aboutissent à une explosion de couleurs qui est, en quelque sorte, la symbolique de tous les drames. Depuis toujours, Armando Bergallo se dit habité par les mythes antiques où Éros et Thanatos s'affrontent. « Ce que chante sa peinture, souligne Françoise Séloron, une amie, écrivain et critique d'art, c'est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les visages se mêlent et remplissent tout l'espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s'emboîtent et se superposent. C'est à fois le récit allégorique et le journal intime de l'humaine condition. »
L'histoire professionnelle du codirecteur artistique du Taller Montevideo (1963-1977), qui fut donc ensuite le cofondateur du Taller Amsterdam (1978-2004) avec son ami, Hector Vilche, jalonne 45 ans de vie artistique internationale, de Montevideo à Amsterdam, de Belgrade à Caracas, de Londres à Venise, de Berlin à Paris, « et qui, dit encore Françoise Séloron, témoigne de son temps : le poids des avant-gardes historiques et des mythes de la vieille Europe, la traversée de l'art conceptuel et de l'art cinétique, l'interrogation sur la fonction sociale de l'art et les expériences multimédias, l'avancée vers le spectacle vivant, l'opéra et la postmodernité, après les désillusions politiques et la faillite des idéologies ''dures'' des années 70. »

Salomé. Dans la mouvance du Taller, Armando Bergallo a, en effet, présenté son travail à la Biennale de Venise, au Centre Georges-Pompidou, à la Biennale de Paris, au Museum of Contemporary Art de Chicago, The Institute of Contemporary Art de Londres, au Het Stedelijk Museum d'Amsterdam, au théâtre des Nations, au Festival Sigma de Bordeaux.
C'est ce même Taller qui présenta également le « Satyricon » dans la version de Bruno Maderna, à l'opéra d'Amsterdam, et l'opéra « Maria de Buenos-Aires », d'Astor Piazzolla, à La Haye, pour la célébration du nouveau millénaire.
À l'orée de l'année 2005, Armando Bergallo découvre l'Aquitaine avec son exposition « le Fil d'Ariane » à l'Hôtel de Région de Bordeaux.
Aujourd'hui, Armando Bergallo court entre le Lot-et-Garonne et Milan où il vient de créer, sur la scène du PIM Spazio Scenico, « Salomé », son opéra électroacoustique. Opéra qui sera donné à Bordeaux au mois de novembre prochain. « J'avais envie, conclut-il, de proposer une nouvelle version musicale et plastique de ''Salomé'' pour interroger les méandres de la passion. »


(1) En espagnol, taller signifie atelier.

 

SUD OUEST, Pascal Heng – 5 juin 2007

 

  

__

 

 

 

 

Diario intimo di crescite diverse


Siamo allo Spazio Pim di Milano a vedere un’opera, definita elettro-acustica, Salomè-Le vie delI’amore, durante la quale awerrà anche la nascita di un dipinto murale, eseguito da Armando Bergallo, pittore e autore del libretto di questa messa in scena.
Si tratta di un dramma lirico ispirato alla figura biblica di Salomè, un nome mitico, che per secoli ha ispirato pittori, poeti e musicisti. Salomè è una donna-bambina simbolo della passione che degenera in follia omicida.
Lo spettacolo si divide in quattro parti: l’infanzia, la danza, la voce di Salomè e la rinascita. Si tratta di un percorso che apre su due storie parallele: quella di un bambino che diventa adolescente e quella di una giovane donna che entra nel gioco della seduzione. Un diario intimo eseguito dall’interpretazione, molto decisa, di Anastasia Zagorskaya e di Simone Ricciardi.
La struttura scenica è abbastanza complessa perché gli attori dividono la scena con due musicisti e un pittore, che hanno un ruolo importante sia per la composizione estetica sia per l’aspetto emotivo di Salomè.

Antonio Bonazzo e Nicola Arata, direttore musicale di questo spettacolo, sanno stare sullà scena in modo impeccabile: i suoni e le note, che escono dai loro strumenti, esaltano il testo. creando emozione intorno alla ricerca intima del protagonisti.
Tutti gli elementi di Salomè sono stati ideati da Armando Bergallo che, da pittore, durante la messa in scena, crea delle sensazioni di colore, eseguendo pennellate su di un pannello posto sul fondo del palcoscenico. La sua presenza non è invadente, ma incornicia le vicende in una scenografla viva e in trasformazione.
Armando Bergallo è un artista di fama internazionale, nato in Uruguai e trasferitosi in Europa molti anni fa.

Tuttora vive a Bordeaux e nei suol progetti c’è quello di una collaborazione artistica con l’Italia che potrebbe far nascere situazioni interessanti. Da sottolineare che il testo di questo spettacolo, nella sua versione originale, è in tre lingue che sono state tradotte appositamente per la versione italiana. Dobbiamo chiederci il perché di questa scelta! il pubblico italiano richiede sempre cose facili e immediate da capire?

 
Allo Spazia Pim di Milano l’opera elettro-acustica,  

Salomè-Le vie dell’amore, tra musica e arte in divenire

 

Musical ! di Lorenza Daverio – Luglio / Agosto 2007

 

 

 

Traduction

 

 

Journal intime à différents moments de la vie

 

Nous sommes au Pim Spazio Scenico de Milan où se déroule un opéra définit comme  électro-acoustique : Salomé-Les Voix de l’Amour, pendant lequel, on assiste à la naissance d’une peinture murale exécutée par Armando Bergallo, artiste peintre, auteur du « Libretto » et metteur en scène de cette œuvre.

Il s’agit d’un drame lyrique inspiré par la figure biblique de Salomé, nom mythique qui, pendant des siècles a inspiré peintres, poètes et musiciens.

Salomé est une femme-enfant, symbole de la passion qui dégénère en folie homicide.

Le spectacle se divise en quatre parties : l’enfance, la danse, la voix de Salomé et la renaissance. Il s’agit d’un parcours qui s’ouvre sur deux histoires parallèles : celle d’un enfant qui devient adolescent et celle d’une jeune fille qui rentre dans le jeu de la séduction. Un journal intime porté avec beaucoup de conviction par Anastasia Zagorskaya et Simone Riccardo.

La structure scénique est complexe car les acteurs partagent la scène avec les musiciens et le peintre qui jouent un rôle important tant pour la composition esthétique que pour la dimension émotionnelle de Salomé.

Antonio Bonazzo et Nicola Arata, directeurs musicaux du spectacle ont une présence scénique impeccable, le son et les notes qui émergent de leurs instruments exaltent le texte, en créant des émotions autour de la quête intime des personnages.

Tous les éléments de Salomé ont été conçus par Armando Bergallo, qui par son travail de peintre crée pendant la pièce, des sensations de couleurs grâce au toucher des pinceaux sur la toile placée au fond du plateau. Sa présence, qui n’est pas envahissante sert de cadre aux événements dans une scénographie vivante et en transformation.

Armando Bergallo est un artiste de renommée internationale née en Uruguay et installé en Europe depuis plusieurs années. Actuellement, il vit à Bordeaux et a, entre autres projets, commencer une collaboration artistique avec l’Italie qui pourrait donner naissance à des événements intéressants.

Il faut souligner que le texte de cette œuvre, dans sa version originale a été écrit en trois langues qui ont été intégralement traduites en italien pour cette version.

On se demande le pourquoi de ce choix. Le public italien demande-t-il toujours des choses faciles et de compréhension immédiate ?

 

 

 

__

 

 

 

 


Allo Spazio Pim la personale visione del mito dell’artista: domani vernissage, sabato spettacolo, poi le opere in mostra.

 

La Salomè di Bergallo arti visive e musica

 

Arti visive e teatro. Nuovamente discipline diverse che tentano di trovare punti di contatto. C’è un qualcosa di altri tempi nel progetto che arriva al Pim; da domani a dornenica la “Salomè” firmata Armando Bergallo, artista uruguagio che offre la sua personalissima versione del mito biblico, partendo dalle composizioni di Nicola Arata e Antonio Bonazzo (sul palco a suonare live, sonorità elettroniche e strumenti acustici). L’opera musicale si sviluppa ed avvolge pubblico e interpretimentre, aile spalle di tutto, su una lunga tela, Bergallo dipinge immergendosi nel suo mondo di potente cromatismo e forze contrapposte. Si tenta una sintesi. « Sul palco si possono vedere tre mie grandi tele - sottolinea l’artista - più una selezione di opere dalle dimensioni più normali. E intanto dalla musica mi faccio ispirare, per creare una nuova opera ». Anni Settanta, verrebbe da dire, con una concezione evocativa del momento artistico che trova corrispettivo anche nella programmazione: domani aile 19 il vernissage, sabato lo spettacolo e domenica pomeriggio esposizione delle opere. Evento unico insomma,da cogliere nel suo divenire. “La Salomè” è un po’ pretesto un po’ nucleo generante; ci si appropria soprattutto dell’aspetto passional-adolescenziale e il mito si trasforma in altro. Storie parallele (in quattro capitoli) di un ragazzo e una ragazza che sul palco vivono la propria esistenza di crescita e percorso; lungo accompagnarsi dai tratti seduttivi che troverà compimento nel finale.

« Corne molti altri artisti - conclude Bergallo - mi sono lasciato affascinare dalla Salomè ma non mi interessa l’aspetto sanguinario. Tutt’altro. È solo l’affermazione positiva dell’amore ».

 

EPolis Milano, di Diego Vincenti, 26 aprile 2007

 

 

 

__

 

 

 

 

"Ce qui m’attire dans la peinture d’Armando est avant tout l’humanité qu’elle dégage, et la simplicité dans le complexe qu’elle associe, le lien entre le figuratif et l’abstrait qu’elle superpose ; son côté photographie de l’invisible, sa composition cinématographique.

Les apparences parfois simultanées du sujet sont extrêmement soignées dans les détails, fouillées par approches successives, mieux que ne saurait le faire un sculpteur cherchant à signifier plusieurs étapes du mouvement. Un peu comme les animistes, le peintre semble chercher à s’approprier l’âme des sujets choisis, en les traitant de façon extrêmement figurative (faisant preuve au passage d’une virtuosité extraordinaire) puis dans une sorte de transe tourbillonnante, à rendre visible leur vie intérieure, notamment par les déplacements que l’évolution provoque.
 
Il rejette l’anecdote pour ne s’intéresser jamais qu’à l’Être. En toutes circonstances. C’est en cela pour moi, que la peinture d’Armando Bergallo est pleine d’humanité
".

Jean-Marie Londeix, Musicien - 2007

  

 

__

 

 

 

  INSTALLATION - LE FIL D'ARIANE

 

2005 / 2006

 


Le Conseil régional d’Aquitaine accueille les grandes peintures véhémentes et chaleureuses d’Armando Bergallo, un plasticien aux talents multiples.

 

 

« Ville panique » et douceur de vivre

 

"Ancien enfant terrible du temps de Sigma avec ses opéras contemporains et ses spectacles multidisciplinaires, cheville ouvrière du Taller d’Amsterdam, créateur aux talents multiples, Armando Bergallo se recentre maintenant sur la peinture qui était sa voie initiale. Son exposition au Conseil régional d’Aquitaine pourrait d’ailleurs se résumer ainsi : une affirmation de la peinture. Avec tout ce que cela implique, un héritage immense, des couleurs jouissives, une souplesse qui autorise toutes les expressions.


Cruautés et les douceurs. Plusieurs périodes de la peinture de Bergallo se confrontent dans le “Labyrinthe” créé dans le grand hall du Conseil, des œuvres des années 80 assez informelles, et des peintures d’aujourd’hui, plus figuratives. Dans les années 80, Bergallo peint sur d’immenses toiles libres de tout châssis des œuvres d’un grand lyrisme chromatique. Il emprunte des fragments aux murs de villes qu’il fréquente, par exemple New-York, l’une des étapes de son itinérance. Collages de journaux, silhouettes d’immeubles, écrits volés aux gros titres ou à la logorrhée publicitaire, œuvres de musées apparaissent de manière impromptue dans l’environnement plus ou moins tumultueux des « Cool memories ».

Récemment Armando Bergallo s’est remis à l’ouvrage au dos des grands formats de naguère. Il y déroule les cruautés et les douceurs de l’existence, la « Ville panique » avec ses convulsions et son stress, et la façade paisible de Bordeaux qui se dissout dans le reflet du fleuve au couchant. Mais il accorde surtout une grande place aux visages, celui de son père, sa tendresse et son appui de toujours, qui initie le « fil rouge » de l’exposition, mais aussi les hommes et les femmes qui ont compté pour lui, passion ou amitié, passé ou présent.

Pour le Centre culturel Français d’Amsterdam il a réalisé deux grandes toiles, l’une inspirant d’anciens plans de ville, l’autre de la « Leçon d’anatomie » de Rembrandt avec Descartes en guise  de chirurgien. Autrefois il ne dédaignait pas non plus les belles dames des tableaux de la Renaissance italienne ou les gravures de Dürer. Son œuvre intense aux multiples emprunts s’enrichit de l’art et du monde, sans occulter une discrète sensibilité intim".e

 

SUD-OUEST – Dominique Godfrey, 22 décembre 2005

 

 

__

 

 

"Il y a longtemps qu’Armando Bergallo est habité par les mythes antiques où Eros et Thanatos s’affrontent. Ce que chante sa peinture, c’est la splendeur égale de la jouissance et du chaos. Les fureurs du monde se mélangent aux tumultes intérieurs, ça grouille, ça explose, on se perd, on ne voit plus rien, on est submergé. Il faut apprendre à regarder dans le dédale des couleurs, se laisser envahir, ne pas avoir peur : il y a des histoires cachées, des écritures, des griffures, des énigmes, des douleurs ou des douceurs entrelacées aux aplats tourmentés, dans la matière vivante de la peinture. On peut voir apparaître, en surimpression, la trame très construite, très graphique des figures humaines. Les visages se mêlent et remplissent tout l’espace, les monstres et les anges cohabitent, les profils s’emboîtent et se superposent. C’est à la fois le récit allégorique et le journal intime de l’humaine condition.

 

Le fil rouge, qui conduit aujourd’hui le spectateur dans l’univers foisonnant et baroque d’Armando Bergallo, est celui d’une renaissance après les épreuves, du triomphe de la vie, de l’énergie créatrice retrouvée. Aventure humaine et artistique qui fait écho au voyage initiatique de Thésée triomphant du Minotaure. Mais aussi retour aux sources uruguayennes, avec cette intensité et ce sens de l’espace des plasticiens et  muralistes latino-américains.

 

Ses œuvres se déploient dans l’espace comme autant de vagues qui déferlent, comme on lâche les vannes.  Les dernières toiles laissent surgir des respirations, des transparences, une fraîcheur nouvelle. La liberté et la paix retrouvées. Elles témoignent aussi d’un retour au réel, à l’enfance, aux exilés du monde".

 

Françoise Séloron, Ecrivain, Journaliste - 2005

 

 

__

 

 

 

  PORTRAIT

 

 

C’est l’Art dans la vie, l’Art devenu vie

 

 “…Mais encore? Armando Bergallo est au centre d’un monde inventé  qui  apparaît soudain plus vrai que l’autre. Pourtant, c’est le même ! Mêmes gens, mêmes gestes, mêmes paysages, mêmes besoins, mêmes limites. Mais ici tout explose. Tout est ouvert. Tout est possible. Tout est relié, concentré, unifié. Tout est mouvement. Le ciel, la terre, l’âme, la matière, tout bouge avec des émotions retrouvées. Tout est vie.

Loin des chemins balisés où l’on ne sait plus prendre de risques, loin des êtres sclérosés qui ne résistent pas à l’uniformité, loin de la passivité qui tue l’enthousiasme et de la discipline qui sclérose l’imagination, l’existence ne se subit plus. Elle se vit. La communication est rétablie. La joie aussi.

L’évidence vous éclabousse. C’est le monde tel qu’il devrait être, au delà des êtres et des continents, ou plutôt avec tous les êtres et tous les continents, au delà des arts ou plutôt avec tous les arts, au delà de leur cloisonnement.

Fusion totale pour aller plus haut et plus loin. C’est l’art dans la vie. L’art devenu vie…”.

 

ANCRAGE - Maïté Urruela, 2005

 

 

__

 

 

 

  REPORTAGE

 

 

El Taller Amsterdam

 

De la plástica al espectáculo y viceversa.

 

“En la década del sesenta eran alumnos de Gurvich. Cuando el maestro viaja a Israel por tres años, los impulsa a crear un grupo al que llamaron Taller Montevideo. Ciertas premisas del legado torresgarciano los acompañan hasta nuestros días. Tenían apenas dieciocho años, y su consigna era trabajar 24 horas por día sin preocuparse demasiado del entorno. Hacían exposiciones y realizan murales por encargo en Montevideo, hasta que deciden viajar a Europa para seguir investigando y aprendiendo. La confrontación con el fermental dima que se respiraba en el viejo continente por aquellas décadas del sesenta y el setenta y e/impacto del arte cinético los llevó a romper con las fronteras de las artes plásticas, para internarse en una búsqueda multidisciplinaría que muchos emparentan con el espectáculo y que ellos llaman simplemente «nuestra obra». Recientemente tomaron la ópera creada por Astor Píazzolla «María de Buenos Aires», como leit motív para una puesta realizada en el imponente espacio del Atrio de La Haya. Para la ocasión fueron invitados tres actores integrantes El Galpón…”  

“…El rol principal fue representado por Alicia Alfonso, el narrador fue el director del El Galpón, Juan Carlos Moretti y un actor haciendo uno de los roles masculinos, Andrés Pazos…”

 

 

“…¿Cómo estaba conformado el grupo en aquel momento, y cómo se desarrolla la labor del mismo?

 

A.B. - Clara Scremini, Gorki Bollar, Héctor y yo, y de una forma inaudita ya que siendo tan jóvenes teníamos alumnos, Gurvich nos dejó incluso sus alumnos. Nosotros alquilamos un garage en la calle Pablo de María y empezamos a dar clases de artes aplicadas, cerámica, tapicería, dibujo, pero gradualmente llegábamos a la pintura, de una manera muy colectiva. Cada uno de los cuatro tenía alumnos y una vez por semana nos reuníamos y analizábamos lo que estaban produciendo. Con aquella concepción del honor del trabajo, incluso cuando comenzamos habíamos decidido no exponer por varios años, y fue una persona de Marcha que entró en ese lugar y dijo "pero esto es interesante, para mostralo", gran discusión, finalmente nos decidimos y luego de la primera vinieron otras, y de repente grandes murales y encargos privados, hicimos un mural de 20 metros en la Galería Caubarrere (ahora está pintado de negro). Y luego de hacer una serie de exposiciones en los lugares claves decidimos enfrentar otras situaciones. Nos invitan el Ministerio de Cultura Holandés para una visita oficial, y Francia colaboró con parte del traslado. Fuimos a Europa con la idea de investigar los centros más importantes en el arte, primero París, pero luego nos enteramos que en Londres era donde estaban pasando las cosas más interesantes, y como Londres no se puede ver en un mes estuvimos cuatro años. Ahí es cuando Kalenberg (Director del Museo Nacional de Artes Visuales) nos elige para la Bienal de París, para representar al Uruguay, corría el año 69, en ese año Ernesto Vila se había integrado al grupo…”.

 

SOCIO ESPECTACULAR, Gerardo Mantero – Uruguay 2000

 

 

__

   

 

 

Encuentro con dos artistas uruguayos

“…La situación no es de ahora. La emigración nacional en la segunda mitad del siglo XX, aunque  tuvo picos altos de acuerdo a distintas circunstancias, es propia de los artistas. A falta de estímulos internos (desde Blanes y hasta los años treinta, las becas del gobierno duraban cuatro años en Europa), tantean en el exterior las posibilidades operativas que no tienen en el país de origen. Integrantes del Taller Amsterdam, los uruguayos Armando Bergallo y Héctor Vilche, se marcharon en la década del sesenta y luego de porfiada adaptación lograron un espacio propio, reconocido más allá de Holanda, donde viven, y Europa. De regreso temporario a Montevideo, el miércoles, a las 18.30 horas, en el Museo Nacional de Artes Visuales, contarán esa experiencia como una manera de fortalecer los vínculos. Un auténtico (re) encuentro…”.

 

LA REPUBLICA, Cultura, Artes Visuales, Nelson Di Maggio


Uruguay, 23 de octubre de 2000

 

 

__

     


 

  MARIA DE BUENOS AIRES

 

1999 / 2000

 

photo: Pan Sok photo: Pan Sok

 

Eeuw uit, eeuw in

 

Een muziektheatrale paringsdans van de overgankelijkheid

 

"...Taller Amsterdam kan zich uitleven in zijn specialiteit: theater maken op locatie. Het majestueuze stadhuis met zijn enorme overkapte binnenterrein leent zich voortreffelijk voor de gekozen opzet. Tot vier verdiepingen hoog worden in de centrale hal de loopbruggen tussen de etages gebruikt. Trappen en snelzoevende liften verbinden de hogere speelvelden met de begane grond waar zich de eigenlijke handeling voltrekt.
Maria de Buenos Aires is de stad. Zij leeft er, gaat er dood, herleeft en sterft opnieuw in een nooit aflatend yin en yang. Doorlopend is zij daarbij verstrengeld in een levens- en dodendans met haar eigen schaduw, haar transparante en duistere ik. Om haar heen: het bruisen dat bij steden hoort, uitgebeeld in tango’s van diverse snit en het af en aan lopen van voorbijgangers op de achtergrond. Nu eens zijn dat passanten van de dagelijkse realiteit dan weer slaapwandelaars in de onwezenlijkheid van de nacht. Dobbelstenen en speelkaarten in reuzenformaat verbeelden de grillen van het spel en het lot (waarbij opvalt dat een vijfde kaart de harten doubleert), een stad in miniatuur vertelt aan het slot van alles de betrekkelijkheid. Van andere, als wolken aan de lucht langs zeilende decorstukken is echter minder helder wat hun boodschap is. Drie marionetten, harlekijnen met een zoeklicht op het hoofd, verbinden theatraal de zestien onderdelen - soms louter aria’s - van het verhaal met elkaar. ‘Tangate van de dageraad’ heet een van die fragmenten of ‘Tangus dei’, waarmee de dans een welhaast religieuze lading krijgt.
In het tien verdiepingen oprijzende Atrium, hoger dan het middenschip van welke gotische kathedraal dan ook, komt de muzikale uitbeelding verrassend goed uit de verf. Stemmen worden versterkt, maar nergens zo dat de toehoorder op een dwaalspoor raakt of door overdaad wordt gestoord. Drie vocalisten, de Nederlander Armand Pol en de Uruguayanen Alicia Alfonso (Maria) en Andrés Pazos zetten fraaie prestaties neer, Pazos bovenal. De mannen beelden diverse figuren uit in het straatleven van de stad, de vrouw is uitsluitend Maria of haar schaduw. Het libretto is volledig Spaanstalig en wordt niet voorzien van een boventiteling, maar is toch in combinatie met de uitbeelding en dankzij een voorbeeldige dictie behoorlijk te volgen.
Maar eronder ligt de alles omvattende en verterende dans. Het leven en zelfs de dood is niet iets om bij stil te blijven staan. Doorlopend zweven klanken van de tango door de stad en voeden een broeierige, sfeer waarin zwart en wit elkaar bij toerbeurt in een houdgreep nemen. Doch ook de dans is feitelijk een instrument, een middel om signalen uit te zenden en welke passen en gebaren tonen sterker baltsgedrag dan juist de tango Argentino? Hier refereren zwoele klanken en akkoorden aan het oergevoel, hier wordt geleefd en boven alles liefgehad. De invitatie tot de dans is een invitatie tot de voortplanting want de stad moet verder in de tijd. Buenos Aires leeft en kolkt en bruist tot in al haar stegen en spelonken, waarbij het voortouw wordt gelaten aan de achterbuurt. Den Haag bruist mee om een drempel in de tijd over te gaan, maar bestemt daarvoor haar bestuurlijk hart. Waar Maria Miep heet en bergen duinen zijn doch het stadhuis een weidse allure heeft, wordt nog twee weken lang een spetterend spektakel neergezet".

 

HET FINANCIEELE DAGBLAD, Matthijs Smits – 3 januari 2000

   

 

__

   

 

Haags Atrium perfect decor voor Piazzolla’s tango-opera

 

“…Horacio Ferrer gaf de mythe van Maria de Buenos Aires een vervolg. Begraven onder het asfalt van de stad wordt zij opnieuw tot leven gewekt door een geest die liefde voor haar heeft opgevat: de duende, afwisselend vertolkt door Bergallo en Juan Carlos Moretti, een jeugdvriend van Bergallo en directeur van het Uruguyaanse theatergezelschap El Galpon. Maria komt als schaduw van zichzelf opnieuw terecht in een wereld van spelersholen en geweld. Stap voor stap wordt haar tragische levensverhaal terugverteld, aan het begin gesymboliseerd door een wervelende tango, uitgevoerd door de Argentijnse dansers Claudia Codega en Esteban Moreno. De operita eindigt in een climax waarin Maria een oneindige reeks evenbeelden van zichzelf ter wereld brengt.
‘Maria de Buenos Aires’ gaat niet in het concertgebouw in première, maar in het Haagse stadhuis, in het Atrium van de Amerikaanse architect Richard Meier, dat een oneindige hoogte lijkt te hebben door het glazen dak. De spierwitte ‘straten’ en dwarsverbindingen geven de suggestie van een futuristische metropool die waar ook ter wereld had kunnen staan. Volgens Bergallo een perfecte locatie voor het stuk dat een link legt naar de toekomst: een multi-culturele samenleving in het volgende millennium. Dat is de boodschap van het gezelschap...”

 
“…Achter het podium speelt een orkest onder leiding van de bevlogen Spanjaard Josep Vicent, percussionist in het Koninklijk Concertgebouworkest en kenner van de Catalaanse liederen, de jazz en elektronische muziek. Het orkest bijt zich vast in de tango’s, walsen en milongas (snelle tango’s) met bandoneon, piano, viool en contrabas. Op het podium wordt slechts gezongen door drie personages. Ten eerste is daar Maria, die zingt op populaire toon in de goede zin van het woord. Zij wordt vertolkt door Alicia Alfonso, een schone uit het Uruguyaanse theatergezelschap El Galpon. Andrès Pazos, eveneens van El Galpon, zingt de rol van El Gorrién (de Mus, Maria’s eerste liefde). De Nederlandse bas/bariton Armand Pol tenslotte, zingt de rol van de ‘Payador’, de verteller”.

 

TROUW, Stijntje Blankendaal – 27 december 1999

 

 

__

   

 

 

Stadhuis Den Haag tijdelijk theater

 

“…Deze tango-opera , componist Piazzolla spreekt van operita en dit is geen folklore, wordt niet gespeeld in een theater, maar in het Atrium van het Haagse stadhuis, ontworpen door de Amerikaan Richard Meier. Niet zonder reden is gekozen voor deze bijzondere architectonische locatie, want het muziekstuk wordt geproduceerd door Taller Amsterdam, de groep die raakvlakken verkent tussen beeldende kunst en architectuur. Wanneer muziek als smeermiddel kan dienen, zoals in dit geval, is dat fijn meegenomen. Maar nu komt de muziek van Piazzolla wel op de eerste plaats. Het verhaal naar een legende van de Uruguayaanse dichter Horacio Ferrer siert de millennium-drempel…”.

 

“…Aan deze bijzondere productie werken tachtig, voor het merendeel Nederlandse artiesten mee: zangers, acteurs, dansers (choreografie Bianca van Dillen), koren en figuranten, alsmede een orkest van twaalf man o.l.v. de Catalaan Josep Vicente. Het concept en de regie zijn van Armando Bergallo en Hector Vilche (Taller), die daarvoor ook de belangrijke Zuid- Amerikaanse theatergroep El Gapon, met name Carlos Moretti, in de arm hebben genomen…”.

 

“...De 36-jarige actrice Alicia Alfonso uit Uruguay is Maria. Ze is uitverkoren omdat zij kan toneelspelen, prachtig zingt en op de tango-vloer niet onderuit gaat. Zij heeft alles in huis wat Piazzolla’s Maria moet hebben. Alicia wordt terzijde gestaan door Carlos Moretti en Armando Bergallo die de twee Duendes vertolken. Andres Pazos speelt en zingt de rol van El Gorrién (de mus), de bas Armand Pol de ‘Payador’ …”.

 

DE TELEGRAAF, M.R. Ziegler – 30 december 1999

 

 

__

   

  
 

“…Voor de uitvoering van de dans van Bianca van Dillen zijn coryfeeën gestrikt als Anne Affourtit en (oud-danseres, nu recensente) Ine Rietstap. Intrigerend zijn de bezweringsrituelen die Hans Snoek, de inmiddels hoogbejaarde, maar nog altijd kwieke oprichtster van Scapino Ballet, maakt boven het hoofd van de levenloze Maria…”.

“…Zeer sprekend is het gezicht van acteur/zanger Armand Pol, die de rol van de Payador zingt. Het Haagse publiek ontvangt de Europese première van de opera die in 1968 haar wereldpremière beleefde in Buenos Aires, met een ovationeel applaus…”

 

HAAGSE COURANT, Maja Landeweer – 30 december 1999

 

 

__

     


  SATYRICON

 

1989

 

 

Bruno Maderna’s opera 'Satyricon' blijkt niets van zijn actualiteit verloren te hebben.


De louterende werking van een gezamenlijk bad.


“... De zangers, die allerlei misvormde citaten uit bekende opera’s als ‘Orfeo’ van Gluck, ‘La Bohème’, ‘Carmen’, ‘Götterdämmerung’ en ‘Aida’ laten horen, persifleren in feite hun eigen narcistische cultuur. Zij deden dat voortreffelijk. De uitdagende Fortunata (Annett Andriesen), de schijnbaar dementerende yuppie avant-la-lettre Trimalchio (Rudi de Vries) en de dubbelrol van Maarten Koningsberger als Boswell en Niceros maakten de produktie tot een auditief spektakel, dat paste bij de weelderige regie".

 

NRC HANDELSBLAD, Paul Luttikhuis - 28 oktober 1989

 

    

__

  

 

  

El ‘Satiricon’, presentado en Amsterdam como un “espectáculo total”.

 

El montaje refleja una “visión dramática y ordenada de la euforia de la democracia”.

 

“…El montaje combina otras dos obras cortas de Maderna ‘Giardino religioso’ y ‘Venetian journal’, bajo la batuta de Lucas Vis, director de orquesta holandés y responsable musical del Taller: De este modo, el conjunto de convierte en una opera en dos actos que a través de la metáfora del narcisismo proyecta una critica contre la decadencia de la sociedad ya planteada por Petronio. Y reflejada ahora por la soledad e incomunicación de la lucha por el poder y el éxito, convertida en la única forma posible de felicidad.

Todo ello a través de un libreto que se sirve de la opera, un monstruo sagrado y acrítico según el Taller, como lugar de cruce de todas las formes de expresión. ‘Introducimos signos familiares con maquinas de ejercicios gimnásticos o maquillajes y vestuarios de una estrella de cine americano, para que el espectador perciba la frustración y angustia de nuestra sociedad’, afirma Bergallo…”

 

EL PAIS – Isabel Ferrer, 19 de noviembre 1989

 

    

__

    


 

Satyricon: de absolute orgie van vondsten

 

“…’Satyricon’ is een operaspektakel. En een spektakel is het. Vooral het toneelbeeld, gerealiseerd door decorontwerper Santiago del Corral en de regisseurs Armando Bergallo en Hector Vilche, doet je van de ene verbazing in de andere vallen. Zijn voor de pauze de drie scènes ‘Proloog’, ‘Giardini Reglisioso’ en ‘Venetian Journal’ al een lust voor het oog, het hoogtepunt – een absolutie orgie van vondsten, fantastische toestellen, banale en poëtische plaatjes – is het titelstuk ‘Satyricon’ waarmee de opera besloten wordt …”.

 

“… Een schot in de roos deze produktie, en ik sta al te trappelen van ongeduld om een volgende te zien…”.

 

Jan Misdom, 27 october 1989

 


__ 

 

 


Een prikkelende Satyricon

 

“… Het grootste en fascinerendste deel vormt Satyricon. In een decor van fitnessmachines annex marteltuigen etaleert Taller de leegheid die een teveel aan zelfbewondering met zich meebrengt. Er wordt veelal in monologen gezongen, de personages zijn types zonder enig karakter en er heerst een sfeer van verlopen decadentie…”.

 

“… Zo maakte Taller een prikkelende voorstelling: zij zindert van erotiek en laat een bijna ongrijpbare en suggestieve droomwereld zien”.

 

ALGEMEEN DAGBLAD – Oswin Schneeweisz, 28 october 1989

 

    

__

 

 

Verstikt in het narcisme

 

Een spektakel fantasma

 

“…Een aanrader en zeker een ommetje waard…”

 

“…Veeleer leggen ze de nadruk op het westerse individu dat verstikt in zijn eigen narcisme en dit niet eens beseft…”

 

“..Het Noord-Nederlands Orkest, een nog jonge formatie, zorgt voor een boeiende verklanking en Maarten Koningsberger overtuigt zowel muzikaal als teatraal als de zwierige fantast die lege dromen produceert…”.

 

“…De verloedering die Maderna beschrijft, wordt bij Taller Amsterdam omgewerkt tot een metafoor van het narcisme, waartegen geen maatschappijkritiek bestand is: je kan er enkel nog om lachen, met een wrange nasmaak weliswaar…”.

 

“…Taller Amsterdam zoekt dan ook niet te brutaliseren, maar zorgt voor een bijwijlen scherpe satire: ‘Money is the best tool’ en ‘Vivons au mieux, tant que vivre nous est permis’ klinkt het bijtend in de proloog…”

 

“…De zes zangers, die elk een of meerdere monologen zingen – een narcist kommuniceert alleen met zichzelf -, doen dit vol overtuiging en meestal erg nauwkeurig. Een prestatie die er mag zijn…”

 

DE MORGEN – Hendrik Stubbe, 3 november 1989

 

    

__

 

 

 

  PORTRAIT

 

 

“…When I look at the paintings of Armando Bergallo it is clear to me that here speaks the South American temperament, what I called before: leaning to the baroque. In the beginning he made realistic paintings with a strong emotional content. Later on in the first few years of the eighties, he gradually changed his style to a more abstract way of painting. His style became more and more expressive, using mixed techniques. In the second half of the eighties, he returned to a more outspoken abstract-expressionistic 

These paintings show hectic brushwork and strong colours, and the use of papier-mâché and other materials to create a relief like effect. His last work shows a development towards more subdued colours and a spatial three-dimension effect…”.

 

Koos de Jong, Director Department

Collections of the Netherlands Office for Fine Arts - 1991

 

 

__

 

 

 

  TALLER 25 ANS

 

 


 

 

  Publication


Taller Amsterdam


1963 - 1988


Dedicated to Willy Hofman

 

 

 

 

 

__

 

 

 

 

WILLY HOFMAN, Directeur du Département municipal  des Bâtiments Culturels à Rotterdam, Membre du Conseil des Arts des Pays Bas avec FRANZ MARIJNEN, Metteur en scène, Membre de la Commission d'honneur des Amis du Taller Amsterdam.

 

 

__

 

 

 

"Bon anniversaire au Taller pour ses 25 ans d'aventure artistique! Plasticiens en rupture d’ateliers, ils quittent l’Amérique du Sud pour s’installer finalement au Nord de l’Europe et inventer une nouvelle manière de vivre et de produire des images dans un espace, à la croisée des arts et du spectacle. De Montevideo à Amsterdam, de Mondrian à l’Opéra contemporain. A la ville comme à la scène, ils fonctionnent au désir. Ils conjuguent création collective et individuelle, mythes et concepts et tentent d’ajuster leur identité d’artistes au réel et à l’imaginaire des temps qui changent. Ils font l’expérience périlleuse d’une autre façon d’entrer en communication, hors des chemins balisés des normes esthétiques et sociales. Ils pratiquent à leur manière et depuis bien longtemps le dialogue Nord-Sud, le décloisonnement artistique et le brassage des cultures. Ils participent ainsi, à leur insu peut-être, à l’élaboration de la nouvelle identité culturelle de l’Europe".

 

Jack Lang, Ministre de la Culture et de la Communication - 1988

 

 

 

__

 


 

ED VAN THIJN, Mayor of Amsterdam - 1988

 

__

 


"While there are quite a few differences between the president of the United States and the mayor of Amsterdam, they do have one thing in common each has a backyard which in some way is related to Latin America. There is, however, one noteworthy difference between them. In contrast to the strained relations between the United States and Latin America, the relations maintained in my backyard, which directly borders of the Latin American artist’ collective, Taller Amsterdam, are peaceful if not excellent. Taller is a household name in Amsterdam, and as their neighbour I took this for granted until an extensive trip took me to latin America where I saw the word ‘taller’ (‘workshop’)

The group Taller enjoys great success. Several newspaper headlines illustrate this: Trouw September 7, 1987, ‘…Taller presents magnificent music and images’, Libération November 24, 1985, ‘Taller Amsterdam strikes once again’. There are dozens of articles in Dutch, German, English, French, Italian and Spanish in the same tone and of the same opinion. In the course of the past years, hundreds of people participated in all of group’s artistic activities. Hector Vilche and Armando Bergallo are the pivotal artists of Taller Amsterdam; they are the great movers, the brains and the innovators.

Taller Amsterdam occupies a unique position in Dutch art. Their work integrates many art forms: music, the theatre, the visual arts and in recent years the opera.

The members of the Advisory Committee of the Friends of Taller, among whom, Katinka Dittrich, Franz Marijnen, Jack Lang and myself, are convinced that the group produces innovative art".

 

Ed van Thijn, Mayor of Amsterdam, 1988

 

 

 

__

 

 

 

  REPORTAGE

 

 

 

No truth without laughter

 

The cheerful science of Taller Amsterdam

 

 “…The joy one finds outside the system is starkly contrasting to the metaphorical fear, the guilt and the discomfort one so often finds inside it. Armando Bergallo and Hector Vilche do not resist the incomprehensibility and chaotic character of reality. Neither do they pine nostalgically for the time when they still had the security of Marxism. That would only be a sign of the incapability to accept the world as it is. That the world is incomprehensible and without meaning, or that it keeps its meaning permanently hidden to us, shouldn’t worry us or fill us with a longing for better times. We only need to become strong enough to live a life without absolute certainties.
Perhaps I should therefore tear up this article with a smile. Taller’s work is incomprehensible and elusive. At random it gives out signals that undermine each essentialism, each sense of continuity. One has to let oneself be dragged along by the shocking rhythm with which they create new patterns of signals and one has to be prepared to regard each interpretation as temporary, the subdivision into paragraphs and alineas, the guarding of the logic which makes one sentence flow from the other, is ridiculous. It is a form of self-protection that keeps us from being open to the impossibility to synchronize this work with the image we have of it.
Finally I would like to quote ‘The Name of the Rose’ by Umberto Eco.
‘Perhaps he who loves people is obliged to make them laugh at the truth, to make the truth laugh, for the only truth consists of learning how to liberate oneself of the unhealthy passion for the truth’.”

 

Ivo Kuyl, Dramaturge - 1988

 

__

  

    

 

  EXPOSITION

 

 


Expositie Museum ‘De Beyerd’, Breda.


“… Vooral Bergallo uit zich in een explosie van kleuren, in dikke verfmassa’s aangebracht op bijvoorbeeld kamerschermachtige sculpturen van theatrale omvang of op onder het gewicht van de veref bijna bezwijkende gordijnen die hele museummuren bedekken. Het werk is van een heftige vitaliteit en grote uitbundigheid. Voorst vergreep Bergallo zich aan Rembrandts Anatomische Les. Hij vervaardigde de voorstelling opnieuw, maar dan in een wilde wirwar van kleuren en vormen die van de toch enigszins lugubere gebeurtenis in de zeventiende-eeuwse snijkamer een carnavalesk feest maken. Het doek heeft rechtstreeks te maken met de komende opera, waarin sprake is van een laatste oordeel in de vorm van een tableau vivant dat op Rembrandts schilderij is geïnspireerd. Naast dit alles laat Bergallo een serie prachtige collages zien van hout, doek en alweer, massa’s verf die tot samenbindende kleurslierten zijn geboetseerd….”

 

NRC HANDELSBLAD – Bas Roodnat, 9 februari 1987

 

 

  __

  

 

 

  REPORTAGE



"...De même, une composition d’Armando Bergallo, en 1966, assemble des objets collés sous un écran de fils tendus. Et, en 1979, de hautes boites percées de fenêtres à volets laissant entr’apercevoir de fabuleux mannequins. Espace ramassé, condensé; espace promis, interdit; domaine réservé, fascinant: lieu de l’art. Par les voies de la sculpture, ou des «installations», ou du théâtre, le Taller est hanté par la splendeur du lieu. Ces errants ont le désir de l’ancrage, et d’abord de ce lieu par excellence, le plus intense, le plus frappé de lumière: la scène..."


"...Imbrication de l’art et de la vie ordinaire. Cette formule galvaudé si souvent revendiquée pour n’aboutir qu’à des applications dérisoires, retrouve ici son plein sens. Les mannequins d’Armando Bergallo ruissellent de peinture: c’est la peinture faite corps. Ses grandes toiles suspendues, avec leur débauche de couleurs, sont faites pour envelopper. Les œuvres du Taller ne se tiennent pas à distance de contemplation. Elles sont environnement. Elles forment le lieu sculpté dont nous sommes soudain partie intégrante. Mieux qu’u «tableau vivant» (qui est encore de l’ordre du spectacle, c’est-à-dire de la distance), le Taller est une vivante sculpture où quiconque, pénétrant, se sent accéder à un nouveau régime du temps: à la densité des moments...".

 

Jean Galard, Directeur du Service Culturel du Musée du Louvre, 1986

 

 

  __

   

 

 

  PORTRAIT

 

 

A propos de l’œuvre

d’Armando Bergallo

 

Si Bergallo figure si souvent lui-même dans ses œuvres c’est qu’il est convaincu que le MOI est la principale référence dans l’expérience de notre Umwelt.

 

La pression écrasante de tout ce qui se passe autour de nous avec cruauté, éblouissement, par moments - plus rares - avec grâce mène nécessairement à des effets d'implosion.

 

Le dépassement du point de non-retour fait partie de notre condition. Nous avons beau aspirer au calme : le mélodrame que nous vivons est la vraie vie.

 

Ce fils d'Européens, né dans la turbulence sud-américaine reste fasciné par sa participation totale à notre environnement dérangeant. Pour Bergallo il n'y a que l’indifférent qui est perdu pour  de   bon   et   qui  est,  par  là, plus haïssable que quiconque : l'indifférence est la vraie destruction, bien pire que les effets de la violence.

 

L'artiste dispose, par définition, mieux du privilège de pouvoir organiser son drame.

Mais ce privilège existe en principe pour chaque être vivant, pourvu qu'il ait le courage de ne pas s'esquiver devant la tension entre les choses, de s’informer afin d’être conscient de l’énergie qui lui est impartie d’office, malgré sa faiblesse face au monde extérieur. Cette violence du dehors qui est à l’origine des implosions risque de nous écraser. A l'extérieur de nous-même il y a le monde entier qui fait bloc. Quel que soit notre langage, c’est lui qui nous sert de véhicule pour en témoigner et nous en sortir. Tout drame individuel auquel on se trouve confronté mérite d’être examiné à fond pour qu’il soit sublimé en compréhension, en  « understanding ». Apprenons à vivre avec ce risque de mort omniprésent jusqu’aux limites de cette réalité si fragile.

 

Est-il étonnant que ces idées aboutissent à une explosion de couleurs, à un dripping qui est en quelque sorte symbolique pour ces drames ?  Ne nous trompons pas : la violence de ses couleurs n’a rien en commun avec le cynisme de celui qui a abandonné toute subtilité d’expression comme si ce n’était plus la peine, et qui laisserait couler faute d‘espoir de pouvoir réagir. Chez Bergallo il y a, au contraire, cette renaissance, la  Renaissance essentielle à toute son œuvre. Caravaggio, Leonardo : ces maîtres non seulement artistiques ou techniques, mais représentant la compréhension de la complexité de ce monde des hommes bagarreurs, gaffeurs, tueurs. Leur exemple est pour Bergallo non point religieux, mais philosophique : c’est leur façon de faire face au drame – ou au mélodrame – qui le passionne 

 

Le manque d'ambition des hommes de notre temps, de tous les temps, devant l’approche des catastrophes est notre plus grande menace. Ainsi le non prévu arrive quand même et, n'ayant pas appris à vivre sous cette tension qui paraît insupportable, nous  sommes dupes a part entière.

 

Déjà confronté avec certains évènements de l’Amérique du Sud dès son bas âge, Bergallo a connu un nouveau choc lors d'une visite récente à Berlin : le drame entre encore dans le domaine des réalités du monde qui nous entoure. Il veut savoir : est-ce que ces gens out vraiment appris à vivre avec la possibilité de la violence, de la  mort ? Cet univers qui semblait si bien organisé est donc d’une fragilité excessive. Et c’est maintenant que ses couleurs commencent à pleurer sur des surfaces de toutes sortes, toujours plus immenses. L'enchevêtrement des traits devient inextricable, trop pour l'esprit d'un individu.. Mais non, voila que réapparaît l'effigie du moi Bergallo à travers  les  mouvements brutaux  et  imprévisibles du quasi non représentable, de l’inimaginablement dur.

 

Point de narcissisme chez lui, seulement "autobiographia". C'est bien lui qui assiste à tout cela et qui, par là, aspire à l’état d’intouchable. Le mystère magnifique de vivre encore  malgré  toute cette  destruction autour  de  lui.  Ainsi  il prouve  que l’autodestruction n’est nullement son choix  à lui. Salomé et Don Juan ne sont pas des victimes. "II y a de l’espoir" nous dit son visage, resté serein, projeté de multiples fois sur une autre face, à grande échelle et plus impassible, portrait à la Leonardo, exprimant le calme auquel il aspire, et qui doit exister quelque part pour montrer la voie vers la liberté totale de s'exprimer, de refléter le vécu, la vie, affirmation qui mènera à d'autres moments de négation. Mais l'homme, même déchiqueté, garde quelque chose d'humain ; c'est sa condition.

 

Les grandes portes cochères peintes en multiples cases à la façon des cathédrales nous racontent les péripéties de la vie de l’artiste, du monde des membres du groupe Taller et chaque fois ce visage étonné et curieux de Bergallo qui est présent, et qui observe, toujours prêt à se lancer dans la foule des événements. La vie de Bergallo, son personnage se transforment, par sa philosophie, en mode de vie, seule possibilité sans autre prétention pourtant que de vouloir participer et de rester humain dans ce bordel, émanant la bonté, hâvre sür pour l’âme qui cherche.

 

Ainsi l’apport de Bergallo est indéniable aussi dans les productions du groupe Taller, atelier comme on a dû en  trouver à l’époque de la Renaissance, imprégné de cette conception de la vie et rejetant le pessimisme malgré les balafres que l’on encourt quand on a le courage de ne pas rester indifférent devant les effets de ce mélange de monstres et d’anges appelés à cohabiter dans notre monde.

 

Peinture totalement libre où l’on peut aller jusqu’à en mettre sur les vêtements, sur les ustensiles de tous les jours: religion en soi. Mais quelle maîtrise pour évoquer les sommets, phares de notre civilisation, repères et clins d’œil dans la direction du désespéré. Vous pouvez vous trouver la tète en bas dans les événements les plus abjects, n’oubliez pas que c’est bien vous, que vous êtes en vie, au beau milieu de ce tourbillon tant que vous avez des yeux pour regarder, pour interroger.

 

Bergallo peint, peint sans limites, ni dans l’espace, ni dans le temps. Il agit selon ce qu’il sent, éprouve, selon sa participation à tout cela et pense ensuite. “Ce n’est jamais l’inverse, dit-il, sinon CELA ne se passerait pas.” Pourtant il pense beaucoup et le spectateur doit avouer que le subconscient de ce peintre ne manque pas d’exploiter pleinement ces réflexions d’après coup et que cela enrichit ce qu’il crée ensuite, toujours à la recherché d’une totalité insoupçonnée de cette existence.

 

Jaap van Praag, Directeur de l’Institut néerlandais, Paris - 1985

 

 

  __

   

 

  REPORTAGE

 

 

Partenaires :

mensuel par l’Association Technique pour l’Action Culturelle, en collaboration avec le Carrefour des régions du Centre Georges Pompidou.

 

   

Voyage à l’intérieur

du Taller Amsterdam.

 

“…J’ai découvert le Taller dans leur dernière production : ‘Le Désert’, cet automne, à la Maison de la Culture de Bobigny. L’émotion passée, j’ai voulu en savoir plus. Je suis allée les voir vivre et travailler dans la grande maison qu’ils ont aménagée sur Keizersgracht, au cœur des canaux concentriques d’Amsterdam. Un voyage qui m’a entrainée bien au-delà de leur point d’ancrage, un retour aux sources de ces drôles de plasticiens philosophes en mal de communication, et qui sont devenus, au fil des ans, acteurs et réalisateurs d’événements, d’interventions et performances diverses jusqu’à ce spectacle d’art total qui ne ressemble à nul autre. Un voyage à la lisière de plusieurs modes d’expression, de plusieurs modes d’emploi, de plusieurs modes de vie. Un vrai voyage quoi.

Car, voyager à l’intérieur du Taller c’est être à la fois au carrefour des cultures du monde et des disciplines artistiques…".

 

La grande transparence

“…’Une question n’avait toujours pas été résolue ; on continuait à parler de problèmes généraux, du pouvoir, de la société panoptique, des mass-médias, on ne parlait jamais des individus, de nous-mêmes, nos passions, nos souffrances, nos rêves. Un nouvel objectif donc est à atteindre : nous démasquer ; et une nouvelle étape à franchir : la mise à nu de nous-mêmes.’…".

 

“…Ainsi va le Taller… Dans un monde figé, ils ont toujours fonctionné ailleurs, autrement, en bougeant, en confrontant, en remettant en question. A passer d’un mode d’expression à un autre, d’un espace à un autre, d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, le Taller crée des frottements générateurs d’énergie et d’idées nouvelles.

Et pour eux, quelle sera la prochaine étape ? Après la découverte et l’intégration de la musique et de la voix, ils vont peut-être s’attaquer à la dramaturgie. Ce qui pose le problème de l’écriture, problème redoutable ; car avec les images et la musique, on peut être compris de partout et venir d’autre part. Avec l’écriture, il faut en principe choisir une langue, donc se fixer, même provisoirement, et se dire « d’ici ». A moins qu’ils n’inventent, là aussi, d’autres solutions inédites. A suivre donc.

En tous cas, ils nous donnent une drôle de leçon, ces plasticiens venus d’ailleurs cogner à la vitre, ouvrit la fenêtre et nous crier que cet espace où se jouent des formes, des corps, des lumières, des sons, des objets, des voix, des simulacres de vie, ce lieu géométrique indéfinissable que d’autres osent appeler théâtre, est le dernier terrain d’aventure humain.

Qu’’on se le dise !…".

 

PARTENAIRES – Françoise Séloron,

Ecrivain, Journaliste, Productrice à France Culture, mars 1983

 

 

 

__

 

 

 

  EXPOSITIONS

 

 

Uit Brochure Expositie

Galerie Krikhaar, Amsterdam.

 

Bergallo “beeldhouwer”
Armando Bergallo is geen beeldhouwer in de strikte zin van het woord. Hij snijdt zijn figuren uit. Beeldsnijder, dat is een oude, eerzame aanduiding van wat hij is. Als materiaal gebruikt hij bij voorkeur gekleurd perspex. Daaruit maakt hij sierlijke figuren met soms vloeiende, soms kantige of spitse contouren, die hij vervolgens achter elkaar opstelt, in evenwijdige vlakken en in een transparante doos plaatst. Het effect is wonderbaarlijk doordat de verschillende kleuren op elkaar inwerken wanneer men door de figuren heenkijkt. Een onberekenbaar spel met kleur en licht dat de toeschouwer niet loslaat. Het bijzondere van Armando’s sculpturen is dat zij de chemische producten perspex en polyester, gewoonlijk verguisd als levenloos materiaal uit het technisch tijdperk en als symbolen der vervlakking, tot de rang van edele grond- stof voor scheppers verheffen.
Ook als beeldsnijder heeft Armando Bergallo zijn vertrouwde omgang met de oude meesters. Hij werd geboeid door het werk van Bernini, de kunstenaar uit het Rome ten tijde van Paus Urbanus VIII, beeldhouwer, architect en schilder, die het leven even sierlijk opvatte als zijn kunst. Het is tekenend voor Armando dat hij uit Bernini’s werken juist diens Apollo en Daphne koos, de nimf die door de goden in een boom werd veranderd op het moment dat de haar achtervolgende Apollo met zijn begerige handen aan haar lijf raakte. Het is een door Ovidius in dichtvorm verhaalde gedaanteverwisseling: de natuur als de getransformeerde god of mens. Welnu, welk verhaal zou beter passen bij de in alles en overal op het leven beluste kunstenaar Bergallo?

 

Bergallo schilder
Armando Bergallo schildert op een spontane manier en daarin is hij geheel een kind van zijn eeuw. De oude meesters uit de Italiaanse Renaissance hadden ook hun vorm van spontaniteit, maar zo spelen met de verf als Bergallo doet was in die dagen niet voorstelbaar. Armando denkt er niet over om het herkenbare thema los te laten. Voor hem is het thema een deel van het schilderen. Dat hij dit thema bij de oude meesters zoekt is meer dan slechts het artistieke uitgangspunt. Het is alsof hij hen over de eeuwen heen waarderend toespreekt en door zijn interpretaties van hun werk wil opwekken uit de museale slaap. Hij voert hen terug in zijn schildersatelier om ze weer eens verf te laten ruiken. Armando gaat vertrouwelijk om met Leonardo da Vinci en Caravaggio en speelt met hun modellen.
Misschien is de toeschouwer enigszins verbaasd als hij Bacchus of de schone Ginevra de Benci met verdubbeld gelaat ziet, maar het doubleren en tripleren van lijnen en kleuren is een beeldend element in Armando’s werk. Het lijkt op het eerste gezicht bizar, maar de toeschouwer merkt al gauw dat het niet ontluisterend is. Integendeel, er schijnt een nieuw leven geblazen te zijn in het oude beeld van de Renaissance door het elan en het kleurgevoel van onze tijd. Bij nader toezien, geniet men van een verfijnd lijnenspel dat ontstaat door de wonderbare vermenigvuldiging van ogen, neuzen, monden, handen, hoofd enz.
Het is -althans zo ervaar ik het een stereoscopische analyse. Als men naar een object kijkt en beurtelings een van beide ogen afdekt, dan ziet men het object verspringen. Zo moet, denk ik, Armando Bergallo naar zijn modellen hebben gekeken.
Armando gebruikt doorgaans kleuren die wij in de dagelijkse omgeving vrolijk plegen te noemen. Maar in zijn interpretatie van Caravaggio’s “Hoofd van Medusa” laat hij het tegendeel zien. Door een lichte accentverschuiving krijgen diezelfde kleuren een demonische kracht. Doods blauwgrijs in contrast met bloedrood. Armando Bergallo kan veel met kleur.

 

Emile Meijer,

Kunsthistoricus, Auteur, Oprichter en Directeur Van Gogh Museum.

Historien d'art, Auteur, Fondateur et Directeur Musée Van Gogh, Amsterdam - 1980

 

 

__

 

  


Inleiding Catalogus

Galerie Nouvelle Image Den Haag 1966

 

Eerste expositie Taller de Montevideo in Europa

 

“Een groep van vier kunstenaars uit Uruguay is plotseling in noordelijk Nederland neergestreken: Bergallo, Bollar, Vila en Vilche.
Zij hebben de zon van hun land, de verbeeldingskracht en spontaniteit van hun Latijnse geest in hun hart meegebracht.
In het kleine Friese dorpje Piaam bij Makkum hebben zij gewerkt in hun vrolijke kleuren en met hun lichte materialen. zelfs de kleine rood en blauw gekleurde veertjes spelen mee in het vrolijke rythme van hun werk.
Uit hun werk spreekt geen enkele behoefte aan theorieën: het plezier in spontane schepping zonder pretentie geeft het werk zijn eigen charme”.

 

Edy de Wilde, Direkteur Stedelijk Museum Amsterdam, 1966.

 

 

Introduction

 

Catalogue Galery Nouvelle Image The Hague 1966.

 

First exposition Taller de Montevideo in Europe

 

“A group of four artists from Uruguay: Bergallo, Bollar, Vila and Vilche appeared suddenly under the grey sky of the northern part of the Netherlands.
They brought with them the sun of their country, the imagination and the spontaneity of their Latin spirit.
In the small Frisian village Piaam, far away from any centers of culture, they composed their bright colored works, made of light materials.
Even the small fluffy feathers, colored in blue and red, play a role in the gay rhythm of their assemblages. In their work there is no urge to preach any theories: the pleasure of spontaneous creation, without pretention gives the charm to their work.

 

Edy de Wilde, Director Stedelijk Museum Amsterdam, 1966

 

 

  __

 

   

PROGRESS PASSION

 

1987

 

 

‘Ons muziektheater is als het werk van Brueghel of Bosch’.

 

“…Een brief van de Berliner Festspiele aan Taller: ‘Het hoofdthema voor Berlijn 1988 zal zijn: de Europese avant-garde op alle terreinen van de kunst. Natuurlijk ook op theatergebied. Berlijn zal theaterprojecten aantrekken die gebruik maken van verschillende soorten muziek en media, projecten die buiten de traditionele vormen van drama, opera en muziek vallen. Taller Amsterdam is al jarenlang een van de interessantste theatergroepen in Europa, op een zeer professionele en respect afdwingende wijze grensverleggend. Na “The Desert”, “The Night of the Third Day” en vele andere projecten, verwachten we dat “Progress Passion” zeker zo veel succes zal hebben…".

 

“…De zo gematigde, kaal- en gladgeschoren Armando Bergallo is in zijn werk daarentegen nogal exuberant. Een primair, helder en overvloedig kleurgebruik dat geen genoegen neemt met de afgebakende vormen van een schilderij of plastiek en daar regelmatig buiten treedt.

Als ze gezamenlijk aan een nieuw project werken kan een buitenstaander soms de indruk krijgen dat het om een heftige ruzie, in plaats van om een werkbespreking gaat. ‘Onze onderlinge tegenstellingen zijn in de loop der jaren steeds duidelijker geworden. Als we aan een theaterproject werken, brengen we de contrasten gezamenlijk in: optimisme en pessimisme, dag en nacht, het intuïtieve en rationele’…".

 

“…’De medewerking van Lucas Vis, het Nederlands Blazersensemble en het Nederlands kamerkoor heeft het panorama voor Taller sterk veranderd’, zeggen Vilche en Bergallo, ‘na alle erkenning in het buitenland helpen deze mensen ons om ook hier geïntegreerd te raken. “Progress Passion” komt in negen Nederlandse theaters, zelfs in het nieuwe Muziektheater in Amsterdam, waar Nederlandse produkties toch niet zo gemakkelijk binnenkomen’…".

 

“…Voor La Villette in Parijs willen de beide kunstenaars een ‘groot en vooral vrij spektakel’ maken. ‘Een enorme explosie, waarin we alle elementen willen gebruiken: opera, Music hall, beeldende kunst, theater. We zullen daar niet gebonden zijn aan een traditionele ruimte met een traditioneel toneel. Het is een enorm gebouw met reusachtige mogelijkheden. De directeur van La Villette, François Barré, kent ons werk. Hij zei: dit gebouw is geen theater, maak iets en gebruik het hele gebouw.’ De omstandigheid dat daar in La Villette door de jaren heen ontelbare liters bloed zijn gevloeid – er was een reusachtig abattoir – speelt een rol in hun gedachte over het concept. De analogie met de Franse Revolutie ligt voor de hand…".

 

VRIJ NEDERLAND – William Rothuizen, 24 januari 1987.

 

 

 

Translation: Sjoukje de Graaf.

 

 

‘Our Music theatre is like the work of Brueghel or Bosch’.

 

“…A letter from the Berliner Festspiele to Taller: ‘The central theme of Berlin 1988 will be: European avant-garde in all fields of art. Naturally, also in the field of theatre. Berlin will attract theatre projects that make use of music and media, projects that fall beyond the traditional forms of drama, opera or musical. For years Taller Amsterdam has been one of the most interesting theatre groups in Europe, mind-broadening in a very professional and respect commanding way. After “The Desert”, “The Night of the Third Day” and a lot of other projects, we expect “Progress Passion” to have the same amount of success…".

 

“…Work of the moderate, bald-headed and clean-shaven Armando Bergallo on the other hand is rather exuberant. His colours, which are primary, bright and abundant, are not satisfied with the demarcated forms. When they work together on a new project, an outsider may sometimes get the impression that they are having a fierce quarrel instead of a discussion. ‘The differences between us have become clearer through the years. When we work on a theatre project we put in the contrasts together: optimism and pessimism, day and night, intuition and reason’…".

 

“…’The cooperation of Lucas Vis, the Dutch Blazers Ensemble and the Dutch Chamber Choir strongly changed the prospect for Taller’, Vilche and Bergallo say. ‘After all the recognition we received abroad, these people help us to get integrated here as well. “progress Passion” will be performed in nine Dutch theatres, among which the new Music Theatre in Amsterdam, where Dutch productions do not easily get in’…".

 

“…For La Villette in Paris both artists want to make ‘a great and especially free spectacle’. ‘An enormous explosion, in which we want to use all elements: opera, music hall, visual arts, theatre. We will not be bound by a traditional stage. It is an enormous building with immense opportunities. The director of La Villette, François Barré, knows our work. He said: this building is not a theatre, make something and use the entire building. The fact that in La Villette countless litres of blood have flown there through the years – there was an immense abattoir – plays a part in their thoughts about the project. The analogy with the French Revolution goes without saying…".

 

VRIJ NEDERLAND – William Rothuizen, 24 January 1987

   

 

__

    

 

 

Schitterende muziek en beelden bij Taller

‘Progress Passion’ is prikkelend mozaïek van drama, kunsthistorie en satire

 

“…Deze moderne versie van allegorisch drama is allereerst schitterend vormgegeven…”

 

“…Flarden Stravinsky, Berio, Orff, Berlioz en Copland klinken op in de sterk theatrale muziek, die vooral door Ilse van de Kasteelen, het Nederlands Kamerkoor en het Nederlands Blazersensemble onder leiding van Lucas Vis, met verve wordt uitgevoerd”.

 

TROUW, Frits Lagerwerff – 7 september 1987

 

 

__

 

 

 

‘Progress Passion’ kleedt opera in andere jas

 

“…Het gaat Taller immers om het ‘totaal’ en dat nu is het resultaat: een spektakelstuk, een aaneengesloten schouwspel van mooie en esthetisch gave beelden, waarin het drama van een niet op te lossen moord ontvouwd wordt…”.

 

“…De glansrol in ‘Progress Passion’ echter wordt vertolkt door componiste en zangeres Ilse van de Kasteelen. Zij is in de Cassandra-achtige rol van Story Teller het meest sympathiek en invoelbaar. Met haar prachtige stem, haar groot gevoel voor acteren en haar Madonna witte haren is zij de absolute ster op het podium”.

 

UTRECHTS NIEUWSBLAD, Ellen Kempers – 14 october 1987

 

 

__

 

 

Progress Passion is sterk muziektheater

 

“…Het resultaat is overrompelend en fascinerend. Een theatergebeurtenis die je moet ondergaan…”

 

“…De muziek klinkt prachtig, de decors zijn kunstwerken op zich…”

 

BRABANTS DAGBLAD – 28 september 1987

 

 

__

 

 

  REPORTAGE

 

 

The ball is round.

 

“The ball is round. The adage is not new. On the contrarily, one might say it is a cliché. Coaches use it to indicate the outcome of a football game is always unpredictable.

This saying may well be a cliché; nonetheless it remains a unique statement. After all, in which other situation could one use a certainty: the ball is round, to express an uncertainty: the outcome?

The earth is round. By analogy with the above-mentioned statement this one symbolizes the instability of human nature and the precariousness of mankind’s existence. The uncertainty related to the outcome of the football game here attains cosmic proportions. Visual artists have always made cunning use of this idea in their creations. The Rijksmuseum in Amsterdam owns two paintings by a seventeenth century master from Utrecht, Hendrick Terbrugghen, representing the two philosophers Heraclitus and Democritus. The first is depicted shedding tears of grief while leaning on a terrestrial globe, the second laughs while resting his elbow on a celestial globe. Armando Bergallo and Hector Vilche could well have been Terbrugghen’s models. Not by physical resemblance but due to the distress and joy they alternately express in their creations. With an unbridled creative urge these two artists produce both chaos and order. Their orientation tends towards universality. They make universal theatre.

The ball is round. The same goes for the theatre. The name of Shakespeare’s famous theatre in London illustrates this: ‘The Globe’.

The world is round and the ‘boards’ are flat. Could it be possible that the reality occurs on stage whereas the audience is just an illusion?

Those attending Taller’s performances might ask themselves this question. Captivated by the dazzling and exalting discipline of the Tallerian chaos the spectator will have the sensation that this seat is empty. Dance, text, mime, music, lights, colours, respite, action, space, time, contents and emptiness, join in this dramatic show, mesmerize the spectator and take him outside of himself.

But the actual relief, the catharsis comes later, as one realizes that that the impression made by the performance is unforgettable. At that point Taller sets its indelible stamp on your memory.

The ball and the theatre are and, indeed, will always remain round.

 

 

Emile Meijer,

Kunsthistoricus, Auteur, Oprichter en Directeur Van Gogh Museum.

Historien d'art, Auteur, Fondateur et Directeur Musée Van Gogh, Amsterdam - 1987

 

 

__

 

 

 

  EXPOSITIONS

 

 

 

La vida desgarrada en trazos

 

Exposición d’Armando Bergallo en Sala de Muestras Plásticas de EL COLOMBIANO, Bogota.

Presentada por María Victoria Ortiz

 

“…‘Punto coral”, “Dúo de amor y violencia”.., títulos de obras de a que se compaginan con trasfondos lúdicos de una sociedad cuyo problema está encarnado en el hombre mismo. Arte con ritmo en sus trazos, con protesta de color, con “desgarraciones” humanas que presentan un mundo convulsionado esgrimido sobre unas telas fluctuantes en un espacio…”

 

“…Pero regresando al campo pictórico, encontramos en Bergallo esa angustia existencial que le lleva a cuestionarse hasta que punto es valedero su trabajo. Nos hizo saber que la muerte, único destino preciso en el hombre, aunque con fecha abierto, es su preocupación del momento. Sabe que está a mitad del camino y se pregunta hasta qué punto vale el esfuerzo... Y, ¡sí que lo vale!...”

 

EL COLOMBIANO, Ofelia Luz De Villa

 

Medellín 25 de Julio, 1986

  

__

  

 

 

La vie des artistes

 

“… Transgresseur de frontières, partisans de l’Art Total, l’espace scénique est leur terrain d’éléction. La scène, symbole de séparation mais aussi de pénétration isolée ou envahissante à la mesure de ceux qui l’habitent, délimitée par un fil invisible que parfois, sous la force des émotions données et reçues, se désagrège. Et les émotions, les chocs même sont multiples…".

 

“…Les deux complices s’occupent de la conception et de la mise en scène et créent des objets d’art qui ne sont pas un décor mais l’incarnation énigmatique et provocante d’un état d’âme, d’une volonté de débordement. C’est pourquoi leurs œuvres au-delà des représentations oùelles s’insèrent, continuent à opérer, porteuses d’une vérité singulière. Les sculptures, tableaux ou rideaux peints d’Armando Bergallo sont éclaboussés de couleurs vives, toujours prêtes à sortir de leurs volumes, comme provisoirement stoppés dans leur histoire…".

 

L'OEIL – Lerner de Vecchi, novembre 1985

 

 

 

__

  

 

 

  LA NUIT DU TROISIEME JOUR

 

1984

 

 

Taller weer overrompelend.

 

“The Night of the Third Day is weer kolossaal, adembenemend, betoverend en schokkend op een wijze die enkel Taller voor elkaar weet te krijgen”.

“Hoewel het zo langzamerhand een zeer gemêleerd Europees en Zuidamerikaans gezelschap is, blijft de sfeer die van de romans van Marquez e.a. auteurs uit dat continent: een collage van woeste sprookjes, neergezet in overrompelende decors, groot perfect afgewerkt en waanzinnig als een surrealistische verbeelding”.

“Taller heeft het mooiste muziektheater van dit seizoen gemaakt”.

 

DE TELEGRAAF - Wim Gijsen, 23 mei 1984

     

     

__

    

The Night of the Third Day ‘n succes.

 

Taller luchtig, spannend in actie met de erotiek.

 

“Een aantal mannen, inmiddels in vrouwenkleren gestoken, speelt een vrijscène, begeleid door zang en prachtige tangomuziek.

Het tweeslachtige karakter van Don Juan komt mooi tot uitdrukking in een dansscène waarin hij met een man en een vrouw een elegante “pas de trois” uitvoert. Erotiek is in de opvatting van Taller duidelijk niet alleen op de andere sexe gericht en niet rolbepaald. De mannen gedragen zich als ze in vrouwenkleren zijn gehuld soms als vrouwen, en het omgekeerde geldt voor de vrouwen”.

“De teksten van de scènes waarin Mephisto Don Juan binnenvoert zijn zeer divers samengesteld. Naast eigen materiaal van Armando Bergallo en Silvio Montoya is gebruik gemaakt van onder meer Plato, Albee, Goethe, Victor Hugo, en Shakespeare. Er worden prachtige liederen gezongen door professionele zangers in verschillende talen, de gesproken tekst in voornamelijk Engels. De muziek is door leden van de groep gecomponeerd en wordt gedeeltelijk live uitgevoerd. Daarnaast, werkelijk elke discipline komt aan bod, zijn er fantastische decors die voor enkele zeer indrukwekkende momenten zorgen”.

 

HET VRIJE VOLK - Tineke Straatman, 23 mei 1984

 

 

 

__

  

 

 

L’avant-garde au Sigma de Bordeaux.

 

"Le septième art n’est qu’une des nombreuses composantes de Sigma 21 qui accueille quatre ou cinq spectacles d’avant-garde par jour, en divers lieux dont bien sûr l’Entrepôt-Lainé. Parmi ceux-ci le collectif Taller d’Amsterdam, avec La Nuit du Troisième Jour, qui par l’importance des moyens scéniques utilisés, constituera la plus grande mise en scène d’espace présentée à Sigma depuis sa création”.

 

LE FIGARO – 29 octobre 1985

 

      

__

  

   

 

Marginal et original.

 

“… De plus, son œuvre ‘La Nuit du Troisième Jour’ s’inscrit pleinement dans la démarche pluridisciplinaire de cette manifestation. Elle mêle danse et théâtre, musique et chant. Un spectacle total, une sorte d’opéra ultra esthétique créé par Armando Bergallo et Hector Vilche, plasticiens de formation”.

 

On suit les pérégrinations sentimentales d’un homme mi-don Juan, mi-Faust guidé par Méphistophélès, sur une partition musicale très variée. Elle s’élire de Verdi à Piazzolla, de Schumann revu et corrigé aux compositions propres du Taller. C’est une curiosité tout à fait Sigma, à la fois sulfureuse et provocante, vénéneuse et attirante”.

 

LE FIGARO - Emmanuèle Frois, 19 novembre 1985

 

    

__